Révision de la Constitution : des réticences autour de Yayi

Le projet de révision de la Constitution, lancé par le Chef de l’Etat le 06 Juin dernier, ne reçoit pas l’assentiment de tous ses proches. Selon des sources bien introduites à la Marina, des conseillers du Chef de l’Etat traînent les pas pour s’engager réellement dans cette campagne.

Publicité

Le Chef de l’Etat, qui est très engagé pour la révision de la Constitution, a promulgué, le mardi dernier, la Loi sur le référendum. Mais, son élan dans cette entreprise pourrait être ralenti par certains de ses proches collaborateurs. Alors que d’autres sont sur le front, depuis quelques jours, et annoncent partout les bienfaits de la révision, d’autres par contre traînent les pas. La nonchalance de ces derniers alertent les premiers et les amènent à avoir des doutes sur eux.

Et, même si officiellement ils n’ont pas affiché leur opposition au projet de leur chef, de peur des représailles politiques, on les sent craintifs et réticents face à une aventure politico-juridique dont ils ignorent tous les méandres et la destination. Aussitôt, deux camps se constituent autour de Boni Yayi. Il y a ceux qui sont engagés, corps et âme, dans cette campagne, et ceux qui, bien que membres et barrons de la majorité présidentielle, n’osent pas s’afficher, montrant des réticences.

Lire : Révision de la constitution : Yayi sur les traces de Wade

Publicité

Selon un confrère de Jeune Afrique, le Président de l’Assemblée Nationale, Mathurin Nago, et l’inamovible Conseiller spécial aux affaires politiques du Chef de l’Etat, Amos Elègbè, feraient partie de ceux-là. Depuis que cette campagne a commencé, les déclarations faites par le Président Nago sur ce dossier ne rassurent pas les cassiques du régime. Elègbè a fait une déclaration sur le plateau de l’Ortb, mais depuis on ne l’a plus vu. Et au fur et à mesure qu’on avance dans cette campagne, leur posture peut bien être assimilée à de la trahison, et les lobbys engagés pourraient se liguer contre eux. Une querelle byzantine qui risque d’envenimer les choses autour du Président de la République.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité