Des pillages ont éclaté en France samedi 17 octobre 2026 pendant des cortèges organisés pour dénoncer la « vie chère », et plus de 400 personnes ont été interpellées. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a compté 550 000 manifestants, dont 110 000 à Paris, alors que les organisateurs en annoncent 800 000. Il a aussi précisé que la plupart des interpellés étaient des adultes, et que 60 policiers et gendarmes avaient été blessés, dont deux évacués inconscients vers un hôpital. « Nous ferons tout pour retrouver les auteurs de ces pillages », a-t-il déclaré devant la presse.
Des boutiques de luxe visées dans quatre villes
À Lyon, une vingtaine d’enseignes de la Presqu’île ont été touchées, dont Louis Vuitton, Lancel et Hugo Boss, bien que plusieurs commerçants aient protégé leurs vitrines avant le début des cortèges. À Marseille, des commerces ont été dévalisés, et ce sont surtout des parfumeries et des enseignes de sport qui ont été visées. À Paris, des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des individus s’en prenant à une boutique de luxe de l’avenue Montaigne. Le média Frontières l’attribue à Céline, mais aucune confirmation officielle n’a été donnée à ce stade. Les Galeries Lafayette, boulevard Haussmann, ont ensuite été visées dans la soirée, et la préfecture des Alpes-Maritimes a fait état d’une quarantaine d’interpellations à Nice. Ces scènes rappellent d’ailleurs le 16 mars 2019, quand les boutiques des Champs-Élysées avaient déjà été saccagées lors des manifestations des Gilets jaunes.
Face à ces violences, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé sur X « une violence d’une extrême intensité », puis affirmé que « des groupes d’ultragauche ont organisé la violence dans plusieurs villes de France ». Il a ensuite ajouté : « Vous appelez celles et ceux qui partagent votre combat à ne pas participer aux pillages ». Pour Laurent Nuñez, deux publics se sont mêlés dans les rues : l’ultragauche, forte de plusieurs centaines à plusieurs milliers de personnes selon les villes, et des délinquants venus piller les commerces, selon le bilan publié par Belpresse. Les enquêtes doivent maintenant permettre d’identifier les auteurs des vols.

La RDC appelle les manifestants au calme et exhorte l’executif gaulois à faire preuve de retenue.
toi troll russkasse, dans le Q.
la mobilisation contre la vie chère, qui constitue pourtant le motif même de la manifestation, est expédiée en quelques lignes, tandis que l’essentiel du récit est consacré aux pillages, aux interpellations, aux policiers blessés et aux déclarations gouvernementales sur la violence.
Les revendications sociales disparaissent derrière le fait divers et le discours sécuritaire.
Que les pillages et les agressions soient condamnables ne dispense pas d’examiner les raisons qui ont conduit des centaines de milliers de personnes à manifester.
En privilégiant les débordements au détriment des causes de la mobilisation, cet article ne se contente pas de rapporter les faits : il construit un cadrage qui occulte la question sociale et réduit une contestation collective à ses manifestations les plus spectaculaires.
La violence des images ne devrait pas faire oublier celle, plus quotidienne et moins médiatisée, de la précarité et de la vie chère.
ah ah ah, mon commentaire a été tronqué, allez savoir pourquoi … 😇😂
Il commençait comme ça :
« Le déséquilibre de cet article est révélateur : la mobilisation contre la vie chère …/… «
L’AES a pris par là.
Des incivilisés?