Un dialogue politique entre le pouvoir vénézuélien et l’opposition s’ouvrira la semaine prochaine en présentiel, sous supervision américaine. Nicolas Maduro, détenu à Brooklyn depuis sept mois, a fait connaître sa position dimanche via un message publié sur son compte Telegram officiel.
Un message depuis la prison de Brooklyn
L’ex-président déchu s’est dit favorable à « tout chemin de dialogue » menant à la paix entre Vénézuéliens, associant cette prise de position à l’idée d’une « renaissance nationale » fondée sur le respect mutuel. Cette déclaration intervient sept mois après sa capture par l’armée américaine début janvier, une opération qui l’a conduit, avec son épouse Cilia Flores, jusqu’à une cellule new-yorkaise.
Depuis cette arrestation, l’ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez assure la direction du pays, sous l’œil attentif du président américain Donald Trump, qui a encouragé l’ouverture de ces pourparlers. Le format retenu prévoit une rencontre directe entre représentants du pouvoir et de l’opposition, sans médiation étrangère annoncée à ce stade.
Une opposition divisée sur sa participation
La liste des participants au dialogue ne comprend pas Maria Corina Machado, cheffe de file de l’opposition et lauréate du prix Nobel de la paix, actuellement en exil au Panama. Son absence survient malgré des appels répétés à l’associer aux discussions, alors que Trump avait publiquement salué le travail de Rodriguez ces derniers mois.
Ce format restreint rappelle un précédent : lors des négociations de 2019 menées sous médiation norvégienne entre Maduro et l’opposant Juan Guaido, les pourparlers avaient buté sur la question de la représentativité des interlocuteurs côté opposition, avant de s’enliser sans accord durable.
Un procès fixé à juin 2027
L’ouverture du procès de Maduro pour trafic de drogue a été programmée au 1er juin 2027 à New York. Âgé de 63 ans, il répond de quatre chefs d’accusation, dont celui de narcoterrorisme ; son épouse fait face à trois chefs distincts. Les deux prévenus contestent l’ensemble des faits reprochés.
L’administration américaine a autorisé le Venezuela à financer les frais d’avocats du couple, revenant sur son refus initial, justifié jusque-là par le régime de sanctions internationales pesant sur Caracas. Sept mois après la capture de son ancien chef d’État, le pays pétrolier reste dans l’attente d’un règlement politique dont l’issue déterminera la tenue d’éventuelles élections.
