La France participera aux discussions entre Russes et Ukrainiens qui doivent s’ouvrir à Abou Dhabi, sous médiation américaine. Interrogé sur RTL, dimanche 8 novembre, Jean-Noël Barrot a affirmé que Paris « y sera bien » et qu’elle fera entendre la voix de l’Europe, « qui est la première concernée ». Le ministre des Affaires étrangères n’a pas encore précisé qui représentera le pays.
Annoncés lundi par l’émissaire américain Steve Witkoff, ces pourparlers, doivent se tenir les 10 et 11 novembre et porter sur la désescalade et les garanties de sécurité. Mardi, le Kremlin a confirmé la tenue de la rencontre. Depuis le début de l’année, les discussions étaient au point mort, et les frappes continuent. Un bombardement a fait selon l’AFP, 26 morts dans un centre, alors que Moscou est accusé de compromettre les efforts de paix.
Des discussions parfois sans les Européens
Les précédents cycles tenus à Abou Dhabi fin janvier et début février réunissaient la Russie, l’Ukraine et les États-Unis, sans les Européens. Jean-Noël Barrot reconnaît que les discussions ont parfois eu lieu avec eux, parfois sans eux. « Cette fois-ci, ils y participeront », insiste-t-il.
Les Européens ont récemment fait savoir aux médiateurs américains qu’aucun échange sur l’avenir du continent ne pouvait ignorer leurs exigences selon le ministre. Cette pression a permis d’obtenir une place à la table.
Donald Trump évoque par ailleurs, un « très grand accord » entre la Russie et l’Ukraine, qui pourrait englober toute l’Europe. Jean-Noël Barrot dit ne pas en connaître les détails. Il affirme qu’aucun accord touchant à l’architecture de sécurité européenne ne pourrait être conçu, ni même discuté, sans les Européens.
