Les dirigeants européens ne veulent plus laisser Washington prendre seul les commandes des négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Dans une chronique publiée le 19 octobre 2026 dans le Financial Times, le journal décrit un changement d’approche en Europe : les dirigeants européens ne peuvent plus tolérer que « seuls les Américains » parlent à Vladimir Poutine, et des canaux de communication avec Moscou sont déjà ouverts.
Ce basculement intervient alors que Trump se rapproche du Kremlin. En septembre, selon le Kremlin, les deux hommes se sont entretenus par téléphone, et Trump a demandé à Poutine de mettre rapidement fin à la guerre. En octobre, Washington a accepté d’acheter du diesel russe et Trump a appelé à la démission de Volodymyr Zelensky. Ces décisions inquiètent les Européens, qui réagissent avec plus de retenue et cherchent à limiter les dégâts.
Deux scénarios sur la table
Selon le journal britannique, si des discussions avec Poutine ont lieu, les Européens pourraient lui proposer deux options de paix. La première consiste à geler le conflit sur la ligne de front actuelle, en échange de la garantie que l’Ukraine n’adhérera jamais à l’OTAN. La seconde prévoit que Kiev cède le reste du Donbass à la Russie, tout en rejoignant l’Alliance atlantique.
Le journal reste toutefois prudent : « Les Européens sont beaucoup moins confiants que Poutine soit prêt à accepter l’une ou l’autre. Mais ils pensent toujours qu’il est important de commencer à parler directement aux Russes. » Un appel entre dirigeants européens et le président russe pourrait même avoir lieu prochainement. Pour le moment, ces scénarios restent des pistes de discussion, et non un plan qui a été arrêté.
