Bénin: L’Unstb dit non aux lois antinationales et aux mesures antisociales

Bénin: L’Unstb dit non aux lois antinationales et aux mesures antisociales

Dans sa déclaration intitulée ‘’Trop d’ambition tue l’ambition’’, Emmanuel Zounon a fait part des constats ‘’lugubres’’ faits par sa confédération en ce qui concerne la gestion de l’Etat par le Président Patrice Talon.

Réformes tous azimut au Bénin: L’UNSTB descend dans les rues demain

L’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin (Unstb) est descendue, ce vendredi 31 Mars 2017, dans les rues de Cotonou en signe de protestation contre la gestion du pays par le gouvernement en place. La confédération réclame entre autres,  une gestion plus sociale, le respect de la législation du travail et l’application de l’assurance maladie universelle.

La gouvernance que fait le régime de Patrice Talon n’est pas du tout du goût de l’Union nationale des Syndicats des Travailleurs du bénin (Unstb). Elle l’a fait savoir à travers une marche de protestation qui s’est déroulée ce vendredi 31 Mars 2017. Sur les banderoles brandies par les marcheurs, on peut lire des messages comme : « Le développement humain passe par la protection sociale», « Non à la proposition de loi portant recueil de renseignement. », « Le peuple est contre le mandat unique allons au référendum », « Non aux collaborateurs externes et aux mercenaires étrangers ».

Partie de la bourse du travail de Cotonou et passant par la place de l’étoile rouge, cette marche a eu pour point de chute le Ministère du Travail, de la Fonction Publique et des Affaires Sociales (MTFPAS), où les marcheurs avec à leur tête le Secrétaire Général de l’Unstb Emmanuel Zounon, ont lu une déclaration en présence du Directeur de Cabinet du ministre, David Vidéhouénou.

Les faits

Dans sa déclaration intitulée ‘’Trop d’ambition tue l’ambition’’, Emmanuel Zounon a fait part des constats ‘’lugubres’’ faits par sa confédération en ce qui concerne la gestion de l’Etat par le Président Patrice Talon. Au nombre de ces constats, on a le vote par l’Assemblée Nationale des lois portant respectivement, régime d’emploi des collaborateurs externes de l’Etat et conditions d’embauche et de placement de la main d’œuvre, la banalisation des Ape et des Ace, la cherté actuelle de la vie marquée par l’augmentation des prix des denrées alimentaires, l’instauration de nouvelles taxes et la volonté du gouvernement de faire voter en procédure d’urgence le projet de loi portant révision de la constitution, d’une part.

D’autre part, le Sg a pointé du doigt la privatisation de la protection sociale par le biais de l’affermage des hôpitaux de zone, la non-application de l’assurance maladie universelle, le processus de liquidation des entreprises nationales non en faillite, sans association des travailleurs et sans mesures d’accompagnement, et la non-association des centrales et confédérations syndicales dans l’adoption de textes de lois de portée hautement sociale.

Les revendications

Considérant que ces différentes décisions et mesures du gouvernement privent les travailleurs des villes et campagnes de leurs acquis sociaux et de leurs sources de revenus, tout en éloignant l’Etat des préoccupations majeures du moment, l’Unstb a adressé une liste de revendications au gouvernement et à son Chef. La confédération exige la non-promulgation des lois relatives aux collaborateurs externes et sa relecture, l’application de l’assurance maladie universelle, le respect de la législation du travail, la baisse de la taxe sur les salaires.

Elle invite par ailleurs le Président de la République à rechercher le consensus national pour une révision apaisée de la constitution

Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    OLLA OUMAR 8 mois

    Ekpanlo , pour talon l’es.croc et les ruptucons , la ligne rouge , le cantonnement comme du bétail à la bourse du travail sont franchis , toboula ” gros nez ” se cache , le papier bidon signé avec 5 des centrales syndicales est déchiré, talon a chaud , il a le c.ul dehors , les jours à venir vont être durs pour lui , et OLLA OUMAR est content , il les aurait prévenus