Afrique de l'Ouest : Washington livre du nouveau matériel militaire à une armée alliée

Un avion cargo C-17 de l’armée américaine s’est posé ce week-end sur une base aérienne alliée avec, à son bord, un lot d’équipements militaires. Le commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM) a confirmé l’opération sans préciser quel type de matériel avait été transporté ni en quelle quantité.

Une coopération sécuritaire renforcée depuis les accusations de Trump

La livraison s’inscrit dans un accord de vente militaire (Foreign Military Sales) conclu entre Washington et Abuja. Elle intervient huit mois après que le président américain Donald Trump a menacé le Nigeria de sanctions économiques et d’une intervention militaire, accusant les autorités nigérianes de tolérer un « massacre » des chrétiens dans le pays — des accusations que le gouvernement de Bola Tinubu a toujours fermement démenties. Cette pression diplomatique avait débouché, fin décembre, sur une première salve de frappes américaines. Depuis, les livraisons de matériel se sont succédé, notamment des avions Super Tucano A-29, dans un climat de rapprochement militaire accéléré entre les deux capitales.

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Un C-17 taillé pour les grosses cargaisons

L’appareil déployé ce week-end fait partie de la flotte de transport lourd de l’US Air Force. Conçu pour acheminer des véhicules, des équipements militaires et des cargaisons paletisées vers des bases dotées d’infrastructures adaptées, le C-17 Globemaster III peut emporter jusqu’à 77 tonnes de fret, selon les fiches techniques publiées par les constructeurs aéronautiques. Un précédent transfert de ce type avait déjà eu lieu le 13 janvier, lorsque des « fournitures militaires critiques » avaient été remises aux forces nigérianes à Abuja, selon un message publié par AFRICOM sur X.

Les bombardements de l’aviation américaine contre les jihadistes

Le renforcement logistique fait suite à une série de frappes aériennes engagées par Washington contre les groupes jihadistes actifs dans le nord du pays. Le 25 décembre 2025, la marine américaine avait fait feu avec seize missiles Tomahawk contre des combattants affiliés à l’État islamique dans l’État de Sokoto, les tirs ayant été lancés depuis un navire de guerre stationné au large, dans le golfe de Guinée. Une opération conjointe plus large, engagée en mai avec des raids de forces spéciales et plusieurs vagues de frappes, aurait ensuite permis, selon les autorités nigérianes, de tuer 175 combattants de l’ISWAP et de Boko Haram, dont un chef militaire de l’organisation. Deux cents militaires américains avaient par ailleurs été déployés en février pour appuyer le renseignement et la formation des troupes nigérianes, avant qu’un retrait partiel ne soit amorcé ces derniers jours.

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