Ville de Cotonou: Des faits et gestes qui gênent la circulation

Ville de Cotonou: Des faits et gestes qui gênent la circulation

Il est fréquent d’assister à des comportements désobligeants de certains usagers indélicats. On est prêt à en découdre physiquement avec son vis-à-vis.

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En dehors de l’Etat de certaines voies qui ne facilite pas la fluidité du passage dans Cotonou, des comportements désobligeants et à la limite insensés de certains usagers, rendent encore plus difficile le passage dans la capitale économique.

Il est fréquent d’assister à des comportements désobligeants de certains usagers indélicats. On est prêt à en découdre physiquement avec son vis-à-vis. Malgré les différents rappels à l’ordre des forces de l’ordre, c’est le non-respect du code de la route et la mauvaise conduite qui prévalent, parce que certains n’ont aucune notion du code de la route. Même ceux qui semblent le maîtriser, le viole sans inquiétude aucune.

Beaucoup ne savent pas par exemple que le feu vert donne le droit de passage, que le rouge oblige le passager à s’arrêter, et que  l’orange demande à l’usager de se préparer à s’arrêter. A l’allumage du feu rouge, nombreux sont les usagers qui, pour économiser leur carburant, coupent carrément leur moteur. Une fois le feu vert allumé, ils cherchent à le remettre de nouveau en marche ; conséquences, ils empêchent les autres qui sont derrière de passer et cela crée la frustration.

La vive allure, le déséquilibre, l’arrogance, les injures, l’alcoolisme…

Le code en vigueur au Bénin indique les différentes vitesses à observer sur les axes routiers, surtout dans les grandes agglomérations. Mais certaines personnes se laissent aller à une vitesse exagérée. A la moindre inattention, le danger devient inévitable. Beaucoup de jeunes gens éprouvent du plaisir à se faufiler entre les véhicules, une manière pour eux de démontrer toute leur force de conduite, et monter qu’ils sont les meilleurs conducteurs. Or, c’est un jeu dangereux qui occasionne de graves accidents, qui se soldent généralement par des pertes en vies humaines.

Pour des usagers de la route, les clignotants sont comme des enjoliveurs ou des jouets. Même quand on les active, il n’est pas rare de voir des gens entrer en collision. Une mauvaise utilisation est faite des clignotants, parce que parfois on clignote à gauche et subitement, on vire à droite, oubliant que le clignotant est en marche. Dans un mépris total des comportements prescrits par la loi, des usagers opèrent des dépassements dangereux et mettent les autres en difficulté. Les conditions de chargement de véhicule sont bien connues au Bénin.

Malheureusement, de nombreux motocyclistes adoptent des positions fantaisistes qui les déséquilibrent. L’alcoolisme est un déséquilibre moral qui survient après que l’usager ait pris un vers de trop ; un déséquilibre moral, qui est aussi à la source des dérives précédemment développées. La courtoisie, la tolérance et la patience, n’existent pas dans le vocabulaire de certains usagers de la route. Ces derniers ne ratent aucune occasion pour lancer des injures ou des insultes à l’endroit de leur vis-à-vis, et on assiste parfois à des bagarres, les carrefours se transformant en ring de boxe.

En pleine circulation, des gens effectuent des appels et prennent le risque de tenir le téléphone portable d’une seule main, et le guidon ou le volant de l’autre, au risque d’être la cause de graves accidents de la route.

Commentaires

Commentaires du site 7
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    Napoléon1 4 mois

    Je trouve tout cela comme lamentations des parvenus. Ce n’est pas parce que ailleurs les rues sont bien tracées, et la Courtoisie est cultivée que l’on voudra du coup vouloir cela à Cotonou, à Porto-Novo, Ouidah et partout au Bénin. Posons-nous d’abord la question de savoir, comment ces comportements sont arrivés à devenir une normalité, mais aussiparfois outrageante dans ces pays que l’on appelle généralement civilisés. Normalité parfois outrageante, parce qu’elle a fini d’inculquer la Phobie de l’autorité et le perfectionisme aux individus à telle enseigne que ce n’est plus la police qui vous contrôle, mais c’est chacun qui contrôle chacun. Ainsi la vie d’ensemble ici dans cette civilisation que les africains veulent bien copier n’est pas toujours une soirée de Gala.
    Il est vrai que traverser le carrefour de Védoko ou celui de Agla à Cotonou m’a paru la première fois, après 24 ans de séjour ininterrompu en Allemagne comme un manège impraticable. Mais devrais-je pour cela commencer à donner libre cours à l’excitation et aux mauvais Sentiments en portant des injures de sauvage et d’incivilisés sur les miens et souhaiter que l’on se comportât dans la circulation comme j’ai l’habitude de voir à Berlin, à Duesseldorf`, à paris ou à Londre? Non, c’est cela la réalité du pays, le Bénin et je suis conseillé dans mon propre intérêt à prendre la mal à Patience. En Allemagne les enfants aprrenent à bas âge au jardin d’enfants les notions de comportement dans la circulation et les Premiers signaux de la circulation et cela les suit toute leur vie.En Allemagne il est impensable que des Engins puisent être conduits dans la circulation sans être auparavant immatriculés. Il est impensables que les conducteurs des Engins à deux roues peuvent conduire sur la voie publique sans avoir une Formation en la matière et obtenir un permis. Avons-nous déjà une telle culture au Bénin? Non, nous ne saurions vouloir mettre la charrue devant les boeufs et espérer un résultat satisfaisant.

    Vouloir dicter l’esprit précieux aux populations béninoises par la force et la violence, c’est travailler à contre-courant.Le goût de l’esthétique, comme la préciosité des manières et la Courtoisie, cela se cultive, cela on se l’approprie volontairement.

    J’ai écouté l’ancien ministre Gaston Zossou la dernière fois qui répondait aux journalistes, que l’action menée par le préfet Toboula avait aussi un sens pédagogique. Mon oeil, quand allons nous cesser avec cette pédagogie en Afrique. Ce n’est pas de la pédagogie mais c’est plutôt une culture de violence que nous entretenons depuis des siècles et qui a causé et génère toujours trop de gachis humains.

    Commencons à développer la conscience pour la prise en compte de l’environnement et prenons un peu au sérieux l’éducation à la base de nos progénitures. Car la Pollution de l’air causée par les Engins et les maladies qui s’en suivent est plus désastreuse que les Coups de gueule qui parfois se font entendre dans la circulation.

    J’ai visité certaines villes capitales du monde: A Paris je trouve les francais un peu chaotics et nerveux, à Berlin, je trouve les allemands trop ordonnés et froids et à Londres, j’ai trouvé que les anglais sont encore plus froids et distants que les allemands mais très respectueux de l’humain, à New-York, j’ai vu que les américains ne sont que naifs, à Moscou j’ai eu le Sentiment que le russe n’a pas de Coeur, à Tokio j’ai compris pourquoi les japonnais ont réussi. Ils sont consequents et attachés à leur Tradition, à Pékin, j’ai pu découvrir, combien racistes les chinois sont, à la Havane, j’ai admiré la simplicité et la communauté multi-raciale réussie des cubains.
    Mais jamais je ne chercherai à échanger aucune de ces capitales contre Porto-Novo, Cotonou ou Ouidah. C’est toujours pour moi une bouffée d’oxygène et une émotion saisissante quand je débarque après un long séjour à l’étranger dans ces villes de mon Bénin natal et il l’est aussi pour tout européen qui débarque en Afrique: Partout saute aux yeux la pauvreté cruelle, mais cette vitalité sonore, cette volonté visible de vouloir vivre, qui semble gravée sur les visages rappelle chaque fois que l’on est en Afrique au berceau de l’humanité. C’est cela aussi quelque Chose que nous avons en Afrique et au Bénin de positif.

    Les parvenus de dernière heure ne doivent pas penser qu’ils peuvent dicter par force et autre violence aux populations l’esthetique désirée et tout ira mieux.

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    CODJO ATAKOUN 4 mois

    Encore et encore c’est un vrai problème du vivre ensemble que nous avons à cause de l’incivisme de certains. Il y a de tout dans Cotonou: les illettrés, les villageois et ceux qui abusent de l’alcool et des stupefiants ou gué. Il faut que les forces de l’ordre encadrent mieux la ville et n’hésitent pas à mettre des amendes aux contrevenants aux règles de la circulation. Quelques images de la ville de Singapour feront comprendre à nos citoyens ce que c’est qu’une ville propre même si c’est excessif.

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    Frank 4 mois

    “….l’usager ait pris un vers de trop ”
    Tcheéeeeeee quand même!! je vous invite a boire UN VERRE

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    Karl 4 mois

    “En dehors de l’Etat de certaines voies qui ne facilite pas la fluidité du passage dans Cotonou…” en principe état dont vous parlez est en miniscule. En majuscule, il s’agit d’une forme de gouvernement d’où l’Etat béninois. Juste un contribution M, le journaliste

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      GbetoMagnon 4 mois

      “Karl” attention malheureux ! tu vas te faire taxer de “subitement donneur de leçon”.
      Ici, tu es tenu de te montrer modeste et d’une syntaxe hasardeuse, sous peine de te voir déclaré “tourmenté de la grammaire” (en fait lecture, mais bon on n’est plus à ça près ).

      Seul MM. CARLOS et ALEDJI sont autorisés à laisser courir leurs idées dans le style qui leur plait.

      Alors, ne vexe personne, tiens toi bien et écrit comme un béninois est sensé le faire chez ceux qui, ne voient ici “qu’un désert de compétences” stp.

      Moi je dis ça c’est pour toi. 🙂

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      CODJO ATAKOUN 4 mois

      On vous dira que c’est le stress du bouclage… La tolérance, il y a des maison pour cela.