Fidat Hwénusu, une piste de réconciliation des fils d’Allada

(L’Eac Océan du Bénin remporte le premier prix) La ville d’Allada, à travers la deuxième édition du Festival international de danse traditionnelle (Fidat Hwénusu) placé sous le signe de la réconciliation, a été faite deux jours durant, le carrefour de valorisation et de promotion du patrimoine culturel immatériel de l’Afrique en général.

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La deuxième édition du Festival international de danse traditionnelle (Fidat Hwénusu) s’est tenue du 21 au 22 décembre 2012 dans la ville d’Allada au Bénin. Célébration de l’immense richesse du patrimoine culturel immatériel africain et béninois en particulier, la fête a démarré le vendredi par une caravane à travers la ville d’Allada. A l’animation, des ensembles artistiques et culturels venus du Togo, du Ghana, du Nigéria et du Bénin. La procession a permis à l’organisation, de donner un aperçu de ce que sera la fête pendant ses deux jours. Egalement, pour gagner l’attraction du public. Une fois sur le site du festival, c’était effectif. La grande cour de l’arrondissement d’Allada a accueilli de grandes foules, lors des différents spectacles qui ont marqué le festival. Un parterre de personnes joyeuses de vivre de forts moments de démonstrations chorégraphiques issues du répertoire rythmique du Bénin, du Togo, du Ghana et du Nigéria. Chaque troupe y va à sa manière pour faire exhiber la pluralité de son répertoire et le mettre sous les feux de la rampe. Ainsi, le brassage est fait entre les différentes cultures représentées par les groupes invités à la fête.

La réconciliation des fils d’Allada

Au-delà d’un creuset d’échanges et de brassage entre les  cultures, Fidat Hwénusu permet à la commune d’Allada de s’ouvrir au reste du monde, de la rendre compétitive et de promouvoir sa culture, signale Stanislas Dégbo, Président de l’ensemble artistique et culturel Les As du Bénin, structure organisatrice du festival. C’est l’occasion pour mettre sur tapis, la riche et diversifiée culture d’Allada qui, malheureusement, est restée en veilleuse depuis la nuit des temps. Ceci, à cause de la division entre les “alladanu‘’ (fils d’Allada), regrette le promoteur du Fidat. Il ajoute, «Fidat est placé sous le signe de la réconciliation. […] Le Fidat vise à mobiliser et rassembler toutes les compétences autour de la commune d’Allada et faire d’elle, le carrefour international des danses et du tourisme.» «Les organisateurs nous donnent une pèche à laquelle nous devons nous accrocher. Le moment est venu pour que nous nous donnions la main pour un renouveau culturel d’Allada» déclare le Directeur de cabinet du maire de la commune d’Allada. Quant à Marcel Zounon, Directeur de l’Ensemble artistique du Bénin et représentant du Ministre de la culture au lancement du festival, il a exhorté tous les fils de ladite commune à tout mettre en œuvre pour maintenir ce festival sur leur territoire. Car, à l’en croire, c’est une drôle de chance pour eux pour le rayonnement de leur ville.

Plusieurs prix décernés

Outre les As du Bénin qui ont, à l’ouverture du festival, présenté une création spéciale pour la circonstance, les autres groupes ont évolué dans une compétition qui s’est soldée par la victoire de l’Ensemble artistique et culturel Océan du Bénin qui emporte le premier prix composé d’un trophée et d’une enveloppe financier de 200.000 F Cfa. Ce groupe est suivi de la troupe nigériane Squad one danse et de l’ensemble Les dinosaures du Bénin. En plus du trophée, ils bénéficient respectivement d’une récompense financière de 150.000 F Cfa et 100.000 F Cfa.

Outres les groupes, d’autres personnes ont été distinguées. Il s’agit de Solange Agbagnahoun Soumanou, Directrice du fonds d’aide à la culture (Dfac), le Commissaire central d’Allada et Damienne Donoumassou, Chef d’arrondissement d’Allada.

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