Parrain du 8e colloque scientifique international des Universités de Parakou et de Kara, Joseph Fifamin Djogbénou a invité, mardi 15 septembre 2026 à Parakou, les chercheurs africains à privilégier des travaux pertinents, directement utiles aux populations et capables de répondre aux besoins fondamentaux de la société.
C’est l’un des principaux messages adressés aux universitaires à l’ouverture du 8e colloque scientifique international des Universités de Parakou et de Kara.
Mardi 15 septembre 2026, devant près de 900 participants réunis à l’Université de Parakou, le parrain de l’événement, le Président de l’Assemblée nationale Joseph Fifamin Djogbénou, a exhorté les chercheurs à davantage orienter leurs travaux vers les préoccupations concrètes des populations.
Pour lui, la recherche scientifique doit d’abord satisfaire un critère : celui de l’utilité. Il a ainsi identifié cinq besoins fondamentaux auxquels la recherche devrait contribuer à apporter des réponses : se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner et s’instruire.
« La recherche n’a pas de sens si elle n’offre pas à une communauté, à une population ou à un État les moyens de satisfaire ces besoins fondamentaux », a affirmé Joseph Djogbénou.
Le parrain du colloque a également mis en garde contre une production scientifique déconnectée des réalités. « La recherche ne doit pas être une recherche de confort. La recherche ne doit pas être une recherche décorative », a-t-il insisté. Pour lui, les solutions attendues ne sont pas hors de portée des chercheurs africains.
« Les solutions ne sont pas au ciel », a-t-il résumé, rappelant qu’elles doivent être recherchées dans une réflexion méthodologique et dans une recherche de qualité menée au bénéfice de la communauté. Le Président de l’Assemblée nationale a également invité les chercheurs à s’intéresser davantage aux défis contemporains qui se posent aux États africains, y compris dans le domaine de la sécurité.
« Les problématiques qui se posent aujourd’hui à nos frontières sont des problématiques qui se posent aux universitaires. Ces problématiques ne se posent pas seulement aux soldats », a-t-il souligné.
Le message adressé aux chercheurs est donc clair : la qualité d’une recherche ne se mesure pas seulement à sa rigueur académique, mais aussi à sa capacité à produire des réponses pertinentes aux besoins réels des sociétés.
Il n’y a pas d’antinomie entre recherche fondamentale et recherche appliquée, tout est question d’équilibre. Si vous voulez vous attaquez aux défis sociétaux sans un minimum de connaissance fondamentale, allez préparer alors le concours Lépine, qui au passage a donné à la société beaucoup de produits de qualité…
Ceci dit, j’apprécie la collaboration entre les universités de Parakou et de Kara. Les universitaires doivent ignorer les contingences politiques du moment et travailler pour demain et pour les peuples, qui sont les mêmes.