Le recueil de nouvelles «La danse des spectres», paru cette année aux Editions Plurielles, sous la plume de Jacques Houégbè, a été officiellement lancé samedi 14 avril 2018, au centre culturel Artisttik Africa à Cotonou. De ses écoutes et observations du quotidien de l’homme, Jacques Houégbè écrit «La danse des spectres».

C’est un recueil de nouvelles paru aux Editions Plurielles, en avril 2018 à Cotonou. Il a été officiellement présenté samedi 14 avril dernier au centre culturel Artisttik Africa. Sur 134 pages, le greffier livre neuf nouvelles, «Effet papillon», «Les sentiers de la fournière», «Mouvance présidentielle», «La roulette russe», «Au bénéfice du doute», «A moitié plein», «La muse», «Trône de fer» et «Fuite intérieure». Ce sont neuf morceaux choisis de vie, qui résument ses constats selon lesquels le quotidien de l’homme est fait de spectres, d’angoisses, etc. «Dans le monde, il y a plus de pleurs que de rires», relève-t-il. Et dans ce monde, l’homme qui pense être maître de ses mouvements ne l’est pas vraiment. Il ne maitrise même pas sur quelle musique il danse à en croire l’auteur. C’est un monde dont l’auteur se dit toutefois heureux.

«Je me sens surtout heureux dans le drame ; ça interpelle plus la conscience des gens. Devant les spectres et tout ce qui inspirent la peur, les gens sont un peu plus réceptifs», apprend-t-il de ses observations, car pour lui c’est le chemin qui permet aux humains d’accumuler beaucoup d’expériences pour bien construire leur vie.

Et pour son cas personnel, il confie : «Surtout, il m’arrive de faire des échecs mais je n’ai jamais peur, j’essaye de les affronter». Cet affrontement est porteur de l’espoir qui conduit au succès. D’ailleurs, dans cet univers d’angoisse que décrit Jacques Houègbè dans un style nouveau et propre à lui, on aperçoit quand même une présence transversale d’espoir, en même temps que l’écrivain signe à travers la présence de mort dans ses textes, que rien n’est acquis dans ce monde.

Au sujet du style, l’écrivain béninois Habib Dakpogan avoue qu’il s’agit d’une écriture de grande vivacité, avec beaucoup d’audace dans les images et dans les accroches. «C’est un spécimen différent à la littérature béninoise», témoigne-t-il. Jacques Houégbè y est arrivé par son principe de ne jamais se confiner dans un classique.

«J’observe beaucoup mais j’évite d’avoir de modèle. C’est une relation d’esclavage et de dépendance qui s’installe. J’évite de m’accrocher à des situations pour m’inspirer» informe-t-il, avouant que c’est un exercice difficile mais auquel il s’adonne quand même.

Et il le réussit apparemment dans la littérature, puisque des aînés l’apprécient et le recommandent. «C’est un livre que je recommande sans aucune langue de bois à la lecture», déclare Habib Dakpogan

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