La marche des chômeurs une fois encore interdite

Interdite une fois encore. La marche de protestation contre les résultats «frauduleux» du concours de recrutement d’agents permanents de l’Etat au profit du ministère de l’Economie et des Finances a été de nouveau interdite.

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Pour être précis, elle n’a simplement pas été autorisée par l’autorité préfectorale. Et ceci, pour la troisième fois consécutive. Qu’il vous souvienne, il y a deux semaines de cela, une première marche des diplômés sans emploi et chômeurs du Bénin, pourtant autorisée par les autorités territoriales locales, notamment celles de la Mairie de Cotonou, n’a finalement pas eu lieu. La raison. Le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral n’a pas autorisé la marche. Le mardi 26 février dernier, les diplômés sans emploi et chômeurs du Bénin n’ont pu battre le macadam. La marche a, en effet, simplement tourné en une course-poursuite entre les manifestants et les  éléments des Forces de l’ordre venus faire respecter une décision préfectorale. Point besoin de rappeler que la marche, une fois encore, n’a pas été autorisée. Et hier encore, alors que les jeunes avaient affirmé leur volonté de manifester leur ras-le-bol, chose garantie par la Constitution du 11 décembre 1990, patatras. La nouvelle est tombée et le refrain n’a pas changé. «La marche n’est pas autorisée», nous a-t-on appris. Dans le rang des manifestants, on s’inquiète de l’«embrigadement des libertés fondamentales» pourtant chèrement acquises.

Cette énième interdiction, ou du moins, non autorisation de marche de protestation est perçue dans l’opinion comme une discrimination que le «deux poids, deux mesures» illustre bien. D’un côté, les marches de soutien autorisées, et de l’autre, les manifestations de protestation non autorisées. Le fossé s’agrandit, s’agrandit. Cela, jusqu’à quelle distance ? On ne le sait encore.

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