Dans de nombreux foyers, l’automédication est devenue un réflexe quasi automatique face à la maladie d’un enfant. Fièvre, toux, diarrhée, maux de ventre ou fatigue inhabituelle : avant même de consulter un agent de santé, certains parents se tournent vers des médicaments conseillés par un voisin, un proche ou un vendeur ambulant. Une pratique banalisée, souvent motivée par la pauvreté, la méconnaissance ou l’urgence apparente, mais qui peut avoir de graves conséquences sur la santé des enfants. « Quand le fils de la voisine avait eu les mêmes symptômes, c’est ce médicament qui l’a guéri », entend-on souvent dans les conversations. Cette logique, pourtant dangereuse, guide de nombreuses décisions parentales. Par souci d’économie ou par paresse ou autres raisons, des parents administrent à leurs enfants des médicaments sans ordonnance, parfois sans connaître la posologie exacte ni même la nature réelle de la maladie. Cette pratique repose sur une confusion fréquente : croire que des symptômes similaires traduisent forcément la même maladie. Or, chez l’enfant, une fièvre peut cacher une infection bénigne comme une pathologie grave nécessitant une prise en charge urgente. L’automédication masque souvent les signes réels de la maladie et retarde le diagnostic médical.
Opinion
L’unité occidentale mise à l’épreuve dans un monde en recomposition
Les relations entre l’Europe et les États-Unis traversent une phase de tensions inédites, marquée par des désaccords diplomatiques, stratégiques et économiques. Les déclarations récentes de responsables européens et américains illustrent un malaise croissant au sein du camp occidental. Dans un contexte international dominé par la montée en puissance de nouveaux pôles d’influence, les équilibres traditionnels semblent se transformer. La capacité de l’Occident à préserver une position commune face aux défis géopolitiques actuels apparaît désormais comme un enjeu central.
USA : un an après son retour, que reste-t-il des promesses de Trump ?
Revenu à la Maison-Blanche en janvier 2025 après une victoire électorale marquant son retour sur le devant de la scène politique, Donald Trump avait promis une rupture nette avec les années Biden. Immigration, économie, énergie, diplomatie : le président avait annoncé des changements rapides et visibles. Douze mois plus tard, entre décisions fortes et résultats plus contrastés, le bilan de cette première année interroge.
Gestion de l’hygiène menstruelle dans les lycées du Bénin : Une situation qui mérite une attention particulière
Tous les mois, des dizaines de jeunes filles béninoises doivent faire face à une réalité intime qui a de profondes répercussions sur leur vie scolaire : la gestion de leurs menstruations. Si ce phénomène est biologique et naturel, dans de nombreux collèges et lycées publics du pays, il reste entouré de tabous, de précarité matérielle … Lire la suite
Grandes tendances des Élections couplées au Bénin : Le suspense continue ...
Au Bénin, les attentes autour de la publication des résultats des élections législatives et communales du 11 janvier 2026 restent vives. Quatre jours après le double scrutin organisé dans tout le pays, la population, les partis politiques et les observateurs demeurent dans l’expectative. À ce jour, même si les délais légaux ne sont pas encore échus, ni les grandes tendances du vote ni les résultats officiels n’ont été rendus publics par les autorités compétentes. Organisé selon les nouvelles réformes du calendrier électoral et avant la présidentielle d’avril prochain, il était considéré comme un test majeur de la stabilité démocratique et des débats autour de l’inclusion des formations politiques.
Vodun days : Mal nommer le Vodun, c'est encore le coloniser (Opinion)
Écrire est un exercice exigeant. Raconter une culture l’est davantage. Le fait culturel/cultuel étant sensible et sacré. Lancé en 2023, l’initiative gouvernementale des Vodun days porte une vision, une ambition : « révéler » le Vodun au monde, déconstruire les préjugés coloniaux à l’encontre de ce marqueur culturel que partagent des millions de personnes à travers le monde. Il y a donc là un défi de reconquête d’une souveraineté narrative sur le Vodun. En effet, dans les œuvres littéraires laissées par les missionnaires et autres ethnologues européens, il a la connotation de maléficence, de sorcellerie, de monstruosités. Le cinéma évangélique et le cinéma hollywoodien (avec la célèbre métaphore de la »poupée noire ») ainsi que le gospel chrétien ont également contribué à cette mauvaise réputation.
Mer Noire, sanctions, ruptures : l’Europe face à une nouvelle ère de tensions
Par-delà les déclarations diplomatiques et les sommets feutrés, l’Europe traverse en ce début 2026 l’une des séquences géopolitiques les plus délicates de son histoire récente. L’escalade persistante en mer Noire, la reconduction des sanctions contre la Russie et l’érosion progressive des mécanismes de dialogue traduisent une réalité désormais assumée : le continent évolue dans un environnement international durablement instable, marqué par la confrontation, la méfiance et la fin de certaines certitudes stratégiques.
Le féminisme en Afrique : Une opportunité ou un obstacle pour les femmes ?
Le mot « féminisme » suscite encore de vifs débats en Afrique. Pour certains, il représente une opportunité historique d’émancipation et de justice sociale pour les femmes. Pour d’autres, il est perçu comme une idéologie importée, en décalage avec les réalités culturelles africaines, voire comme une menace pour les valeurs traditionnelles et la cohésion sociale. Entre espoir de progrès et craintes de rupture, le féminisme africain se trouve à la croisée des chemins. Contrairement à une idée largement répandue, la lutte des femmes africaines pour leurs droits n’est pas récente. Bien avant l’apparition du terme « féminisme » dans le débat public africain, des femmes ont résisté à l’oppression, revendiqué une place dans la société et exercé le pouvoir. Des figures historiques comme la reine Nzinga en Angola, Yaa Asantewaa au Ghana ou encore les agodjiés du Dahomey témoignent d’un leadership féminin affirmé. Cependant, le féminisme contemporain, souvent associé aux mouvements occidentaux, a introduit un vocabulaire et des revendications plus structurées : égalité juridique, autonomie économique, droits sexuels et reproductifs, lutte contre les violences basées sur le genre. C’est précisément cette association avec l’Occident qui alimente la controverse.
Elections couplées du 11 janvier 2026 au Bénin : Un scrutin décisif dans un contexte politique intense
Le Bénin a vécu ce dimanche 11 janvier une journée électorale d’une importance capitale avec la tenue des élections législatives et communales couplées, une première dans l’histoire politique du pays. En mobilisant près de 7,8 millions d’électeurs répartis dans plus de 17 000 bureaux de vote, ce double scrutin marque l’ouverture officielle de l’année électorale avant l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026. Organisées sous l’égide de la Commission électorale nationale autonome (Cena), ces élections couplées avaient pour objet, d’élire 109 députés à l’Assemblée nationale ainsi que plus de 1 800 conseillers communaux dans les 77 communes du pays. C’est la première fois que le Bénin organise simultanément ces deux scrutins, reflet d’une réforme du calendrier électoral visant à renforcer la cohérence entre les niveaux de gouvernance nationale et locale. Plus de 8 006 centres de vote ont été déployés à travers les 12 départements du pays, avec l’appui de 571 coordonnateurs d’arrondissements chargés de la supervision des opérations.
Élections générales 2026 au Bénin : Quand la campagne s’installe sur les réseaux sociaux
La campagne électorale pour les élections législatives et communales du 11 janvier 2026 est officiellement entrée dans sa phase active depuis le vendredi 26 décembre dernier. Elle a été lancée par un message du président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Sacca Lafia, donnant ainsi le coup d’envoi d’une période décisive pour les formations politiques et les candidats engagés dans la course au Parlement et aux conseils communaux.
Guerre des sanctions : États-Unis, Chine, UE… qui détient les meilleures cartes ?
Depuis plusieurs décennies, Washington a bâti un empire invisible mais redoutablement efficace : celui des sanctions économiques. En exploitant la domination du dollar dans les échanges internationaux et le contrôle des infrastructures financières mondiales comme le réseau SWIFT, les États-Unis ont transformé leur monnaie en arme géopolitique. L’Office of Foreign Assets Control (OFAC), bras armé du Trésor américain, gère aujourd’hui une liste de près de 12 000 noms frappés d’interdictions diverses. De Cuba à l’Iran, de la Russie à la Corée du Nord, aucun adversaire n’échappe à cette toile tissée patiemment depuis la fin de la Guerre froide. Mais voilà qu’en 2025, les cartes se redistribuent. La Chine a appris les règles du jeu et retourne désormais ces mêmes armes contre ses concepteurs, tandis que l’Union européenne affine sa propre panoplie. Une nouvelle bataille s’engage, où chaque bloc brandit ses atouts stratégiques.
Campagne en vue des communales au Bénin : La difficile différenciation des messages des partis en lice
À l’approche des élections communales au Bénin, la campagne électorale ne mobilise pas encore fortement l’opinion publique. Dans un scrutin pourtant de proximité, où les électeurs sont traditionnellement sensibles aux profils des candidats et à leurs actions concrètes au niveau local, les discours actuels semblent se confondre, laissant planer une certaine confusion dans l’esprit des citoyens. Les messages de campagne des partis soutenant la majorité présidentielle, l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc républicain (BR), apparaissent largement similaires. Tous deux mettent en avant la continuité des réformes engagées depuis 2016 sous l’impulsion du président Patrice Talon. Gouvernance locale renforcée, modernisation des infrastructures, assainissement des finances publiques communales, professionnalisation de l’administration locale : les arguments sont presque identiques, au point que de nombreux électeurs peinent à saisir ce qui distingue réellement l’UPR du BR sur le fond. Dans les meetings, sur les affiches et dans les médias, le langage est le même : appel à la stabilité, à la poursuite du « chantier de développement » et à la consolidation des acquis. Chaque parti invite les électeurs à lui faire confiance pour assurer cette continuité, sans toujours préciser ce qu’il entend faire de différent, de spécifique ou d’innovant à l’échelle des communes. Cette proximité idéologique alimente l’impression d’une offre politique uniforme, où le choix électoral devient davantage une question d’étiquette que de projet distinct. Face à cette majorité, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) tentent de se repositionner dans un rôle plus critique. Leur principal message de campagne repose sur la défense des acquis démocratiques, la promotion du pluralisme politique et la nécessité de rééquilibrer les pouvoirs. Toutefois, cette posture suscite elle aussi des interrogations. Parti, longtemps perçu comme ayant accompagné, voire soutenu certaines réformes du régime actuel, la FCBE fait aujourd’hui face à des interrogations au sein de l’opinion quant à la lisibilité et à la constance de leur positionnement. Au-delà du plaidoyer pour les libertés publiques et la démocratie locale, les citoyens attendent des réponses précises à leurs préoccupations quotidiennes : gestion des marchés, accès à l’eau potable, entretien des routes communales, emploi des jeunes, salubrité urbaine. Or, ces thématiques sont souvent reléguées au second plan, noyées dans un discours plus général sur le contexte politique national.
Montée des dépenses militaires dans le monde : Une spirale sans fin ?
Au milieu d’un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, les dépenses militaires mondiales ont atteint des niveaux sans précédent ces dernières années. Entre conflits prolongés, rivalités stratégiques et course aux technologies de pointe, les États dépensent massivement pour renforcer leurs armées et leurs capacités de défense. Cette dynamique, que l’on aurait parfois cru reléguée au XXᵉsiècle avec la fin de la Guerre froide, connaît aujourd’hui une résurgence spectaculaire.
Sanctions contre la Russie : le rouble résiste mieux que prévu, mais à quel prix ?
Un rouble au plus haut depuis plus de trois décennies. L’information a surpris plus d’un observateur. Selon des données relayées par Bloomberg dans un article en fin d’année consacré à la performance des monnaies en 2025, la devise russe a enregistré sa plus forte appréciation annuelle depuis au moins 1994, se hissant parmi les monnaies les plus performantes au monde sur les douze derniers mois. Un paradoxe apparent, au regard des sanctions économiques massives imposées à la Russie depuis le début du conflit en Ukraine.
Retour au pays après des études à l’étranger: Le pari d’une nouvelle génération
Longtemps, le succès pour un jeune diplômé africain se mesurait à la distance qui le séparait de sa terre natale. Aujourd’hui, en cette fin d’année 2025, le paradigme s’est inversé. De Dakar à Nairobi, en passant par Abidjan et Cotonou, une nouvelle vague de talents — ceux qui rentrent et ceux qui choisissent de ne jamais partir — redéfinissent les contours du développement du continent.
Engagement associatif: Ce que les jeunes peuvent changer dans leur communauté
Dans de nombreuses sociétés africaines, et particulièrement au Bénin, la jeunesse est souvent décrite comme l’avenir du pays. Pourtant, cet avenir semble parfois lointain lorsque l’on observe les difficultés sociales, économiques et citoyennes qui minent les communautés locales. Face à l’insuffisance des politiques publiques et à la lenteur des changements institutionnels, l’engagement associatif des jeunes doit s’imposer. Chômage, précarité, insécurité, accès limité aux services sociaux de base, dégradation de l’environnement, montée des comportements à risque. Les défis auxquels font face les communautés africaines sont nombreux. Les jeunes en sont à la fois les premières victimes et les principaux témoins. Souvent exclus des cercles de décision, ils développent néanmoins une conscience aiguë des problèmes locaux. Cette proximité avec les réalités du terrain constitue l’un des moteurs essentiels de leur engagement associatif. Dans plusieurs villes et villages, des jeunes décident ainsi de ne plus attendre l’intervention de l’État ou des autorités locales. Ils s’organisent pour agir, parfois avec peu de moyens, mais avec une forte volonté de changement. Nettoyage des quartiers, sensibilisation à la santé, soutien scolaire, promotion de la paix ou de la citoyenneté : les initiatives se multiplient et témoignent d’une prise de responsabilité progressive de la jeunesse.
Bénin : 2025, une année pré-électorale marquée par des tensions partielles
L’année 2025 s’inscrit au Bénin comme une période charnière sur l’échiquier politique national. À quelques semaines des élections générales de 2026, le climat politique se densifie progressivement, laissant apparaître des tensions partielles, à la fois contenues et révélatrices des enjeux à venir. Sans basculer dans une crise ouverte, le pays traverse une phase pré-électorale où s’entremêlent calculs stratégiques, repositionnements d’acteurs et interrogations citoyennes sur l’avenir démocratique.
Vie privée et société : Que comprendre des addictions et comment s’en libérer ?
L’addiction est souvent perçue comme une simple mauvaise habitude : fumer, boire un verre de trop, vérifier compulsivement son téléphone ou grignoter sans fin. Pourtant, réduire la dépendance à un manque de volonté serait, passer à côté de ce qu’elle révèle de plus profond. Au-delà du geste répété, l’addiction parle de nous, de notre rapport à nous-mêmes, et surtout de ce que nous tentons d’éviter. Comprendre ses mécanismes est la première étape vers la libération intérieure. Toutes les dépendances ont un point commun : elles comblent un vide. Elles nous éloignent d’une sensation intérieure souvent inconfortable — le stress, l’ennui, la solitude, la peur ou une tension diffuse — que nous cherchons instinctivement à fuir. Lorsque la réalité devient pesante, la cigarette apaise pour quelques minutes, l’alcool désinhibe, le téléphone distrait, le sucre réconforte. Ce n’est pas tant le produit en lui-même qui attire, mais la promesse d’un soulagement rapide. Ainsi, l’addiction n’est pas seulement un attachement au plaisir. Elle est surtout un évitement. Chaque geste compulsif sert à repousser ce que l’on ne veut pas ressentir. Et, paradoxalement, à mesure que l’on évite, le malaise s’amplifie. Le cycle se renforce.
Explosifs à la portée des enfants en période de fête : Un danger à éviter à tout prix
À l’approche des fêtes de fin d’année et des grandes célébrations populaires, les rues s’animent, les marchés se remplissent et l’ambiance devient plus joyeuse. Mais derrière cette effervescence se cache un danger souvent banalisé : la prolifération des pétards, feux d’artifice artisanaux et autres explosifs légers accessibles aux enfants. Chaque année, ces objets festifs sont à l’origine d’accidents graves, parfois mortels, qui auraient pourtant pu être évités. Dans de nombreuses villes et localités, notamment au Bénin et dans plusieurs pays de la sous-région, la vente de pétards se fait de manière anarchique. Ils sont exposés à ciel ouvert, vendus au détail, parfois même par des enfants à d’autres enfants. Leur apparente inoffensivité, leur faible coût et l’excitation qu’ils procurent contribuent à minimiser les risques réels qu’ils représentent. Pourtant, ces produits contiennent des substances explosives capables de provoquer des brûlures sévères, des amputations, des lésions oculaires irréversibles ou des traumatismes auditifs.
Élections en République centrafricaine : un pays dans une séquence politique majeure (Contribution)
Les campagnes électorales présidentielle, législatives et municipales ont officiellement débuté en République centrafricaine le 13 décembre 2025, ouvrant une séquence politique majeure pour un pays longtemps marqué par la guerre civile, la fragmentation territoriale et l’effondrement de l’autorité de l’État.
Jeunesse béninoise et traditions: Rupture ou reinvention culturelle?
Au Bénin, les traditions ont longtemps constitué le socle de l’organisation sociale, de l’éducation et de la transmission des valeurs. Elles ont façonné les comportements, structuré les rapports intergénérationnels et donné sens à la vie collective. Pourtant, à l’heure de la mondialisation, du numérique et de l’ouverture culturelle, un fossé grandissant semble se creuser entre la jeunesse béninoise et les traditions héritées de leurs ancêtres. Si beaucoup de jeunes les jugent dépassées, rigides ou incompatibles avec la modernité, ce rejet global pose un problème majeur : le rejet des valeurs essentielles à leur épanouissement personnel et à leur développement social.
Législatives et communales de 2026 au Bénin: l’actualité électorale éclipsée
Dans quelques jours, le Bénin s’apprête à entrer dans une phase électorale intense avec l’ouverture officielle de la campagne pour les élections législatives et communales de 2026. Ces scrutins sont cruciaux pour dessiner le paysage politique des prochaines années, mais l’atmosphère pré-électorale a été singulièrement éteinte et morose, éclipsée par des événements d’une gravité exceptionnelle : la récente tentative de coup d’État. Dans quelques jours, le Bénin sera en campagne pour les élections législatives et communales du 11 janvier 2026. L’échiquier politique béninois se présente de manière distincte pour les deux scrutins. Pour les élections législatives, cinq formations politiques ont été validées pour concourir aux 109 sièges de l’Assemblée nationale. Il s’agit de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R), le Bloc Républicain (BR), Les Démocrates (LD), la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) et le Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin (MOELE BÉNIN). Ce scrutin législatif marque un tournant, notamment par la présence de l’opposition radicale Les Démocrates, qui tente de consolider sa position après avoir fait son retour à l’Assemblée lors du précédent cycle électoral.
Pression sociale et santé mentale: Un mal silencieux qui décime la jeunesse africaine
La jeunesse africaine, moteur de dynamisme et d’innovation, est en réalité confrontée à une crise de santé mentale silencieuse, exacerbée par une pression sociale et culturelle intense. Entre les attentes familiales, les impératifs de la performance académique, les injonctions à la réussite matérielle et l’omniprésence des réseaux sociaux, les jeunes se retrouvent pris dans un étau où l’échec n’est pas permis. Ce fardeau psychologique, peu reconnu et souvent minimisé, représente aujourd’hui un enjeu de santé publique majeur sur le continent.
Exode de la jeunesse africaine: Urgence d'une stratégie de rétention des cerveaux
Le continent africain fait face à un paradoxe déroutant. Alors qu’il détient la population la plus jeune du monde, capable d’être le moteur d’une transformation économique sans précédent, il connaît une tendance prononcée de départ de ses jeunes diplômés et talents. Cet exode massif, alimenté par des facteurs socio-économiques complexes et des aspirations non satisfaites, représente non seulement une perte de capital humain critique, mais aussi un sérieux obstacle à l’atteinte des objectifs de développement durable du continent. La volonté de quitter le continent est observable sous plusieurs facettes, allant de la voie légale et académique à l’émigration clandestine, souvent périlleuse. Un phénomène marquant est la recherche de bourses tous azimuts. Des milliers de jeunes africains, souvent parmi les plus brillants, consacrent une énergie considérable à postuler auprès des universités et institutions occidentales, asiatiques ou même d’autres régions du Sud global. L’objectif initial est l’acquisition de connaissances et de diplômes de haut niveau. Cependant, les statistiques montrent que, pour une grande majorité de ces étudiants, le retour au bercail ne se concrétise jamais. Attirés par de meilleures conditions de vie, des salaires compétitifs, et surtout, des infrastructures de recherche et des environnements de travail plus stimulants, ces diplômés choisissent de s’établir définitivement dans leur pays d’accueil. Ce phénomène vide les universités africaines de leurs futurs enseignants-chercheurs et les entreprises de leurs cadres innovants. L’autre face de cette tendance est l’augmentation de l’immigration clandestine, un choix dicté par la désillusion face au manque d’opportunités locales. Ces jeunes, souvent sans qualifications formelles mais pleins d’espoir, entreprennent des voyages extrêmement dangereux à travers le Sahara et la Méditerranée, motivés par l’idée que tout est mieux ailleurs. Ce risque, pris au péril de leur vie, est le témoignage le plus poignant du désespoir et du sentiment d’impasse économique qui règne sur certaines parties du continent.
Discours de haine au Bénin: Un sérieux obstacle à la cohésion sociale et à la paix
Le Bénin n’est malheureusement pas épargné par la montée insidieuse des discours de haine. Ces expressions, qu’elles soient proférées sur les réseaux sociaux, dans les médias traditionnels ou lors de rassemblements publics, constituent une menace grandissante, qui met en péril la cohésion sociale et la paix. Loin d’être de simples paroles en l’air, elles sont le terreau fertile de la division, des tensions intercommunautaires et pire dans les cas les plus extrêmes. Les discours de haine au Bénin se manifestent souvent sous la forme de stigmatisations verbales ciblant des groupes précis, qu’il s’agisse d’ethnies, de régions, ou de groupes sociaux. Tensions intercommunautaires et conflits agriculteurs-éleveurs, rivalités régionales et ethniques, discours de haine dans la sphère politique sont autant d’éléments qui fragilisent le vivre-ensemble des populations béninoises. Bien que les conflits entre agriculteurs et éleveurs aient des racines foncières et économiques, ils sont régulièrement exacerbés par des discours haineux qui polarisent les communautés. Des invectives et des généralisations accusatrices circulent, imputant la totalité des torts à l’un ou l’autre groupe en fonction de l’appartenance ethnique ou de l’activité. Ces paroles transforment un litige en un conflit identitaire, attisant la méfiance et la soif de vengeance entre les parties. Dans l’arène politique ou sur les forums en ligne, il n’est pas rare d’entendre des attaques verbales fondées sur l’origine géographique ou l’ethnie d’un individu ou d’un groupe. Les plaisanteries anodines peuvent rapidement dériver vers des stéréotypes offensants et des jugements péjoratifs sur la prétendue intelligence, la moralité ou les ambitions politiques des ressortissants d’une région donnée. Ces propos, souvent diffusés par des comptes anonymes, créent des clivages artificiels et nourrissent un ethnocentrisme délétère, qui contrevient aux principes d’égalité et de non-discrimination inscrits dans la Constitution. À l’approche des élections ou lors de débats houleux, la rhétorique politique pourrait parfois glisser vers l’incitation à la haine. Des hommes politiques pourraient être dépeints comme des ennemis de la nation ou des traîtres sur la base de leur appartenance régionale, incitant certains militants à l’intimidation. L’usage de la calomnie et de la désinformation ciblant un groupe social ou professionnel participe également à cette atmosphère délétère.
Élections générales 2026 au Bénin: Les femmes ont l’obligation de s’affirmer
Les élections générales de 2026 s’annoncent comme un moment charnière pour la démocratie béninoise. Elles représenteront non seulement l’achèvement d’un cycle de réformes institutionnelles, mais aussi une occasion historique pour les femmes de consolider et d’étendre leur influence politique. Si le nouveau Code Électoral a posé une base légale indispensable à une meilleure représentativité, notamment à travers l’instauration de sièges réservés à l’Assemblée Nationale, la bataille pour l’égalité réelle ne fait que commencer. L’enjeu n’est plus seulement d’atteindre le seuil minimal fixé par la loi, mais de forger une véritable dynamique de conquête. Les femmes béninoises doivent mouiller le maillot pour remporter des sièges au-delà des quotas, aussi bien aux prochaines élections communales que législatives.
Économie numérique : Une porte ouverte sur l'emploi des jeunes en Afrique
L’Afrique, continent de tous les paradoxes, est en pleine effervescence démographique. Une jeunesse nombreuse et connectée représente une ressource inestimable, mais elle est confrontée à un taux de chômage structurellement élevé, l’un des plus préoccupants au monde. Dans un environnement économique mondial et local de plus en plus difficile—marqué par la dette, la volatilité des matières premières et les chocs externes—l’économie numérique se présente non plus comme une simple option, mais comme le levier le plus puissant pour juguler cette crise de l’emploi.
Travel ban : jusqu’où l’Amérique de Trump est-elle prête à aller ?
L’administration américaine prépare un élargissement majeur de ses restrictions de voyage. La secrétaire du Département de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, affirme que la liste des pays concernés pourrait dépasser la trentaine précise Reuters. Cette perspective relance les interrogations sur le niveau de fermeté atteint par les mesures migratoires, déjà renforcées à plusieurs reprises au cours de l’année. Les ressortissants visés ne seraient pas uniquement ceux qui espèrent s’installer durablement aux États-Unis : les visiteurs temporaires, les étudiants, les professionnels et les familles seraient également concernés. L’absence de précisions sur les pays ajoutés contribue à amplifier les réactions autour d’une politique qui semble franchir une nouvelle étape.
Sécurité et rivalités : comment l’Afrique devient un terrain de compétition géopolitique
L’Afrique est au cœur d’un mouvement stratégique d’une ampleur rarement observée depuis la fin de la guerre froide. Multiplication des bases militaires étrangères, diversification des alliances, retrait partiel d’acteurs historiques, montée de nouvelles puissances : le continent devient un espace où se croisent ambitions sécuritaires, intérêts économiques et rivalités globales. Cette recomposition silencieuse, mais profonde, redéfinit les équilibres régionaux et soulève une question centrale : jusqu’où l’Afrique peut-elle garder la maîtrise de son propre agenda stratégique ?
Rivalité sino-américaine : l’Europe peut-elle encore éviter de choisir un camp ?
La montée en puissance de la Chine, conjuguée à la fermeté stratégique des États-Unis, a installé une rivalité durable entre les deux premières économies mondiales. Cette dynamique redessine les équilibres internationaux et oblige l’Europe à ajuster ses priorités diplomatiques, économiques et sécuritaires. Membre clé de l’alliance transatlantique tout en entretenant des liens économiques profonds avec Pékin, l’Union européenne s’efforce de préserver ses intérêts sans s’inscrire mécaniquement dans l’un ou l’autre des pôles de puissance. Mais jusqu’où peut-elle maintenir cet équilibre ?
L’Afrique face à la bataille mondiale des minerais stratégiques
Alors que le monde accélère sa transition vers les technologies propres, l’Afrique se retrouve au cœur d’une compétition géopolitique d’une intensité inédite. Batteries électriques, panneaux solaires, éoliennes, téléphones, ordinateurs, satellites : toutes ces technologies reposent sur des minerais dits « stratégiques » — lithium, cobalt, cuivre, nickel, manganèse, terres rares. Or, le continent africain possède une part considérable de ces ressources, attisant les convoitises des grandes puissances. Entre promesse de développement et risque de nouvelle dépendance, l’Afrique joue désormais un rôle central dans une bataille mondiale qui redéfinit les rapports de force géoéconomiques.
Afrique : L'émergence des nouveaux métiers qui transforment le paysage de l'emploi
Le secteur de l’emploi en Afrique est en pleine mutation, porté par une jeunesse dynamique, une connectivité croissante et une soif d’entrepreneuriat. Loin des parcours professionnels classiques, une vague de nouveaux métiers émerge, offrant des opportunités lucratives, souvent accessibles avec un faible investissement initial et sans nécessiter de longs cycles d’études traditionnelles. Ces professions, principalement ancrées dans le numérique et l’économie de la création, sont en train de métamorphoser le marché du travail sur le continent, offrant aux jeunes africains de nouvelles voies vers l’autonomie financière.
Les Amazones de la laverie peuvent-elles surgir ? (Tribune de Rudy Casbi)
Le Bénin porte en lui la mémoire des Amazones, ces femmes guerrières qui faisaient trembler les royaumes. Aujourd’hui, dans les marchés de Dantokpa, les quartiers de Fidjrossè, Akpakpa, Ganhi ou les rues de Parakou et de Bohicon, une nouvelle bataille se prépare, pacifique mais décisive : celle de la laverie automatique moderne, tenue par des femmes, financée par des femmes, pensée pour libérer des millions de femmes.
Législatives 2026 au Bénin : Recompositions inattendues, candidats délocalisés, fonctions controversées
À l’approche des élections législatives prévues pour début 2026, la publication progressive des listes de candidatures par les formations politiques révèle un paysage en pleine mutation. Entre délocalisation de candidats, non-reconduction de près de la moitié des députés sortants, et prolifération de titres professionnels ou politiques jugés étranges par l’opinion, le scrutin à venir s’annonce comme l’un des plus atypiques de la période du Renouveau démocratique. La délocalisation des candidats est l’un des phénomènes les plus commentés : de nombreux candidats changent de circonscription électorale, parfois de manière totale et surprenante. Le cas le plus emblématique est celui de Joseph Djogbénou, figure juridique nationale, ancien président de la Cour constitutionnelle et président d’un parti majeur de la mouvance. Il apparaît comme tête de liste dans la 23ᵉ circonscription électorale, un fief où il est rarement présent, où il a très peu d’ancrage social et où ses activités politiques directes sont limitées. Si certains invoquent une « stratégie nationale » et la nécessité d’installer un leadership transversal, des voix s’interrogent sur les raisons d’un « parachutage électoral ». Autre exemple significatif : Loukou Michel Alias Alèkpéhanhou, chef d’un arrondissement de la commune d’Abomey, inscrit non pas dans sa zone d’influence, mais dans la 16ᵉ circonscription électorale. Ce déplacement géopolitique surprend. Dans le même registre, l’actuel député Orden Alladatin, élu de la 16ᵉ circonscription, se retrouve désormais positionné dans la 6ᵉ circonscription. Ces mouvements questionnent profondément le principe de représentation territoriale.
Mines en Afrique : comment les renégociations de contrats changent les règles
Du Mali au Niger, mais aussi en Guinée, au Burkina Faso, en RDC, en Tanzanie ou en Zambie, les gouvernements revoient leurs relations avec les compagnies minières. Retraits de permis, renégociation de contrats, hausse des redevances ou entrée accrue de l’État au capital modifient progressivement le cadre d’exploitation des ressources.
Présidentielle 2029 : Sonko - Diomaye, la bataille silencieuse qui commence
Pour beaucoup d’électeurs sénégalais, l’accès au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye en 2024 a été synonyme de victoire partagée : celle d’un duo formé avec Ousmane Sonko, figure centrale de l’opposition des dernières années. Le premier est devenu président, le second Premier ministre, tous deux issus de PASTEF et portés par une même promesse de rupture. Quelques mois plus tard, le tableau est plus contrasté : des désaccords publics, des choix politiques contestés et des interrogations insistantes sur la présidentielle de 2029 nourrissent l’idée que l’alliance de départ pourrait se transformer en rivalité.
Boualem Sansal : un prétexte pour une réconciliation entre la France et l'Algérie ?
La libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal le 12 novembre 2025, après un an de détention, soulève une question essentielle : cette grâce présidentielle marque-t-elle réellement un tournant dans les relations franco-algériennes, ou cache-t-elle des enjeux diplomatiques plus profonds ?
Révision de la constitution : Les obstacles au développement du Bénin enfin levés ?
L’adoption récente de la loi modificative de la constitution béninoise a suscité un débat passionné dans le pays et au-delà. Présentée par ses promoteurs comme un catalyseur nécessaire au développement, notamment en instaurant une trêve politique et en rééquilibrant les pouvoirs avec l’institution du Sénat, cette révision est presque désormais une réalité juridique. La question pressante est de savoir si le Bénin, fort de ce nouveau cadre constitutionnel, peut désormais engager une trajectoire de développement plus sereine et plus rapide. Les arguments avancés en faveur de cette modification visaient principalement à éliminer ce qui était perçu comme des freins structurels au progrès national. La classe dirigeante a souvent pointé du doigt les cycles électoraux polarisés et les crises politiques récurrentes, les décrivant comme des sources de distraction et d’instabilité, empêchant la pleine concentration sur les politiques de développement économique et social. L’un des objectifs affichés était d’instaurer une sorte de trêve politique en apaisant le jeu électoral et institutionnel. En théorie, un environnement politique moins conflictuel permettrait aux décideurs, de se focaliser sur des réformes profondes et des investissements à long terme, plutôt que d’être constamment en mode gestion de crise. Le Bénin a en effet connu une succession de lois électorales modifiées et de tensions politiques qui ont, par moment, monopolisé l’attention publique et institutionnelle. L’idée est que la stabilité institutionnelle, renforcée par des règles du jeu clarifiées, attirera davantage d’investissements, tant nationaux qu’étrangers, en offrant une meilleure prévisibilité. Les porteurs du projet espèrent que la fin des querelles byzantines permettra au gouvernement de mettre en œuvre sans entrave sa vision nationale de développement et les programmes sectoriels ambitieux.
Révision de la constitution au Bénin: Un test pour la cohésion du camp Talon
L’Assemblée nationale du Bénin s’apprête à vivre l’une de ses séances plénières les plus stratégiques de la neuvième législature. Ce vendredi 14 novembre 2025, les députés sont convoqués au Palais des Gouverneurs à 10 heures pour se pencher sur un menu institutionnel corsé, dont le plat de résistance est sans conteste l’examen de la proposition de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990, modifiée en 2019. Plus qu’un simple débat législatif, cette journée s’annonce comme un véritable test de cohésion pour la majorité parlementaire, le « camp Talon », dans lequel on évoque des supposées fissures internes.
Syndicats et Société civile: Des voix de moins en moins audibles au Bénin
Longtemps considérés comme des piliers du débat public et de la contestation sociale, les syndicats et la Société civile béninoise semblent aujourd’hui en perte d’influence. Leur récente prise de position contre la révision de la Constitution, sans véritable impact sur l’opinion publique, ravive les doutes sur le poids de ces acteurs dans la vie nationale.
Bénin 2.0 : Comment la finance numérique peut révolutionner le financement des entreprises
« L’argent ne dort jamais » – J.P. Morgan, banquier et financier américain. Le Bénin, cœur économique de l’Afrique de l’Ouest, se trouve à l’aube d’une révolution financière. Selon la Banque mondiale, seulement 30 % des PME béninoises ont accès au crédit bancaire traditionnel, laissant un immense potentiel inexploité pour le financement alternatif. Aujourd’hui, la finance 2.0 – plateformes numériques, crypto-monnaies et bourses locales – offre une opportunité unique de créer un écosystème de financement directement accessible depuis un smartphone, permettant à tout entrepreneur béninois de lever des fonds sans passer par les circuits bancaires classiques.
Analyse de la récente décision du Conseil de sécurité de l'ONU relative au Sahara occidental (Ambassadeur Loko)
(À LA LUMIÈRE DES DIMENSIONS POLITIQUE, JURIDIQUE, ÉCONOMIQUE ET SOCIOCULTURELLE) I. Contexte général et évolution diplomatique Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole jusqu’en 1975, reste l’un des derniers territoires inscrits sur la liste onusienne des territoires non autonomes. Depuis le départ de l’Espagne, le Maroc revendique sa souveraineté sur cette région, tandis que le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, défend le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui à travers la République arabe sahraouie démocratique (RASD). La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), créée en 1991, avait pour objectif d’organiser un référendum d’autodétermination, mais celui-ci n’a jamais vu le jour.
Hommage à Mgr Adoukonou, un grand combattant de l’inculturation (par Ambassadeur Loko)
(LA LUTTE CONTRE LA RECOLONISATION DE L’AFRIQUE : QUEL LIEN ENTRE INCULTURATION, CRÉATIVITÉ ET DIPLOMATIE DE LA PENSÉE ?) Au Vatican, j’ai souvent parlé de recolonisation de l’Afrique avec Monseigneur Barthélémy ADOUKONOU, mon ancien professeur de langue FON en classe de sixième au Collège Père Aupiais (1969) et conseiller occulte pendant ma mission diplomatique près le Saint-Siège (2010 à 2016).
Multiplication des crimes rituels au Bénin: Un vrai défi pour le Comité des rites vodoun
Au cours des dernières semaines, le Bénin a connu une série de crimes rituels particulièrement sordides, remettant sur le devant de la scène, une problématique récurrente : celle de l’amalgame entre les pratiques criminelles et le culte vodoun. Malgré les multiples mesures prises par les autorités religieuses et étatiques, ces actes barbares continuent d’entacher l’image d’une religion ancestrale dont les fondements reposent pourtant sur la vie, l’équilibre et la justice. Face à cette dérive inquiétante, le Comité des rites vodoun se retrouve devant un véritable défi : redorer le blason du vodoun et restaurer sa crédibilité auprès du peuple et du monde.
Bénin : les fausses informations, nouvelle arme politique ?
À quelques mois des élections générales de 2026, le Bénin est confronté à une avalanche de fausses nouvelles. Entre rumeurs fabriquées, citations inventées et interprétations déformées, la désinformation s’impose comme un instrument de manipulation politique. Une menace réelle pour la démocratie.
Contestation autour du Sénat au Bénin : Une nouvelle occasion pour rechercher le consensus
Alors que le débat sur la création du Sénat est très vif au Bénin, les divergences s’expriment avec vigueur au sein de la classe politique et intellectuelle. Entre partisans convaincus d’une avancée institutionnelle et opposants farouches dénonçant un projet inopportun, le pays semble une fois encore confronté à la nécessité d’un véritable dialogue. Et si cette controverse devenait justement l’occasion rêvée pour renouer avec l’esprit du consensus, fondement de la démocratie béninoise ? Depuis l’annonce du processus de mise en place du Sénat, plusieurs voix autorisées se sont élevées pour marquer leur désaccord. Parmi elles, l’ancien président Thomas Boni Yayi (l’un des membres de droit de la future institution si la révision est adoptée), l’ancienne directrice de cabinet du Président Kérékou Célestine Zanou et d’autres encore. Le Président Yayi a rejeté l’offre d’intégrer la nouvelle chambre, estimant que le moment est mal choisi et que les priorités nationales sont ailleurs. Ces figures évoquent un besoin urgent de « redynamiser la démocratie et l’État de droit » plutôt que d’étendre les structures institutionnelles. Pour certains observateurs, cette contestation révèle un déficit de concertation dans la conduite des réformes politiques.
Bénin : Que sont devenues les écoles de formation des partis politiques ?
L’ère des réformes politiques au Bénin, marquée par la charte des partis de 2018 a soulevé une question cruciale : Que sont réellement devenues les écoles de formation idéologique et technique au sein des grandes formations politiques ? Longtemps considérées comme le socle de l’animation démocratique, ces structures sont passées du statut de centres de réflexion permanents à celui d’outils stratégiques, principalement activés pour le renforcement des capacités en amont des échéances électorales. Mais depuis plusieurs mois silence radio.
La Distraction: Le Nouveau visage de la colonisation et de la domination en Afrique
Dans l’arène mondiale de la compétition économique et du développement, un phénomène insidieux et déroutant semble prendre racine sur le continent africain : la distraction de masse, promue et entretenue à une échelle alarmante, au point de devenir une nouvelle forme de colonisation mentale et de domination structurelle. Pendant que les grandes nations investissent massivement dans l’éducation, la recherche et l’innovation technologique, une grande partie de la jeunesse africaine est captivée par un flux incessant de divertissement superficiel, creusant un fossé béant entre le potentiel intellectuel du continent et sa réalité socio-économique.
Cour constitutionnelle du Bénin : Quelle issue pour le nouveau recours du parti LD ?
À l’approche du scrutin présidentiel prévu pour avril 2026 au Bénin, le parti d’opposition Les Démocrates (LD) se trouve dans une posture juridique particulièrement délicate. Après le rejet par la CENA du dossier de candidature du duo que le parti entend conduire, pour défaut d’un parrainage, LD a introduit un nouveau recours devant la Cour constitutionnelle. Ce recours intervient dans un contexte marqué par une précédente affaire – celle du député Michel Sodjinou – dans laquelle la Cour s’était déclarée incompétente. Il s’agit maintenant de déterminer quelles sont les chances juridiques du parti Les Démocrates.
Éducation des enfants à l'ère du numérique : Un défi colossal pour les parents
L’irruption des technologies numériques dans la vie quotidienne a transformé l’éducation en un véritable champ de mines pour les parents. L’enjeu n’est plus seulement d’enseigner les règles de la maison, mais de naviguer entre le dressage domestique – l’apprentissage des valeurs, de l’autorité et des bonnes manières – et l’ouverture sans contrôle sur le monde qu’offre Internet. Concilier ces deux réalités, pour former des citoyens de qualité, est le défi éducatif le plus colossal de notre époque.
Vision Bénin 2025: Quel bilan à l'heure du verdict ?
Lancée au début des années 2000, la Vision Bénin 2025, baptisée « Alafia » (paix et prospérité), était l’ambition d’un pays désireux de se hisser au rang de « pays phare, bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social » d’ici à 2025. Alors que 2025 est pratiquement terminé, l’heure est au bilan pour ce vaste exercice de prospective qui a structuré une partie de la planification nationale. Les évaluations menées par les autorités béninoises, notamment dans le cadre de la transition vers la nouvelle Vision Bénin 2060, soulignent un bilan mitigé, marqué par des avancées notables mais aussi par des défis structurels persistants. L’évaluation de la Vision 2025 Bénin Alafia met en lumière plusieurs points positifs. L’existence même de cette vision a permis de consolider un système national de planification et a servi de référence aux stratégies de développement successives, y compris le Plan National de Développement (PND) 2018-2025 et le Programme d’Action du Gouvernement (PAG). Elle a posé les bases d’une gouvernance orientée vers le long terme, échappant à l’improvisation et favorisant une meilleure intégration des agendas régionaux et internationaux. Cependant, les experts s’accordent sur le fait que l’atteinte complète du scénario idéal « Alafia » a été freinée par plusieurs facteurs. Le rapport d’évaluation préliminaire a pointé une faible planification et une discontinuité des interventions publiques dans les premières années, ainsi qu’un retard dans la déclinaison opérationnelle de la vision. Des problèmes endémiques comme la pauvreté, le chômage, la corruption et les défaillances institutionnelles, bien que ciblés, ont continué d’entraver un décollage économique et social spectaculaire.
Présidentielle au Bénin : LD sur le point de revivre le cauchemar de 2021 ?
À moins de six mois de la présidentielle de 2026, le parti Les Démocrates (LD) traverse une tempête politique et judiciaire dont l’issue pourrait déterminer sa présence — ou non — à ce scrutin majeur. L’affaire du député Michel Sodjinou, qui défraie la chronique depuis le début de la semaine, semble rouvrir de vieilles blessures et raviver un souvenir douloureux : celui de 2021, quand le parti n’était pas dans la course au fauteuil présidentiel pour défaut de parrainage.
2026 au Bénin : l’Ambassadeur Loko appelle à un sursaut de conscience politique
À quelques mois des élections générales de 2026, l’Ambassadeur Dr. Théodore C. Loko, enseignant-chercheur et citoyen engagé, signe une lettre ouverte aux candidats. Dans ce texte d’une rare profondeur, il appelle à une réflexion sur la responsabilité politique, la mémoire nationale et la nécessité d’un contrat social renouvelé. Au-delà des promesses électorales, il invite les futurs dirigeants à unir compétence et conscience pour redonner sens à la démocratie béninoise.
Sarkozy : le verdict de l’histoire
En 2024, la Cour de cassation avait définitivement confirmé la condamnation de Nicolas Sarkozy pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des écoutes, une première pour un ancien président de la République française. Un an plus tard, cette étape, déjà marquante, apparaît presque comme une prémisse : la justice française vient d’aller plus loin, scellant un épisode inédit dans l’histoire politique du pays.
Bénin : Nécessité pour le camp Talon de recadrer ses soutiens
À l’approche de l’élection présidentielle de 2026, une échéance majeure pour la consolidation démocratique du Bénin, le climat politique se fait de plus en plus animé. La désignation de Romuald Wadagni comme candidat de la majorité présidentielle, en vue de prendre la relève du président Patrice Talon, a eu le mérite de clarifier les choses. Mais cette clarification s’accompagne de certaines prises de parole publiques qui, par leur ton ou leur contenu, suscitent le débat. Ces sorties, parfois maladroites, appellent une mise au point nécessaire afin de préserver la cohérence du message du camp présidentiel et, au-delà, l’image du pays.
Bénin : Et si le parti LD n’arrivait pas à désigner son duo ?
Le processus de désignation du duo présidentiel du parti Les Démocrates (LD), censé incarner l’alternative à la mouvance au pouvoir lors de la présidentielle d’avril 2026, tourne à l’énigme politique. Annoncée comme une étape décisive dans la stratégie du principal parti d’opposition, cette désignation connaît plusieurs reports et suscite des interrogations sur la capacité du parti à conduire sereinement le processus.
Course effrénée vers l'argent facile : Quand l'ambition de jeunes béninois se heurte au prix du sang
La quête de la réussite sociale et de l’aisance matérielle a toujours été un moteur de la jeunesse. Au Bénin, cette aspiration prend toutefois une tournure alarmante. Une course effrénée et décomplexée vers l’argent facile pousse de plus en plus de jeunes dans les bras de pratiques occultes et spirituellement douteuses, promettant des fortunes rapides mais exigeant, en contrepartie, un prix humain effroyable. Derrière le rêve d’enrichissement se cache souvent un cauchemar de mort, d’emprisonnement ou de damnation.
Choix du duo candidat : La difficile équation chez Les Démocrates
À moins d’un an de la présidentielle de 2026, le parti Les Démocrates (LD) se trouve face à une équation politique complexe : désigner le duo qui défendra ses couleurs dans une compétition qui s’annonce âpre et décisive pour l’avenir de l’opposition béninoise. Le parti de l’ancien président Boni Yayi devra trancher entre 34 prétendants déclarés, une tâche délicate face à la diversité des profils.
Bénin : La fin des mouvements "OB" est-elle actée ?
La scène politique béninoise a connu, ce mardi 7 octobre 2025, un nouvel épisode de recomposition avec l’adhésion du Cadre de concertation des mouvements Olivier Boko à l’Union Progressiste le Renouveau (UPR). Ce ralliement, opéré au siège annexe du parti à Cotonou, a été présenté comme un acte d’alignement sur la vision politique portée par le professeur Joseph Djogbénou. Mais au-delà du symbole, une question s’impose : cette adhésion marque-t-elle la fin définitive des mouvements nés autour d’Olivier Boko ?
Bénin : A quoi aspire réellement la Résistance Nationale de Candide Azannaï ?
Au Bénin, la scène politique est dominée par le face-à-face, parfois tendu entre la mouvance présidentielle — incarnée par le régime de la Rupture du Président Patrice Talon — et une opposition institutionnalisée, notamment Les Démocrates. Pourtant, en marge de cette dualité classique émerge une voix dissonante, celle de l’ancien ministre Candide Azannaï, fer de lance de la Résistance nationale du Bénin. Ni simple opposant, ni allié de la majorité, ce mouvement se positionne comme une troisième voie énigmatique, soulevant une question cruciale : à quoi aspire concrètement cette résistance et quelle est sa feuille de route pour le Bénin ? Le parcours de Candide Azannaï est indissociable de sa rupture spectaculaire avec le pouvoir. Ayant été un acteur clé du début de l’ère Talon, il a quitté le navire de la rupture dès mars 2017. Depuis lors, il s’est mué en un critique acerbe, voire l’un des plus farouchement opposés au régime en place. Sa ligne d’opposition, la Résistance nationale, est née d’une volonté affichée de remettre en cause la méthode de gouvernance et les réformes politiques entreprises depuis 2016. Aux premières heures de sa croisade, Azannaï bénéficiait de l’onction d’une large partie de l’opposition. Cependant, avec le temps et l’évolution des stratégies de lutte, il s’est retrouvé de plus en plus isolé. Ce schisme s’est notamment opéré avec le principal parti d’opposition, Les Démocrates, dirigé par Éric Houndété à l’époque, dont l’ancien Président Boni Yayi a repris les rênes lors du congrès d’octobre 2023. Candide Azannaï n’a, semble-t-il, plus l’onction de cette formation qui a fait le choix du terrain électorale. Néanmoins, la Résistance continue de se structurer à la marge. L’annonce de l’adhésion officielle de la Coalition Bénin Debout-Vague orange de Sabi Sira Korogone, marque une étape dans la consolidation de ce mouvement, dont le siège est celui du parti Restaurer l’Espoir (RE). Cet acte d’adhésion, intervenu le 24 septembre 2025, signale que, malgré son « isolement » relatif, la Résistance nationale cherche activement à élargir sa base en ralliant des forces politiques périphériques.
Bénin : Que devient l’audit du fichier électoral ?
À quelques mois des élections générales de 2026, le Bénin continue de préparer son processus électoral. L’un des points les plus sensibles, le fichier électoral, a été soumis à un audit à la demande de l’opposition. Les conclusions intermédiaires des experts soulèvent à la fois des assurances et des interrogations, au cœur du débat démocratique béninois. Mais depuis la publication du rapport provisoire, plus rien. Alors que les jours passent et que les élections approchent, des béninois se demandent ce qui se passe réellement avec les conclusions de cet audit. Depuis plusieurs mois, le fichier électoral béninois est au centre des préoccupations. L’opposition, notamment le parti Les Démocrates, soupçonnait son manque de fiabilité et exigeait un audit avant les scrutins de 2026. Le président Patrice Talon, dans un geste qualifié d’ « ouverture institutionnelle » par certains observateurs, a accédé à cette demande. Mieux, il a permis que les experts soient désignés par l’opposition, tout en finançant l’opération. Cette décision a ouvert la voie à un processus : un audit consensuel, encadré par un comité de pilotage présidé par Jean-Baptiste Elias, figure emblématique de la société civile. L’objectif était clair : garantir la transparence et renforcer la confiance dans les élections à venir.
Élections de 2026 au Bénin: Les pièges qui guettent les signataires d'accords de gouvernance
À l’approche des élections générales de 2026 au Bénin, le nouveau code électoral, adopté en mars 2024, redessine le paysage politique et électoral du pays. Ce texte législatif, salué par certains comme une avancée pour la consolidation de grands partis à ancrage national, introduit des concepts inédits qui suscitent autant de confusion que d’espoir. Au cœur des débats se trouve la distinction cruciale entre les désormais interdites « alliances ou coalitions » et les « accords de gouvernance ou législatifs » qui, eux, sont autorisés. Si ces accords se présentent comme une bouée de sauvetage pour de nombreuses formations politiques, ils comportent également des pièges redoutables pour leurs signataires. L’interdiction des alliances et coalitions est l’une des dispositions les plus significatives du nouveau code. Elle met fin à la pratique qui permettait à plusieurs partis, souvent de bords politiques similaires, de présenter une liste unique de candidats aux élections législatives et communales. Désormais, chaque parti est contraint de faire campagne et de présenter ses propres listes de candidats, une mesure qui vise à renforcer leur autonomie et à les obliger à construire une base électorale solide à l’échelle nationale. Avec la réforme, le législateur a introduit la possibilité de signer des accords de gouvernance ou législatifs. Ces accords permettent aux partis de s’entendre avant les élections pour collaborer, soit au parlement, soit au gouvernement, en cas de victoire. Cependant, ces accords ne constituent pas une liste électorale commune. Chaque parti va à la bataille électorale avec sa propre liste, le sort de chacun étant directement lié à son score individuel.
Tensions entre Béninois et Gabonais: Une crise gérée avec une diplomatie de la retenue ?
Depuis plusieurs semaines, une tension croissante s’installe entre les ressortissants béninois et gabonais, alimentée par des contenus circulant sur les réseaux sociaux. Si la situation a entraîné des mesures des autorités gabonaises, la réponse de Cotonou est jugée par certains observateurs comme trop discrète.
Politiciens béninois et incohérence de discours :Une bombe pour l’éducation des générations montantes
La scène politique béninoise est de plus en plus marquée par des volte-face spectaculaires, des alliances improbables et des discours contradictoires. Si ces retournements peuvent paraître banals dans le jeu démocratique, leur accumulation et leur visibilité publique envoient un signal préoccupant aux jeunes générations. Loin de constituer une école de cohérence, les leaders politiques béninois offrent plutôt une leçon de calculs personnels, de stratégies opportunistes et de contradictions assumées. S’il faut parler d’instabilité et d’incohérence dans le discours au Bénin, la première classe à indexer est celle des politiciens. Leur bouche qui dit oui est la même qui dit non l’instant d’après. Presque sans exception, on a l’impression que tous ceux qui s’engagent dans le politique au Bénin vont à une école particulière pour apprendre à se dédire constamment.
Présidentielle 2026 : Daniel Edah, une carte à jouer pour Les Démocrates ?
À un peu plus d’un an de la présidentielle de 2026, le paysage politique béninois s’organise autour d’un fait acquis : Patrice Talon ne sera pas candidat. En désignant Romuald Wadagni comme son successeur, le chef de l’État a fixé le cadre du scrutin. Face à ce choix, l’opposition doit identifier une personnalité capable de fédérer et de défier la machine électorale de la mouvance. Parmi les noms évoqués, celui de Daniel Edah retient l’attention.
Élections générales de 2026 au Bénin: Le scrutin législatif, nœud gordien
Alors que le Bénin s’achemine vers les élections générales de 2026, les projecteurs se braquent déjà sur la présidentielle. Pourtant, c’est bien le scrutin législatif qui constitue le véritable nœud gordien du processus électoral. En raison de son poids institutionnel et de la loi sur le parrainage, il dessine non seulement la carte des forces politiques, mais conditionne aussi l’accès à la magistrature suprême.
Élections de 2026 au Bénin: L’opposition invisible sur le chantier de l’accord de gouvernance
Alors que les élections générales de 2026 approchent, un grand chantier politique reste encore en friche : celui de l’accord de gouvernance, censé encadrer la compétition électorale et baliser la collaboration entre partis d’opposition pour maximiser les chances pour les scrutins. Sur ce terrain, l’opposition politique béninoise se fait étrangement discrète, au point que certains observateurs parlent d’« invisibilité » inquiétante. Le nouveau code électoral au Bénin a autorisé une pratique qui s’annonce comme la clé de voûte des prochaines élections : les accords de gouvernance. Contrairement aux coalitions, ces accords se signent entre des partis qui ont choisi de faire cavalier seul dans les urnes. L’accord est une feuille de route préélectorale, un pacte de collaboration futur. Il permet à des partis de s’engager à travailler ensemble, soit au sein du parlement, soit au sein du gouvernement, en cas de victoire. Pour être valides, ces accords doivent être formalisés et déposés auprès de la Commission électorale nationale autonome (CENA) avant le scrutin. C’est un changement de paradigme majeur, qui pousse les acteurs politiques à penser au-delà de la simple campagne électorale. L’un des défis les plus redoutables posés par le nouveau Code électoral est en effet, le seuil de 20% des suffrages. Le texte stipule que, pour les élections législatives, seules les listes ayant recueilli au moins 20% des suffrages dans chacune des circonscriptions électorales sont éligibles au partage des sièges. Pour des formations politiques qui peinent à avoir un ancrage national solide et uniforme, cette exigence est un véritable rocher de Sisyphe. Elle est d’autant plus difficile à atteindre que le paysage politique se structure de plus en plus autour de quelques grandes formations, comme l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R), le Bloc Républicain (BR) et l’opposition incarnée par Les Démocrates, qui se partagent l’essentiel des suffrages. Face à cette équation, l’accord de gouvernance apparaît comme la seule solution réaliste pour les partis. Le code autorise, en cas de non atteinte des 20% dans chacune des circonscriptions, les partis signataires d’un tel accord à cumuler leurs suffrages pour espérer lever des sièges. La seule condition est que chaque parti ayant signé l’accord ait obtenu, au préalable, au moins 10% des suffrages au plan national. Ce mécanisme est la bouée de sauvetage des formations politiques : il leur permet de mutualiser leurs forces et de garantir une représentation parlementaire qui serait autrement inatteignable. Il force ainsi les partis, qu’ils soient de l’opposition ou de la mouvance, à réfléchir en blocs stratégiques pour ne pas se disperser. Dans cette dynamique, la mouvance présidentielle et ses alliés semblent avoir pris une longueur d’avance, laissant l’opposition sur la touche.
Aspirants au métier d’enseignant au Bénin: L’espoir du reversement s’éloigne davantage
Le rêve de milliers d’aspirants au métier d’enseignant (AME) vient de s’assombrir encore un peu plus. À travers leurs récentes déclarations à N’dali, la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata et le president de l’UP-R, Joseph Djogbénou, ont refroidi les attentes de ceux qui espéraient que le gouvernement finisse par enclencher leur reversement automatique dans la fonction publique. Le message est désormais clair : les AME devront continuer à composer avec leur statut actuel, au moins pour les prochaines années.
Retour du Wolosso dans les bars au Bénin : La dépravation à visage découvert
Depuis quelques mois, un phénomène qui avait pourtant semblé reculer fait, un retour en force dans les nuits béninoises. Le Wolosso, cette danse jugée obscène et dégradante, réapparaît dans plusieurs bars, boîtes de nuit et lieux de plaisir à Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi ou encore Bohicon et autres. Ce spectacle, qui consiste en des chorégraphies volontairement érotiques, se déploie désormais au grand dame des principes moraux, avec des organisateurs qui ne se cachent presque plus. Pour certains, il s’agit de divertissement. Pour d’autres, c’est le signe inquiétant d’une dépravation morale qui s’installe au nez et à la barbe de tous.
Délivrance de quitus fiscal au Bénin: Des inquiétudes malgré les assurances de la DGI
À mesure que les élections générales de 2026 approchent au Bénin, l’obtention du quitus fiscal, condition sine qua non pour la participation des candidats, revient au cœur des débats. Cet acte administratif, qui certifie la régularité d’un citoyen vis-à-vis du fisc, occupe une place centrale dans les démarches administratives et fiscales. Bien que le gouvernement ait affirmé sa volonté d’assurer la transparence et la célérité du processus, certains observateurs soulignent les défis liés au traitement des nombreuses demandes attendues dans les prochains mois. Selon le Code électoral, tout citoyen désirant briguer un mandat électif doit présenter un quitus fiscal valide. Cette exigence, présentée comme un moyen de promouvoir la probité et la bonne moralité des candidats, avait déjà été introduite lors des précédentes échéances. Pour 2026, la mesure reste en vigueur et constitue une condition préalable pour tout candidat aux postes de conseillers communaux, de maires, de députés ou de président de la République. Cependant, cette exigence comporte des implications organisationnelles significatives, au regard du volume important de dossiers à traiter. En effet, plusieurs dizaines de milliers de quitus fiscaux devront être délivrés en un laps de temps. Les services de la direction générale des impôts (DGI) sont d’ores et déjà sollicités et la pression ne fera que s’accentuer à mesure que la période électorale se rapprochera.