Programme spatial : où en est l’Algérie dans ses ambitions pour 2040 ?

Avec les lancements d’Alsat-3A et d’Alsat-3B en janvier 2026, l’Algérie poursuit le développement de son programme spatial tandis que le programme spatial national fixe des objectifs à plus long terme, à l’horizon 2040.

Le parcours spatial algérien s’est construit par étapes avec le lancement d’Alsat-1, le 28 novembre 2002 qui a marqué le début de cette aventure. Depuis, le pays a diversifié ses équipements et leurs applications, avec l’objectif de mieux exploiter les technologies spatiales pour répondre à ses besoins nationaux.

En janvier 2026, deux nouveaux satellites ont rejoint ce programme. Alsat-3A a été lancé le 15 janvier, suivi d’Alsat-3B le 31 janvier, depuis la Chine. Tous deux destinés à l’observation de la Terre, ils doivent notamment contribuer à la cartographie et à la production de données topographiques. Selon certaines sources, ces lancements portent à huit le nombre de satellites envoyés dans l’espace depuis le début du programme algérien.

De l’observation aux télécommunications

L’activité spatiale algérienne ne se limite cependant pas à la collecte d’images. Le pays dispose également d’Alcomsat-1, lancé le 11 décembre 2017 et consacré aux télécommunications qui permet notamment de proposer des services utilisant la technologie VSAT, qui facilite la connexion de sites isolés ou insuffisamment desservis par les réseaux terrestres.

Ainsi, l’Algérie utilise ses satellites pour observer son territoire, mais aussi pour assurer des télécommunications, notamment dans les zones difficiles d’accès. En effet, ces deux domaines peuvent soutenir des activités liées à l’aménagement, à la gestion des ressources et aux communications dans les régions éloignées.

Le défi des compétences nationales

L’Algérie cherche également à développer son savoir-faire. Lancés en septembre 2016, Alsat-1B, Alsat-2B et le nanosatellite Alsat-1N ont mobilisé des ingénieurs algériens pour des travaux de réalisation et d’essais au Centre de développement des satellites d’Oran. Cette expérience constitue un élément important de la formation des spécialistes et de l’acquisition de compétences techniques.

À l’horizon 2040, l’Algérie prévoit de poursuivre le développement de ses infrastructures spatiales et de renforcer la formation des ingénieurs spécialisés. Le programme accorde également une place au développement des capacités nationales de conception et de réalisation des futurs systèmes spatiaux. Ces orientations doivent permettre au pays de mieux exploiter les technologies spatiales et de réduire progressivement sa dépendance aux partenaires étrangers.

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