Le Bénin évalue avec trois pays européens un mécanisme de lutte contre l’extrémisme violent

Le mardi 27 octobre 2026, Cotonou a accueilli le lancement officiel de l’atelier national de présentation des résultats et d’orientation stratégique du Mécanisme de stabilité des États côtiers (MSEC). Djibril Mama Cissé, ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a ouvert les travaux en présence du ministre de l’Enseignement maternel et primaire, Armand Kuyema Natta, des ambassadeurs des Pays-Bas, d’Allemagne et du Royaume-Uni, et de la cheffe de bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les autorités ont renforcé leur dispositif dans le Nord face aux groupes extrémistes. Sur le terrain, l’opération Mirador a mobilisé environ 3 000 soldats. Une unité créée en 2023 est chargée de contrer le terrorisme dans la zone frontalière. Le pays s’appuie aussi sur les partenaires extérieurs notamment les États-Unis, l’Union européenne.

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Un programme ciblé sur les communes frontalières

Le MSEC a été mis en œuvre par l’OIM et financé par le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Pays-Bas, et intervient depuis trois ans dans les communes frontalières les plus exposées à l’extrémisme violent. L’ambassadeur d’Allemagne, Stefan Buchwald, a rappelé qu’ « un lien durable entre les habitants, l’administration et les forces de sécurité est, à mes yeux, le meilleur moyen de contenir l’infiltration des filières criminelles et des groupes armés ».

Djibril Mama Cissé a invité les participants à une réflexion approfondie. Pour lui, il s’agit de consolider les acquis en favorisant leur appropriation locale, mieux coordonner les interventions, faire de la jeunesse et de l’inclusion communautaire des leviers de stabilité, et renforcer le suivi-évaluation pour mesurer les impacts. « Ces résultats doivent d’abord profiter aux communautés concernées », a-t-il insisté.

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