Mariée à un ressortissant français, une marocaine âgée de 29 ans traverse une période d’incertitude administrative. En effet, depuis le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, en juillet 2025, elle attend une réponse de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Après 15 mois sans gain de cause, elle a finalement saisi la justice. Le tribunal administratif de Marseille vient de lui donner raison sur un certain nombre de points et impose maintenant un calendrier à l’administration.
L’histoire de cette jeune marocaine remonte au 7 mai 2024, date de son mariage avec un Français au Maroc. Leur mariage a été transcrit dans les registres de l’état civil français le la même année. Quelques semaines plus tard, elle obtiendra un visa de long séjour en qualité de conjointe de Français.
La justice impose un délai à la préfecture
Son document arrivant à expiration, elle a entrepris les démarches nécessaires pour le renouveler. Selon des sources proches du dossier, le 23 juillet 2025, elle dépose sa demande auprès de l’administration. Et c’est là que le calvaire va commencer. Les mois passent sans qu’une décision lui soit communiquée. Cette lenteur administrative finit par placer la jeune femme dans une situation particulièrement difficile en ce qui concerne son droit au séjour et à l’emploi.
Devant cette situation, la jeune marocaine décide de saisir le tribunal administratif de Marseille le 7 octobre dernier. Sa démarche a payé puisque la juge des référés suspend le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La juge en charge du dossier a tenu compte de son mariage avec un citoyen français et de la poursuite de leur communauté de vie. C’est ainsi que la juridiction a ordonné à l’administration de délivrer à la jeune femme une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de sept jours. Ainsi, la préfecture devra réexaminer le dossier de la jeune femme dans un délai d’un mois. Même si tout n’est pas encore réglé, la marocaine peut espérer entrevoir le bout du tunnel sous peu.
