Enseignement secondaire: Les Ace en grève, les élèves composent sans surveillance

Enseignement secondaire: Les Ace en grève, les élèves composent sans surveillance

Plusieurs revendications sont à l’origine de cet état de chose qui met à mal les activités pédagogiques dans les établissements publics ...

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Comme annoncé, les enseignants Agents Contractuels de l’Etat (Ace), ont effectivement démarré une grève de 72 heures hier mardi. Dans plusieurs collèges sillonnés, le constat est le même. Les élèves sont en composition mais sans surveillance.

Contrairement à la grève de 48 heures observée la semaine écoulée, le mouvement de débrayage de 72 heures annoncé par les enseignants Ace est cette fois-ci, globalement suivi dans la majorité des collèges. Que ce soit au Ceg 1 d’Abomey-Calavi, au Collège de l’Entente à Agla ou au Ceg Zoca d’Abomey-Calavi, que nous avons sillonnés, le constat  reste le même. Les élèves sont présents et sont même en composition. Une anomalie cependant : les compositions se déroulent sans surveillance contrairement à ce qui se fait habituellement.

« Les compositions sont prévues depuis un certain temps. Et empêcher les apprenants de composer, c’est aller contre l’éthique. C’est pourquoi nous avons laissé les enfants composer mais sans surveillance », a confié Julius Sodokin, professeur de sciences physiques au Ceg 1 d’Abomey-Calavi.

Au Collège de l’Entente d’Agla, c’est aussi les mêmes explications ; mieux, les Ace ne sont pas les seuls à observer ce mouvement d’humeur.

« Le mouvement de grève s’est même élargi aux enseignants Agents Permanent d’Etat (Ape) », a expliqué Désiré Adéléyé, professeur de mathématiques dans ce collège.

Cette grève de 72 heures renouvelables, est également observée dans toutes les autres régions du pays et faite comme telle. Plusieurs revendications sont à l’origine de cet état de chose qui met à mal les activités pédagogiques dans les établissements publics d’enseignement secondaire, et un système éducatif béninois déjà fragile.

Les enseignants réclament la parution des avenants des contractuels de l’enseignement secondaire depuis 2008, l’abrogation des arrêtés fixant « arbitrairement » le taux de réussite imposé aux Directeurs d’écoles, la relecture du décret portant statut particulier du personnel maternel, du primaire et du secondaire, et la reconnaissance du droit des inspecteurs de l’enseignement secondaire de présider les commissions d’inspection.

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