Marche de l’opposition

Déclaration de Me Houngbédji, Léhady Soglo

 Me Adrien Houngbédji, Porte-parole de l’Union fait la Nation
(…) je voudrais d’abord dire merci à tous les manifestants(…) Je voudrais les féliciter pour l’ordre et la discipline qui ont caractérisé cette manifestation(…) Monsieur le Préfet cela fait bientôt 20 ans que le Bénin est revenu à la démocratie, est revenu aux libertés. Savez-vous à quel prix ? Des Béninois sont morts dans ce combat ; des Béninois ont été en prison dans ce combat ; des Béninois ont fui leur pays dans ce combat pour la liberté et c’est le fruit de ce combat dont nous jouissons ici après avoir consacré à la conférence nationale, sa pérennité   et son inviolabilité. Mais voici que depuis 3 ans et demi, le Bénin se trouve encore face au démon qu’il a cru avoir exorcisé à la conférence nationale. Vous ne pouvez plus dormir en paix chez vous ; vous avez peur. …. Est-ce que c’est normal qu’un maire, qui a été élu, soit mis en prison pour 2 millions de Fcfa qui ne sont pas prouvés, qui sont contestés, qu’il a proposé de restituer ? Est-ce qu’il est normal qu’il soit privé de liberté, éloigné de sa femme, de ses enfants, de ses concitoyens, pendant que, oui pendant que, je le dis au gouvernement, il y a des pilleurs de l’économie nationale. Je le dis parce que jeveux qu’on me poursuive. Ils savent que je sortirai les preuves, c’est pour ça qu’ils ne disent rien. Le ministre Fagnon a volé des centaines de millions à la Sonapra. Est-ce que vous trouver normal que celui-là soit en liberté, qu’il joue les ministres pendant qu’un pauvre petit maire, d’une petite commune est enfermé ? J’interpelle encore votre conscience. Nous avons fait plusieurs élections dans ce pays, en 91, en 96, en 2002, en 2003, en 2008. Il n’y a jamais eu de désordre. Il a suffi que Yayi Boni arrive pour qu’on retrouve ici dans notre pays, la violence électorale, …. Où allons-nous ? … En 2006, vous, messieurs du commandement. Vous savez l’ambiance qui régnait dans cette ville, dans ce département de l’Ouémé et du Plateau et dans une bonne partie du Bénin ; ….. Si nous n’étions pas des responsables, si n’avions pas calmé la fureur des populations, est ce que Yayi Boni serait assis dans le fauteuil où il est assis là. Bien qu’il ait été élu, aux élections législatives qui ont suivi, ça a été la bagarre  ici à Porto-Novo, bagarre provoquée par les siens et mis en prison de ses adversaires. Bien qu’il ait été élu, les élections municipales sont arrivées et il refuse d’installer ceux qui ont été régulièrement déclarés élus, sous prétexte que ses partisans ont fait de recours à la Cour suprême, alors que la loi dit qu’il faut d’abord installer ceux qui ont été déclarés élus par la Cena et qu’on attendent ensuite la Cour suprême. Est-ce que vous trouvez normal cela ? Monsieur le Préfet, messieurs du commandement, nous sommes en train d’aller droit dans le mur et c’est pour cela que nous avons saisi la journée d’aujourd’hui, 12 octobre, non seulement pour interpeller la conscience des concitoyens, mais aussi la conscience internationale pour dire : ce que nous voulons au Bénin, ce sont des missions dedéveloppement, ce sont des missions économiques. Nous ne voulons pas des missions de paix au Bénin. Nous ne voulons pas des missions de règlement de conflit au Bénin. Si on veut des missions de développement, si on veut des missions économiques, il faut instaurer d’abord dans le Bénin d’aujourd’hui, un climat de paix, un climat de tolérance, un climat de justice. On ne peut pas arrêter un maire tout simplement parce qu’on veut prendre sa place à la mairie. Ce n’est pas normal. …»

– Léhady Soglo, Renaissance du Bénin

«Nous … sommes ici aujourd’hui pour notre soutien à l’endroit du maire de Dangbo, un officier de police judiciaire, arbitrairement et injustement maintenu dans les mains de la justice à la volonté du ministère public qui a interjeté appel. Ça fait suite à la prolongation de l’installation des conseils municipaux et locaux. Ça fait suite au non respect des libertés à l’endroit des étudiants, des syndicats et de la presse. Nous pensons que notre pays peut faire économie de crispation politique, …de tension sociale, surtout en cette période où la vie est difficile pour nos compatriotes.

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Ce que nous souhaitons, c’est qu’on applique la loi ; qu’elle ne soit pas sélective et que l’on ne distingue pas selon que l’on est Fcbe ou autre. Nous, nous souhaiterions effectivement que la démocratie qui est notre bien le plus commun, puisse être présent préservée dans notre pays. S’agissant de mon absence à Dangbo et à Porto-Novo la dernière fois, j’étais tout simplement souffrant, vous pouvez d’ailleurs le constater dans le son de ma voix.. Mais, j’ai toujours été solidaire de toutes les actions qui ont été entreprises par les différents leaders de l’Union fait la Nation »

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