Amnesty international demande le transfert de Simone Gbagbo à la Haye

Amnesty International souhaite voir Simone Gbagbo rejoindre son époux, l’ex-président Ivoirien Laurent Gbagbo, à la Cour Pénale Internationale (CPI). Ce lundi, l’Ong a demandé le transfèrement à la Haye de l’ancienne première dame de la Côte d’Ivoire.

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À travers cette demande, Amnesty International vient appuyer la toute récente décision de la CPI concernant Simone Gbagbo. En effet, jeudi 22 novembre la CPI a levé les scellés sur le mandat d’arrêt émit contre l’ex-première dame depuis février. Dans une interview sur Radio France Internationale (Rfi), il y a quelques jours, le directeur d’Amnesty International France, Stephan Oberreit a affirmé que « Simone Gbagbo est inculpée pour crimes contre l'humanité […] Elle doit être impérativement transférée à La Haye dans les délais les plus courts pour répondre des accusations qui sont rassemblées contre elle.» Il faut rappeler que Simone Gbagbo est soupçonnée de crimes contre l’humanité ayant pris la forme de meurtres, de viols et d'autres formes de violences sexuelles, d’autres actes inhumains et d'actes de persécutions, commis lors de la crise postélectorale qu’a connue la Côte d'Ivoire fin 2010 début 2011 ; entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011-date de la chute du régime de son époux.

Depuis lors, près de deux ans déjà, elle est emprisonnée à Odienne, une ville au nord de la Côte d’Ivoire. Aux dernières nouvelles, l’État Ivoirien n’a pas encore répondu à la demande de transfèrement. Mais Amnesty International de son coté insiste sur une justice équitable dans le cadre des exactions commises pendant cette crise. L’Ong demande que la justice soit rendue pour les victimes de tous bords. À noter que depuis la fin de la crise postélectorale, seuls les membres du régime défunt sont poursuivis. Pendant ce temps, des figures de proue des Frci (Forces républicaines de Côte d’Ivoire), proche de l’actuel président Alassane Ouattara, épinglés dans plusieurs rapports d’Ong internationales de lutte pour les doits de l’Homme ne sont pas inquiétées par la justice.

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