Explosion à Moscou : la piste de l'attentat confirmée après un doute sur une fuite de gaz

Un café du centre de Moscou a été soufflé par une explosion samedi 1er août, faisant trois morts et 21 blessés. Les autorités russes écartent désormais l’accident et confirment la piste criminelle.

Un revirement dans l’enquête

Le scénario a d’abord semblé banal : une fuite de gaz dans les cuisines, selon les premières informations relayées par la chaîne Telegram Baza, proche des milieux policiers russes. Quelques heures plus tard, ce récit s’effondre. Le Comité antiterroriste russe annonce qu’un engin fabriqué de manière artisanale a provoqué la déflagration, survenue dans un établissement de la place Koudrinskaïa. Des images circulant sur les réseaux montrent un important dispositif de secours, pompiers et ambulances mobilisés autour du bâtiment. Sur place, la police scientifique procède à des relevés pour reconstituer le déroulé exact des faits.

(📲 Ne ratez aucune de nos news géopolitiques! Rejoignez 👉 LNT Inter sur WhatsApp !)

Une femme au centre du dispositif explosif

D’après les premiers éléments communiqués par les enquêteurs, une femme non identifiée aurait introduit l’engin dans l’établissement. Un vigile lui aurait auparavant bloqué le passage, la jugeant suspecte. Ce même vigile figure parmi les victimes, aux côtés de la porteuse de l’engin et d’un client présent dans les lieux au moment de la déflagration. Ni Moscou ni Kiev n’ont pour l’heure formulé de revendication ou d’accusation officielle.

Série de frappes ciblées depuis 2022

Depuis le lancement de l’offensive russe contre l’Ukraine en 2022, ce type d’attaque n’est pas isolé. Plusieurs personnalités militaires ou proches du pouvoir russe ont péri dans des circonstances similaires, sans que Kiev ne revendique systématiquement son implication.

La fille de l’idéologue Alexandre DouguineDaria Douguina, avait été tuée par une bombe placée sous son véhicule à l’été 2022. Un peu moins d’un an plus tard, un blogueur pro-guerre trouvait la mort à Saint-Pétersbourg lorsqu’une statuette piégée, remise en cadeau lors d’un événement public, explosait entre ses mains. Fin 2024, un haut gradé chargé des unités russes de protection radiologique et chimique perdait la vie devant son domicile moscovite, victime d’une trottinette électrique transformée en bombe — un acte alors revendiqué par les renseignements ukrainiens.

Deux autres officiers de l’état-major russe ont connu un sort comparable en 2025, tués séparément par des voitures piégées dans la capitale. Un décompte établi par des chercheurs indépendants situe à treize le nombre de généraux russes tués depuis le début du conflit — un chiffre que plusieurs experts militaires occidentaux jugent exceptionnellement élevé pour une armée d’un pays non directement envahi.

Aucun élément ne permet à ce stade de relier formellement l’explosion de la place Koudrinskaïa à cette série d’attaques visant des figures militaires ou politiques russes.

10 réflexions au sujet de “Explosion à Moscou : la piste de l'attentat confirmée après un doute sur une fuite de gaz”

  1. Zézésky et sa clique à deux doigts d’être mis sur la liste des personnes recherchées pour terrorisme. Comme ben Laden !

    Répondre
    • « Un peu « rustique » comme méthode »

      C’est la méthoque qu’ils utilisent depuis plus de quatre ans ! Tu descends de ton arbre ou quoi ? A Moscou, ils ont tué un général qui sortait de chez lui au moyen d’une trottinette piégée. Je précise : le général n’est pas sorti de chez en trottinette 😉

      Répondre
      • Qu’est-ce que tu crois ? Les ukrops recrutent des ados (russes) pour foutre le feu à des transformateurs électriques. C’est du terrorisme le plus basique !

        Répondre
    • L’attentat à la statuette piégée à Saint-Pétersbourg. Le blogueur militaire pro-Kremlin Vladlen Tatarski, tué le 2 avril 2023 par l’explosion d’un explosif dissimulé dans une statuette qui lui a été offerte lors d’une réunion publique dans un café.

      Répondre
  2.  »…a piste de l’attentat confirmée après un doute sur une fuite de gaz … »
    Encore une fois, ce n’est pas une surprise. C’est la guerre donc pas quartier.
    Point.

    Répondre
  3. « Est-il besoin de rappeler qu’il s’agit d’un ATTENTAT TERRORISTE dont la junte de Kiev s’est fait une spécialité, sous le regard bienveillant du MI6 anglais ? »

    Ma question étant purement réthorique, je me permets à me réponds, à moi-même : IL EST ABSOLUMENT NECESSAIRE DE RAPPELER QUE C’EST UN ATTENTAT TERRORISTE, pour la simple et bonne raison que les petites groupies otano-kiéviennes considèrent que côté ukrop, tous les coups sont permis voire encouragés.

    Comme le disait le défunt S.0.B pé.do.fi.le Lindsey Graham « Tant qu’on tue du Russe, f*u*c*k le Droit International et les Conventions de Genéve

    Répondre
    • « Ma question étant purement réthorique, je me permets à me réponds, »
      Purée elle pique aux yeux … les lendemains de la veille …

      Lire : Ma question étant purement réthorique, je me permets de me répondre, à moi-même (pléonasme redondant « volontaire » qui indique que les autres, je m’en tape le coquillard, à deux mains qui plus est)

      Répondre
  4. « sans que Kiev ne revendique systématiquement son implication »

    Le nain barbu ne revendique que lorsque l’attentat est réussi, jamais quand il est raté.

    Aux dernières nouvelles, l’attaque terroriste aurait visé le colonel général Alexandre Tchaïko, commandant en chef des forces aérospatiales russes qui devait fêter ses 55 ans dans ce restaurant. Il est indemne, l’agent de sécurité ayant fait sauté le colis en lieu et place du général.

    Est-il besoin de rappeler qu’il s’agit d’un ATTENTAT TERRORISTE dont la junte de Kiev s’est fait une spécialité, sous le regard bienveillant du MI6 anglais ?

    Répondre

Laisser un commentaire