Un revirement de dernière minute a marqué le départ du président américain de la capitale turque. Donald Trump a quitté Ankara mercredi soir à bord de l’ancien Air Force One, renonçant à utiliser le nouveau Boeing 747 offert par le Qatar, quelques mois seulement après son arrivée en grande pompe dans cet appareil. Selon le New York Times, ce choix répond à une demande du Secret Service, chargé de la protection présidentielle, pour des motifs de sécurité.
Un changement d’appareil resté longtemps inexpliqué
Arrivé mardi en Turquie à bord du jet qatari fraîchement repeint aux couleurs présidentielles, Trump a profité du sommet de l’OTAN pour vanter les qualités de son nouvel avion, le jugeant « vraiment magnifique ». Il avait alors annoncé son intention de le faire circuler entre plusieurs bases militaires européennes avant son propre retour par des « méthodes normales », sans détailler ses raisons.
Le lendemain, changement de programme : c’est l’ancien Air Force One, en service depuis des décennies, qui a conduit le président hors de Turquie. Fait inhabituel relevé par les journalistes présents à bord, l’équipage leur a demandé de fermer les volets des hublots au moment du décollage d’Ankara, une consigne rarement appliquée lors des déplacements présidentiels.
Le cadre des frappes contre l’Iran en toile de fond
Interrogé par la presse sur ce changement, le président américain a laissé entendre que lui-même, et donc son avion, pourraient constituer une cible pour l’Iran, avec lequel les hostilités ont repris. Cette hypothèse intervient après une première série de frappes américaines menées dans la nuit de mardi à mercredi sur le territoire iranien, ayant fait huit morts parmi les militaires selon la télévision d’État iranienne. Téhéran aurait ensuite répliqué en visant des bases américaines situées au Koweït et à Bahreïn.
Le Qatar et le Pakistan, médiateurs d’un protocole d’accord régional, ont appelé les parties à respecter leurs engagements et à privilégier la désescalade. Ces échanges de frappes ont eu des répercussions immédiates sur les marchés : le baril de Brent a progressé de plus de 5 % mercredi, dépassant les 78 dollars jeudi en cours de séance asiatique.
Le New York Times précise que le nouvel appareil qatari, réaménagé en urgence par l’armée américaine après le don, ne dispose pas encore de l’ensemble des équipements techniques et de communication sécurisée présents sur l’ancien Air Force One, un élément qui aurait pesé dans la décision du Secret Service, indépendamment du contexte iranien.
Offert par le Qatar et estimé à plusieurs centaines de millions de dollars, ce Boeing 747 avait déjà suscité des interrogations sur les limites encadrant les cadeaux reçus par un chef d’État de la part de puissances étrangères, ainsi que sur les risques liés à l’utilisation d’un appareil initialement conçu pour un autre gouvernement.
Un transfert en deux étapes vers Washington
L’ancien avion présidentiel a conduit Donald Trump jusqu’au Royaume-Uni, étape intermédiaire de son retour. C’est à cet endroit que le président doit embarquer à bord du nouvel Air Force One qatari pour rejoindre Washington, selon le déroulé confirmé par les sources citées. Aucune date officielle n’a encore été communiquée quant à la mise en service permanente du Boeing offert par Doha pour les déplacements présidentiels réguliers.

« L’ancien avion présidentiel a conduit Donald Trump jusqu’au Royaume-Uni, étape intermédiaire de son retour. C’est à cet endroit que le président doit embarquer à bord du nouvel Air Force One qatari pour rejoindre Washington »
Si on se met dans la tête de Trump. « Je fais le trajet Ankara-Londres » dans le vieil avion, comme ça s’il est dégommé par les Iraniens, c’est mois grave que si c’est le nouveau ! 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂
Il est bien capable de ce genre de raisonnement alakon 🙂
Je penche plus pour des dispositifs de sécurité qui sont installés sur l’ancienne machine et pas encore sur la nouvelle