Dans le cadre de la deuxième phase des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC 2026), qui se tiennent du 2 au 16 octobre à Ouagadougou, le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a participé au « Dialogue avec le peuple ». Selon lui, le Burkina Faso est en train de franchir un cap et va « surprendre le monde ».
Ce discours traduit la vision portée par le capitaine Ibrahim Traoré depuis son arrivée au pouvoir. Les autorités font de la souveraineté économique et du développement endogène leur priorité, à travers la Révolution progressiste populaire (RPP). Le Conseil des ministres a adopté en janvier 2026 le Plan RELANCE, un référentiel de développement pour 2026-2030 évalué à 36 190 milliards de francs CFA, dont près de deux tiers doivent provenir de ressources souveraines. Le gouvernement vise une croissance moyenne de 7,2 % par an et une baisse de la pauvreté de 43,2 % à 35 % d’ici 2030. Le président Traoré résume cette ligne : « la lutte pour la souveraineté et l’indépendance totale est le moteur de notre combat ».
Des réalisations qui parlent d’elles-mêmes selon lui
Le ministre a d’abord cité les résultats de la mobilisation des ressources propres : « on est tous fiers de voir l’équipement de nos forces de défense et de sécurité », a-t-il affirmé, en évoquant aussi les amphithéâtres et les centres médicaux en construction. Il insiste surtout sur la rapidité : « Vous prenez des infrastructures aujourd’hui qui sont réalisées en une année. »
Dans l’agriculture, il affirme que le pays a atteint « 7 millions de tonnes de céréales », une production qui couvre plus de 100 % des besoins. Il cite aussi la santé, avec la gratuité des soins « maintenue et renforcée » et une baisse du coût du scanner de moitié.
Interrogé sur la contribution de 1 % prélevée sur les salaires, il assume : « si on continue, ça va améliorer la situation du Burkina ». Il indique que cette ressource a rapporté 29 milliards de francs CFA depuis janvier. Pour conclure, il appelle chacun à contribuer « véritablement au changement » et lance : « le meilleur est devant ».

Malheureusement, sans les autres Béni oui, oui de Paris, le nain qui se croit grand.