C’est à Parakou, échangeant avec des jeunes, que le chef de l’Etat a laissé entendre qu’il effectuerait sous peu un voyage en Inde et en Chine et fera ensuite installer au Bénin deux usines de fabrication de machines agricoles. Bien comme ambition ? Peut-être. Mais on devient perplexe en entendant encore Boni Yayi promettre que les machines seront distribuées gratuitement aux jeunes.
Opinion
La préparation comme la clé de l’avenir
Donnons raison à Arthur Ashe. « Une des clés du succès, a-t-il dit, est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi, a-t-il ajouté, est la préparation ». Le grand tennisman que fut Arthur Ashe a ainsi lâché le mot : préparation. Il savait d’expérience que la victoire qui couronne un match est le résultat d’un long travail préalable. Tricheur, dehors !
Football: demain, le Bénin qui gagne
Il pleut sur notre football. Des rafales d’une crise dure et qui dure frappent de plein fouet tous nos stades. Des stades qui se sont tus depuis, ne sachant plus résonner de la clameur des aficionados. Et les week-ends se suivent, tristes et moroses, sans que rien ne bouge, sans qu’aucune perspective ne se dessine.
Nicéphore Soglo et Mathieu Kérékou illégaux en 1991 et 1996 ?
Nicéphore Soglo a été « élu » en 1991 en remplacement de Mathieu Kérékou. J’ai souvenance que pendant son mandat, j’entendais déjà certaines indiscrétions dire qu’il n’avait pas gagné l’élection mais plutôt Mathieu Kérékou, et que pour vraiment tourner la page PRPB, en droite ligne de l’orientation donnée par la Conférence nationale, il fallait bien déposer Mathieu Kérékou.
La fondamentale tout simplement ou la lutte contre l’esprit destructeur national
A la faveur de sa descente dans les marchés de la capitale économique nous avons entendu le chef de l’Etat dire que l’esprit béninois est destructeur; le lendemain nous avons entendu également la ministre de la micro finance dire que le Béninois a un esprit rigide. C’est ce qui a le plus retenu mon attention dans l’imbroglio des prix transactionnels, des prix consensuels, des faux frais, de la vérité des prix, de l’impact du ramadan sur les prix, des écueils au principe sacro-saint de l’offre et de la demande qui lève le camp, de l’intervention directe de l’Etat dans la régulation des prix dans un système économique qui se veut pourtant de type libéral. Le tout dans une valse de rejets réciproques des responsabilités à la barbe du consommateur qui s’est fait une raison.
Faut-il réhabiliter le capitaine Michel Aïkpé ?
Avec Michel Alladayè et Janvier Assogba, il formait le noyau qui réalisa le coup d’Etat du 26 octobre 1972 qui porta le commandant Mathieu Kérékou au pouvoir. Les dissensions qui apparurent très tôt entre les acteurs, par ailleurs barons du nouveau régime, conduisirent à la disgrâce de l’un (Alladayè) et à la mort de l’autre (Aïkpé). Sur ce dernier, beaucoup de choses avaient été dites.
La corruption: punir et/ou éduquer?
Il est enfin mort le serpent de mer : le Bénin vient de se doter d’une loi contre la corruption et l’enrichissement illicite. La sixième législature de notre Parlement porte à son actif un acte majeur. Elle inscrit à son palmarès un bon point. Nous avons longtemps épilogué sur cette loi, sans réussir à dégager la volonté politique de la tirer de nos bonnes intentions pour l’exposer au soleil de nos bonnes pratiques sociales.
Question de méthode d’organisation
Mettre la charrue avant les bœufs. L’expression signifie faire d’abord ce qui devrait être fait ensuite, après. Ce décalage dans l’action, ce cafouillage dans l’agencement logique des séquences d’un processus ne peut qu’affecter les résultats attendus, sous l’angle de l’efficacité. Mettre la charrue avant les bœufs revient ainsi à malmener deux paramètres majeurs dans tout processus de développement : la méthode et l’organisation. Deux exemples pour illustrer notre propos.
Bénin : qui a honte de qui et de quoi ?
La honte. Incontestablement la génération de nos grands pères et de nos grands-mères savait ce que cela veut dire. Elle savait de quoi il retournait. En fongbé, avoir honte se dit littéralement « manger la honte». « Edou hougnan ».
Bénin: sous le signe de la lettre R
Bel exercice : sous quel signe se présente à nous, aujourd’hui, le Bénin ? La lecture de la presse quotidienne, au détour de ses manchettes, peut être un précieux atout pour répondre à la question. Emotion et tristesse à la suite de l’intoxication alimentaire survenue à Bantè. La macabre comptabilité des morts se poursuit. Rumeurs de tractations secrètes en vue de tripatouiller la Constitution. Partenariat entre le Bénin et le Nigeria pour combattre l’irruption d’un mal redoutable : la piraterie sur les côtes maritimes des deux pays.