Un couloir aérien fermé depuis quinze mois retrouve sa vocation initiale. L’Algérie a décidé, à compter de ce vendredi 10 juillet, de rouvrir entièrement son espace aérien national à la circulation aérienne malienne, a annoncé le ministère de la Défense nationale (MDN). « Cette décision inclut tous les vols aériens à destination et en provenance du Mali à travers les différentes destinations internationales », précise le communiqué.
Une fermeture née d’un incident frontalier
La rupture remontait à la destruction d’un drone malien par l’armée algérienne, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, à proximité de la frontière séparant les deux pays. Alger avait justifié son intervention par une violation de son espace aérien, une version contestée par Bamako, qui affirmait que l’appareil avait été abattu au-dessus de son propre territoire. Le ministère malien des Transports avait répliqué en fermant son ciel à tous les aéronefs civils et militaires algériens, accusant à l’époque Alger de soutenir le terrorisme international. Ouagadougou et Niamey avaient rapidement rejoint Bamako dans cette escalade, élargissant la brouille à l’ensemble de l’Alliance des États du Sahel.
La région concernée par ce contentieux aérien touche directement Kidal, chef-lieu malien frontalier de l’Algérie et bastion historique des mouvements armés indépendantistes du nord du Mali, un territoire dont le contrôle demeure disputé entre les autorités de transition et les groupes armés locaux.
Une décision unilatérale, sans levée symétrique confirmée
Aucune annonce n’a pour l’heure été formulée par Bamako pour lever sa propre fermeture, décrétée en avril 2025 en guise de réciprocité. Cette fermeture malienne visait alors tous les aéronefs civils et militaires en provenance ou à destination de l’Algérie. Tant que cette mesure reste en vigueur côté malien, la réouverture algérienne demeure asymétrique : le ciel algérien s’ouvre au trafic malien, sans certitude que le ciel malien s’ouvre en retour au trafic algérien. Ce précédent rappelle la crise de 2013, où Alger avait déjà présenté une décision similaire comme un acte souverain, conforme selon elle à la légalité internationale et aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation malienne.
La compagnie nationale Air Algérie n’a communiqué aucun calendrier de reprise de ses propres liaisons vers Bamako, la décision ministérielle portant sur l’ouverture de l’espace aérien et non sur la programmation commerciale des vols.




Attention il ne faudrait pas les autorités Maliennes et l’AES en général tombe dans le piège Algérien. Il ne faut jamais faire confiance aux Arabes.
Si l’Algérie décide subitement d’ouvrir sa frontière et et son espace aérien c’est que le plan Algérien n’a pas fonctionné d’où ce revirement de la part des autorités Algériennes.
Ne vous laissez pas embarquer par la traîtrise et la duplicité des Arabes.
A suivre.
« Aucune annonce n’a pour l’heure été formulée par Bamako pour lever sa propre fermeture, décrétée en avril 2025 en guise de réciprocité. »
Si, le Mali a levé sa propre fermeture dès hier.
Mais le geste d’Alger n’est pas désintéressé.
Lu sur afrik.com » Alger cherche par ailleurs à renforcer sa présence dans le transport aérien africain, ce que la réouverture vient servir. Depuis le début de l’année 2026, la compagnie nationale Air Algérie multiplie les initiatives pour développer son réseau continental. Dès janvier 2026, le transporteur avait affiché son ambition de se positionner comme hub régional, avec l’annonce de liaisons vers Addis-Abeba et Kuala Lumpur. Il a ensuite inauguré une liaison vers Libreville, au Gabon, en juin 2026, et étudie de nouvelles connexions avec plusieurs capitales africaines. La levée du verrou malien dégage l’une des routes les plus directes vers l’Afrique subsaharienne, au coeur de cette stratégie de plaque tournante. »