Le parquet national antiterroriste (Pnat) a suspendu dimanche 25 octobre 2026 la garde à vue de Kévin T., suspect de la fusillade qui a frappé Trappes et La Verrière, dans les Yvelines, en France. Selon le Pnat, « à l’issue d’un examen psychiatrique de Kévin T. réalisé dans la soirée, sa garde à vue a été levée ; conformément aux conclusions de l’expert psychiatre, l’intéressé a été transféré à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police afin d’y être soumis à une période d’observation psychiatrique susceptible de durer 48 heures ».
Cette observation a un but précis, que le parquet a lui-même détaillé. Elle « doit permettre d’apprécier si son état de santé psychiatrique est compatible avec la possibilité de poursuivre ses auditions ; la mesure de garde à vue le concernant est suspendue le temps de cette période d’observation ».
Une attaque survenue vendredi matin
Les faits remontent au vendredi 23 octobre, vers 10 h 30. Des tirs ont été effectués depuis une voiture en plusieurs endroits des deux communes. Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a perdu la vie, et cinq autres personnes ont été touchées. Parmi elles figure une fillette de 12 ans, atteinte par huit balles. Son état est « stabilisé », a indiqué le maire de La Verrière, Nicolas Dainville.
Le suspect, âgé de 39 ans, a ensuite été arrêté à Coignières par la brigade anti-criminalité, puis placé en garde à vue dès vendredi matin. Un proche de sa famille a lui aussi été gardé à vue dans l’après-midi. Le Pnat s’est saisi du dossier pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste ». Le mobile n’est pas établi à ce stade mais les autorités judiciaires examinent toutefois la piste d’un acte raciste, sans l’avoir confirmée.
