African Lion : le Maroc veut tester ses défenses cyber avec les États-Unis

Les Forces armées royales marocaines cherchent à mettre leurs nouvelles équipes de cyberdéfense à l’épreuve avec l’aide des États-Unis. Lors d’une réunion tenue en juillet mais révélée cette semaine dans le Massachusetts, les deux parties ont notamment discuté de futurs entraînements et de l’intégration de scénarios de cyberattaque à African Lion.

Le rapprochement entre les Forces armées royales marocaines et la Garde nationale de l’Utah prend une nouvelle dimension. Du 27 au 31 juillet 2026, des spécialistes marocains et américains se sont retrouvés à Bedford, dans le Massachusetts, pour un groupe de travail consacré à la cybersécurité. La rencontre réunissait notamment des représentants de l’AFRICOM, des forces navales américaines pour l’Afrique et de la SETAF-AF.

L’objectif était notamment de renforcer l’interopérabilité et le partage sécurisé d’informations. Surtout, les représentants marocains ont évoqué la possibilité d’utiliser des exercices américains comme Cyber Shield ou Wolverine pour valider les nouvelles équipes de cyberprotection que les FAR mettent en place. Selon le capitaine Robert Matheny, les Marocains ont également exprimé leur volonté d’intégrer le cyber à la partie pratique d’African Lion, « pas seulement dans la partie théorique ».

Les contacts entre les deux pays ne datent pas de juillet. En avril, des spécialistes marocains avaient déjà participé à l’exercice Wolverine, organisé par la Garde nationale de l’Utah. Ils y avaient notamment observé les équipes « rouge » et « bleue » et pris part à l’analyse d’incidents dans un centre d’opérations de sécurité.

Pour rappel, African Lion 2026 s’est déroulé du 20 avril au 8 mai au Ghana, au Maroc, au Sénégal et en Tunisie. Plus de 5 600 militaires et personnels de plus de 40 pays ont pris part à l’exercice, qui comportait déjà un volet consacré à la cyberdéfense, aux côtés des opérations terrestres, aériennes, maritimes et spatiales.

Cependant, Washington et Rabat veulent désormais aller plus loin. L’adjudant-chef Derek Roberts estime que les échanges doivent permettre aux planificateurs d’intégrer le cyber « dans l’exercice global », plutôt que de le traiter comme une activité académique isolée.

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