Bénin : 100 milliards FCFA pour l'industrie, ce que Wadagni prépare pour les entreprises

Le gouvernement béninois veut donner un nouveau souffle à son industrie. À l’issue du Conseil des ministres du mercredi 4 novembre 2026, présidé par Romuald Wadagni, l’exécutif a décidé de créer un Fonds de Développement industriel doté de 100 milliards de FCFA. L’objectif est d’accélérer l’industrialisation, renforcer les entreprises nationales et faire émerger de nouvelles filières.

Depuis 2016, le gouvernement béninois a choisi de bâtir son industrie autour de grandes zones économiques et de pôles régionaux. La zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), en est la pièce maîtresse. Après un partenariat entre l’État et le groupe ARISE IIP, elle devrait accueillir environ 1,4 milliard de dollars d’investissements dans sa première phase, pour créer près de 300 000 emplois d’ici 2030. Ailleurs, la transformation du cajou doit reposer sur dix usines d’une capacité de 150 000 à 200 000 tonnes par an, et la filière agro-industrielle représente environ 26,9 % du PIB, selon les données officielles. Un décret a créé récemment, des pôles économiques régionaux dédiés à l’agro-industrie et à l’industrie légère, afin de rapprocher les usines des zones de production.

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Trois guichets pour financer les entreprises

Le fonds reposera sur trois guichets. Le premier, Bénin Industrial Invest (BII), accompagnera les entreprises sur le long terme, par des fonds propres ou des quasi-fonds propres. Le deuxième, la Facilité de Garantie Industrielle (FGI), partagera les risques avec les banques et les sociétés de crédit-bail pour faciliter l’accès au crédit et aux équipements. Le troisième, « Usines Prêtes à l’Emploi » (UPE), déploiera des usines clés en main dans les pôles territoriaux de développement, afin de réduire les délais d’installation. Selon le communiqué gouvernemental, ces instruments restent distincts mais sont « coordonnés autour d’un objectif commun ».

Les ambitions vont au-delà du financement. Le gouvernement veut transformer localement l’ensemble de sa production cotonnière et porter les exportations du pays à près de 6 milliards de dollars d’ici à 2030, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Les statuts de la société porteuse du fonds viennent d’être approuvés, et les ministres chargés de l’Économie et des Finances ainsi que de l’Industrie ont reçu instruction de préparer sa formalisation et sa mise en œuvre.

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