Jean-Luc Mélenchon a promis, jeudi 9 juillet, la fin des coupes budgétaires dans la culture s’il accède à l’Élysée en 2027. En marge du Festival d’Avignon, le candidat de La France insoumise a dénoncé devant plusieurs centaines de manifestants l’existence de « 46 000 ultra-riches » qui, selon lui, « ne paient pas un euro d’impôt en France« .
Le rassemblement, organisé à l’appel de la CGT Spectacle, a réuni environ 900 personnes place de l’Horloge, selon le syndicat. Les manifestants brandissaient une banderole proclamant « Nous voulons vivre de nos métiers », aux côtés de drapeaux de LFI et du Parti communiste français.
Une promesse de 1 % du PIB pour la culture
Devant la presse, Mélenchon a annoncé vouloir consacrer « 1 % du PIB » de la France au secteur culturel s’il était élu président. Il a résumé sa priorité immédiate en cas d’accession au pouvoir : « On commence par arrêter les coupes. »
Pour financer cette ambition, l’ancien député a appelé à faire contribuer les foyers les plus fortunés, qu’il accuse de se soustraire à l’impôt malgré des revenus élevés. Il a également imputé la dégradation des finances publiques à la gestion d’Emmanuel Macron, affirmant que le pays aurait accumulé 1 000 milliards d’euros de dette supplémentaire en sept ans de présidence.
Un secteur culturel fragilisé par les baisses de subventions
Le rassemblement d’Avignon intervient alors que 28 structures du spectacle vivant, parmi lesquelles des scènes nationales, des opéras et des orchestres, redoutent une réduction d’environ 10 % de leur budget pour le second semestre 2026, une part encore soumise à négociation avec Bercy. Une étude menée par l’Association des professionnels de l’administration du spectacle, portant sur 286 compagnies, a recensé une perte moyenne de 37 % des dates de représentation pour les structures interrogées. Des élus de sensibilités politiques diverses, dont Emmanuel Grégoire et Jean-Luc Moudenc, ont par ailleurs alerté Macron sur les conséquences de possibles nouvelles coupes de crédits dans le secteur.
Une mobilisation appelée à se poursuivre
La question du financement de la culture devrait rester un point de tension budgétaire pour les collectivités territoriales et l’État d’ici la rentrée, syndicats et professionnels du spectacle vivant ayant appelé à poursuivre la mobilisation.
