La Russie n’a pas encore atteint le point le plus bas de son ralentissement économique, selon Vladimir Potanine, président du groupe minier Norilsk Nickel, dans un entretien à la chaîne RBC relayé le 10 octobre 2026. « Nous ne pouvons pas encore dire que nous avons passé le point le plus bas », a-t-il déclaré. Rappelons que depuis 2022 la Russie est soumise à des sanctions occidentales en cascade. En effet, les États-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont multiplié les sanctions contre les banques, le secteur de l’énergie et des dirigeants d’entreprise dont Potanine lui-même.
Une croissance prévue à 0,6 % en 2026
Les autorités russes tablent sur une hausse du PIB de 0,6 % cette année. La progression atteignait 4,3 % en 2024 et 1 % en 2025. Le ministère des Finances prévoit d’économiser 1 930 milliards de roubles de dépenses fédérales en 2027 et de tirer 1 500 milliards de roubles supplémentaires de nouvelles mesures fiscales. Potanine place le manque d’investissements en tête des difficultés: « La base d’investissement se réduit de plus en plus ».
Pour autant, le milliardaire ne rejette pas l’idée d’un effort fiscal supplémentaire. « Une forte charge sur les entreprises dans la situation actuelle, c’est normal, nous nous y attendions tous… On ne peut pas prélever des impôts à l’avance et à crédit. Il faut prélever sur ce qui a été gagné », a-t-il ajouté.
