2è symposium de l’Upf: Le développement durable au cœur des échanges

2è symposium de l’Upf: Le développement durable au cœur des échanges

Venus de 27 pays, les journalistes se sont penchés sur le thème : « Médias, environnement et développement durable en Afrique »

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Fort du succès du premier symposium tenu à Monaco en 2016, l’Union de la presse francophone (Upf) en a organisé un deuxième les 30 et 31 mars 2017 à l’université Mohammed VI polytechnique de Ben Guérir – un hub du savoir et de la recherche –  près de Marrakech au Maroc.

 Venus de 27 pays, les journalistes se sont penchés sur le thème : « Médias, environnement et développement durable en Afrique ». Sur un continent qui ne produit que 4% des gaz à effet de serre du monde, les enjeux environnementaux pourraient être revus à la baisse. Pourtant, l’Afrique n’est pas à l’abri des caprices de la nature.

C’est pourquoi l’Upf a initié ce symposium, organisé par sa section marocaine, pour amener les médias d’Afrique à réfléchir et anticiper sur les questions d’ordre écologique. Dans quelle perspective les médias devraient-ils traiter les problématiques écologiques ? Quelle place ces médias accordent-ils à de telles questions ?

Telles sont les préoccupations auxquelles ce symposium devrait trouver solution. Au cours de la cérémonie qui a consacré l’ouverture du symposium, la présidente de la section Upf du Maroc Meriem Oudghiri, a affirmé que « l’Afrique a besoin de toutes ses forces vives pour construire un modèle de résilience climatique ». Le président international de l’Upf, Madiambal Diagne, a affirmé que ce symposium ouvrira le débat sur les questions écologiques de l’heure. Il n’a pas manqué de saluer l’accompagnement de l’Office chérifien des phosphates, le sponsor officiel des cette rencontre.

D’ailleurs, son Vice-président exécutif chargé des affaires publiques et de la Communication Talal Zouaoui, a dit tout son plaisir d’être partenaire de l’Upf sur ce projet qui ouvrira à coups sûrs, la voie à un développement durable de l’Afrique pour lequel l’Ocp se bat. Même engagement chez Tidiane Dioh de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), représentant de la secrétaire générale Michaëlle Jean empêchée.

« Je crois à la contagion des valeurs écologiques », a-t-il affirmé.

Ce colloque a démarré par une conférence inaugurale de Mme Maria Snoussi, professeur à l’université Mohammed V de Rabat. Dans cette conférence ayant pour thème, « le développement durable en Afrique : une utopie ou un objectif incontournable », Mme Snoussi a reconnu que l’Afrique n’émet que 4% du taux de carbone dans le monde, que son empreinte écologique (donnée qui rend compte de l’impact des actions anthropiques sur la nature) est faible, mais « le plus grand danger pour l’Afrique c’est la croissance de sa population » nuance-t-elle, avant d’ajouter : malgré tout ça, l’Afrique est bien placée pour indiquer de nouvelles voies de développement durable, à condition qu’elle décide de « prendre en main la gestion de ses ressources et non pas de les brader ».

Au cours de ce symposium, les participants ont suivi deux tables rondes et quatre ateliers. A la fin du symposium, l’Upf-Maroc a organisé à l’intention des participants une visite touristique de la ville de Marrakech, où ils ont pu visiter la Station de traitement et réutilisation des eaux usées, le bassin de la Menara, la Medersa Mohamed, la place Jamaâ El Fna, le musée Mohammed VI pour la civilisation (non encore inaugurée), pour une visite en avant première

Marcel Zoumènou, de retour de Ben Guérir (Maroc)

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