Mali : le MNLA menace de s’en prendre aux militaires français puis revient sur sa décision

Le MNLA a annoncé sur son site internet ce jour, qu'il était prêt à combattre les troupes françaises et maliennes, et ce après l'arrestation de quatre membres du groupe considéré à tort ou à raison comme un groupe terroriste par certains maliens.

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D'après le MNLA, Abdoul Karim ag Matafa est contacté par téléphone par un officier français, son contact au sein de l'opération Serval. Ce militaire l'aurait invité à le rejoindre à quelques kilomètres de la ville pour discuter du contrôle de Ménaka. Mais sur le lieu du rendez vous, il aurait été arrêté avec trois combattants par des hommes du colonel Gamou (militaire malien) puis transférés à Bamako.

Il n'a pas fallu plus pour que le groupe crie à la manipulation et a, en début de matinée publié un communiqué sur son site menaçant la France de représailles avant de se rétracter.

La France entre le marteau et l'enclume

La France se retrouve dans une position délicate: livrer le MNLA aux militaires maliens ou s'allier avec lui au risque de monter l'opinion publique malienne en majorité hostile au MNLA contre elle. En investissant la ville de Kidal sans les militaires maliens, la France avait été soumise à une salve de critiques des leaders d'opinion et même de manière déguisée du président nigérien. En participant à l'arrestation de Abdoul Karim ag Matafa, chargé de la santé au conseil transitoire de l'Etat de l'Azawad,  elle veut donc donner un gage aux autorités maliennes.

Le MNLA bientôt attaqué?

En prenant le risque de la publication d'un communiqué dans lequel il menace la France, le MNLA s'expose à une attaque des forces franco-maliennes et de la MISMA. On peut donc aisément comprendre qu'après mûre réflexion, il a été décidé au sein de l'équipe dirigeante de revenir sur ces propos va-t-en-guerre. 

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Toutefois il ne faut pas confondre les touaregs et le MNLA, qui est un groupe de touaregs sécessionnistes. La résolution de la crise passe définitivement par le dialogue avec les touaregs. Un dialogue qui ne pourrait s'accomplir sans le désarmement du MNLA et bien évidemment la renonciation à toute idée d'un état appelé l'Azawad.

 

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