Cip-Uemoa : de nombreuses recommandations pour l’avenir de l’Union

Du 13 au 19 octobre 2013, s’est tenu à l’Hôtel Azalai de Cotonou, les assises de la 14è session extraordinaire du Cip-Uemoa, autour du thème principal: «l’intégration sous-régionale : état des lieux». L e vendredi dernier, ces assises ont été clôturées, assorties de nombreuses recommandations.

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D’une part sur l’état des lieux de l’intégration sous-régionale, où le Comité interparlementaire recommande l’application effective, par les Etats membres, des actes, réformes et politiques de l’Union, le lancement par la Commission, dès 2014, d’une revue annuelle des actes relatifs à l’intégration, la mise en place par chaque Etat membre, d’un Comité de suivi et de veille, chargé de faire le point de l’exécution des textes communautaires, en collaboration avec les représentants résidents de la Commission dans les Etats membres et les membres du Cip, l’accélération de la mise en place du Parlement de l’Union, la pratique effective de la subsidiarité, de manière à se concentrer sur les projets et programmes que les pays ne sont pas en mesure de mettre en œuvre, la coordination des effets de tous les acteurs pour l’émergence d’un espace confédéral. D’autre part, le Comité interparlementaire a fait des recommandations sur la libre circulation des personnes et des biens, notamment l’organisation dans les meilleurs délais d’un atelier sous-régional de sensibilisation et de formation au profit des acteurs intervenant dans le cadre de la libre circulation des personnes et des biens, et le droit d’établissement (Douanes, Gendarmerie, Police, syndicats des transporteurs, etc) et aussi l’implication des parlements nationaux et du Comité Interparlementaire (Cip) dans l’information et la sensibilisation des populations sur les textes communautaires. Dans son allocution de clôture, le Vice-président du Cip-Uemoa, l’Ambassadeur Traoré Mélégué, mettra l’accent sur chacune des thématiques qui ont été inscrites à leur agenda, et qui représente un enjeu important et spécifique de l’intégration de l’espace Uemoa. Selon ses propos, l’apport le plus important de Cotonou, aura été de poser la question de la nature stratégique de l’intégration. «Tous les autres parlements cherchent actuellement à se dégager de leur statut consultatif, et l’Uemoa devrait aller dans le même sens, grâce à l’entrée en vigueur prochaine du Traité de 2003 relatif aux Parlements», a-t-il précisé, avant d’ajouter qu’il reste à poursuivre l’acquisition de ces connaissances, et surtout à contribuer à l’application effective de la législation et des autres actes communautaires.

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