CEDEAO : l'AES fait une annonce devant ses ressortissants à New-York

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) ont rencontré, le 27 septembre à New York, des membres de la diaspora vivant aux États-Unis et au Canada, en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies. Devant une salle comble, Karamoko Jean-Marie Traoré, Abdoulaye Diop et Bakary Yaou Sangaré ont annoncé que l’AES veut désormais construire avec la CEDEAO un partenariat basé sur un cadre juridique clair, tenant compte des intérêts des populations.

Deux blocs, un dialogue qui se construit

L’Alliance des États du Sahel (AES) créée en septembre 2023, est devenue une confédération en juillet 2024. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui avaient annoncé leur retrait de la CEDEAO en janvier 2024, ont officiellement quitté l’organisation régionale le 29 janvier 2025. En janvier 2025, les ministres des Affaires étrangères de l’AES, réunis à Ouagadougou, avaient convenu d’une approche commune pour les futures négociations avec la CEDEAO.

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Le dialogue a pris forme en 2026. Le 17 avril à Lomé, les ministres de l’AES ont rencontré le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, et le négociateur en chef Lansana Kouyaté. Les parties ont convenu de mettre rapidement en place un cadre formel de coopération, qui servirait de base juridique à leurs relations. Le ministre burkinabè Karamoko Jean-Marie Traoré a alors affirmé que l’AES restait dans un esprit d’ouverture.

Une diaspora appelée à devenir actrice

Devant la diaspora à New York, les trois chefs de la diplomatie ont précisé que la sortie de leurs pays de la CEDEAO est « irréversible ». Ils ont ensuite invité leurs compatriotes à investir dans leur pays et à rester vigilants face aux fausses informations et aux manœuvres des impérialistes. Ils ont salué une mobilisation qui montre que les dirigeants ne sont « pas seuls ». Lutte contre le terrorisme, banque centrale de l’AES figuraient parmi les sujets abordés. La diaspora a dit vouloir être un acteur stratégique du renouveau des trois nations, et pas un simple spectateur.

En juin 2026, des sages des trois pays de l’AES ont commencé par mettre en place un document-cadre de négociation, pour que les autorités puissent négocier avec la CEDEAO en toute souveraineté. L’AES réaffirme sa volonté de bâtir, avec la CEDEAO, une coopération respectueuse des choix de chacun et tournée vers le bien-être des populations.

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