Ce dimanche 25 octobre 2026, dans l’émission télévisée Grand Angle, diffusée sur la chaîne nationale SRTB, Gérard Gbénonchi, député et président de la Commission des finances et des échanges de l’Assemblée nationale, ainsi que Jean-Baptiste Orden Alladatin, député et président de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme, ont pris la parole. Les deux parlementaires ont expliqué le rôle du Parlement dans l’examen du budget de l’État, notamment les priorités budgétaires, la marge de manœuvre des députés et les mécanismes de contrôle de l’utilisation de l’argent public.
Rappelons que le projet de loi de finances 2027 est équilibré à 4 757,029 milliards de FCFA en ressources et en charges, contre 4 148,357 milliards pour la loi de finances rectificative 2026. Il est en hausse de 14,7 %. Les dépenses à sensibilité sociale atteignent 1 597,533 milliards de FCFA. Le texte est transmis à l’Assemblée nationale après le Conseil des ministres du 7 octobre. Il est examiné depuis l’ouverture de la session budgétaire.
Un pouvoir d’amendement encadré
Gérard Gbénonchi affirme que le Parlement ne peut pas tout modifier : « Nous ne sommes pas dans la logique de nous opposer systématiquement au projet de budget. » Il rappelle : « les ressources n’étant pas élastiques, il faut faire des arbitrages ». Selon lui, un amendement qui augmente les dépenses ou réduit les recettes doit préciser d’où viendra la ressource compensatoire. Il revient par la suite à la commission des finances de vérifier si l’amendement est recevable. Il insiste sur la fiscalité : « Zéro création d’impôt, zéro augmentation des taux d’impôt. »
Un contrôle qui passe par les commissions
Le président de la commission des lois, Orden Alladatin reconnaît que les commissions d’enquête ont peu abouti par le passé : « Le député n’est pas un juge et n’est pas en lui-même un auditeur. » Il affirme que le Parlement s’appuie maintenant sur la Cour des comptes : « Nous avons signé une convention de partenariat. »
Gérard Gbénonchi estime que le vrai contrôle se joue dans les commissions : « Le gros lot, c’est au niveau des commissions que le travail du contrôle de l’action du gouvernement se fait. » Il admet un déficit de visibilité : « Peut-être que nous ne mettons pas assez de lumière sur ces travaux. » Orden Alladatin résume l’attente des élus : « Il faut que les chiffres ne soient plus que des chiffres, mais que des réalisations impactent durablement la vie des citoyens. »