CEDEAO : l'AES dévoile ses exigences avant les discussions du 17 octobre au Sénégal

Les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré, du Mali, Abdoulaye Diop, et du Niger, Bakary Yaou Sangaré, se sont réunis vendredi 16 octobre à Ouagadougou pour harmoniser leur position avant les échanges prévus à Dakar les 17 et 18 octobre avec la CEDEAO. Ces consultations doivent définir les rapports entre les deux entités et formaliser de nouvelles relations.

Ce rendez-vous fait suite à une période de tensions. Après le retrait annoncé des trois pays en janvier 2024, le Sénégal a tenté de rétablir le dialogue : le président Bassirou Diomaye Faye s’est rendu au Mali et au Burkina Faso, et a été désigné médiateur de la CEDEAO aux côtés du Togolais Faure Gnassingbé. Ces visites visaient à favoriser la réconciliation entre la CEDEAO et les membres de l’AES.

Trois priorités affichées

Les ministres des Affaires étrangères de l’AES veulent d’abord préserver la souveraineté de chaque État membre et ensuite consolider la Confédération, qu’ils présentent comme un choix assumé. Enfin, ils placent la défense des intérêts des populations au centre des discussions. « Nous partons à Dakar sereins », affirment-ils, en insistant sur le fait que leur alliance ne se construit contre personne. La CEDEAO a de son côté, préparé un projet d’accord-cadre général couvrant 18 domaines jugés prioritaires. Reste à savoir si les deux parties parviendront à concilier ces positions à Dakar.

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