Après avoir fermé les ports iraniens, Washington s’attaque aux routes terrestres. En effet, le CENTCOM a ainsi annoncé samedi la création de la Task Force Iron Gate, sur ordre de l’amiral Brad Cooper. Cette équipe de 20 civils et militaires sera basée à Tampa et va prolonger le « blocus de fer contre l’Iran en mer ».
En pratique, la cellule agira avec les autres agences américaines. Elle devra repérer, suivre et perturber le passage d’armes avancées, de technologies à double usage, de matériaux sanctionnés et de revenus illicites. Le but, selon le CENTCOM, est de réduire la capacité de Téhéran à financer le terrorisme, à rebâtir ses usines d’armement et à reconstituer ses forces.
Cette annonce complète un dispositif naval déjà actif. Lancé en juillet, le blocus couvre les ports du golfe Arabo-Persique et du golfe d’Oman, et bloque importations et exportations, hors aide humanitaire. Le commandement américain en vante d’ailleurs les effets. Selon lui, l’Iran n’a pas pu vendre plus de 25 milliards de dollars de brut ces derniers mois.
Une pression qui s’accumule
Washington multiplie en effet les outils contre Téhéran. En août, le CENTCOM avait déjà créé la Task Force Falcon Strike, une force multinationale de drones d’attaque. De plus, Mediaite note que l’annonce suit d’un jour l’offre d’une récompense de 20 millions de dollars par l’administration Trump.
Du côté iranien, aucune réaction officielle n’a été relevée. Pourtant, le même jour, un porte-parole de l’aérospatiale des Gardiens de la révolution a vanté l’autonomie militaire du pays. D’après l’agence Mehr, le général Hossein Mohebbi affirme que l’Iran est passé d’importateur d’armes à exportateur dans ce secteur, en citant le missile Arman, le drone 358 et le système antiaérien Khordad-3.
