La constitution du 11 décembre, un “fétiche” selon Houngbédji

La constitution du 11 décembre, un “fétiche” selon Houngbédji

Le Président Houngbédji constate avec grand remord et s’étonne de la « résistance » de la constitution actuelle, qu’il qualifie de « fétiche », à toute tentative de révision

Corée du Sud : Me Houngbédji pour une promotion des progrès au service de la paix

Le Président de l’Assemblée Nationale Adrien Houngbédji vient de prononcer un discours à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2017. Il témoigne son mécontentement par rapport au rejet de la recevabilité du projet de révision de la constitution, le mardi dernier, par les députés.

Il constate avec grand remord et s’étonne de la « résistance »  de la constitution actuelle, qu’il qualifie de « fétiche », à toute tentative de révision. 27 ans après, elle nécessite d’être toilettée. Le nouveau projet rejeté venait pourtant à point nommé, aux dires du Président du parlement. Le Bénin pouvait, à cette occasion, se conformer aux exigences actuelles de développement.

Le projet de Talon selon le Président de l’Assemblée Nationale est en harmonie avec les enjeux de la mondialisation. Notamment, il promeut la femme en ce qu’il inscrit en règle l’égalité des chances. Ce projet favorise l’abolition de la peine de mort. En bref, pour Houngbédji, le parlement, par ce rejet de révision, a failli à sa mission d’accompagner l’exécutif dans son programme d’actions et dans la mise en œuvre des réformes.

Commentaires

Commentaires du site 24
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    OLLA OUMAR 6 mois

    Et comment s’appelle le fétiche de ce houngbedji : ” l’argent “

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      gombo offline 6 mois

      A chacun son fetiche…n’est ce pas …
      Nous sommes heureux d’avoir des tabous… “Gbe do sou ”
      Certains n’en ont plus…
      Tout, tous ont un prix, aurait dit l’autre co-rupteur ne, mais pas les fetiches…
      Hagbe a son age, aurait pu montrer plus de detachement envers les choses de ce monde…Que veut il encore ?
      Finalement nous pouvons rendre grace a Dieu -en ce Vendredi Saint- de nous avoir epargne le triomphe electoral de ce Monsieur…

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    `Le Boss 6 mois

    lisez que Janvier Yahouédéou avait dit et ecrit pour dire “non” autant de yayi. aujourd’hui il a vote “oui” combien ils etaient teleguide avec l’argent de talon pour detruire yayi.

    lisez

    Le projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 introduit à l’Assemblée nationale suscite diverses réactions de désapprobation. La dernière en date est celle du président du parti « Réveil patriotique ». L’ancien député Janvier Yahouédéou a adressé à ce sujet une lettre ouverte au chef de l’Etat à travers laquelle, il demande à Yayi Boni d’abandonner le processus pour trois principales raisons. Lire la lettre ouverte de l’ancien chef de file des Fcbe.

    Janvier Yahouédéou

    Président du Parti “Réveil Patriotique”
    02 BP 1528 – Cotonou

    Lettre ouverte n°1
    A son Excellence Docteur Boni Yayi

    Président de la République
    Chef de l’Etat
    Chef du Gouvernement
    Ministre de la Défense
    Cotonou – Bénin

    OBJET : 3 bonnes raisons pour dire NON à la Révision de la Constitution

    Excellence Monsieur le Président de la République,

    C’est avec un profond respect que je me permets de vous adresser la présente lettre ouverte, suite au décret n° 2013-255 DU 06 JUIN 2013 portant transmission à l’Assemblée Nationale du projet de loi portant révision de la Constitution de la République du Bénin.
    Excellence Monsieur le Président de la République, notre Constitution n’est pas parfaite, certes, mais pourquoi la modifier en cette période de profonde suspicion et d’inquiétude du vaillant peuple béninois ? Je voudrais par la présente lettre vous dire les trois raisons qui obligent mon parti politique (Réveil Patriotique) et moi-même à dire non à ce projet de révision de la Constitution de notre pays.

    1-La Constitution du Bénin est le fruit d’un large consensus national, après 17 ans de dictature et de souffrance. Sa révision ne saurait se faire sans un large consensus national. Ce principe a d’ailleurs été consacré par la décision DCC-06-074 du 08 Juillet 2006 de la Cour Constitutionnelle qui, se prononçant sur la constitutionnalité de la Loi constitutionnelle n° 2006-13 portant révision de l’article 80 de la Constitution du 11 décembre 1990 votée par l’Assemblée Nationale le 23 juin 2006, portant modification de la durée du mandat des députés a affirmé ceci : ‘’ Considérant que ce mandat de quatre (4) ans, qui est une situation constitutionnellement établie, est le résultat du consensus national dégagé par la Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990 et consacré par la Constitution en son Préambule qui réaffirme l’opposition fondamentale du peuple béninois à …la confiscation du pouvoir ; que même si la Constitution a prévu les modalités de sa propre révision, la détermination du peuple béninois à créer un Etat de droit et de démocratie pluraliste, la sauvegarde de la sécurité juridique et de la cohésion nationale commandent que toute révision tienne compte des idéaux qui ont présidé à l’adoption de la Constitution du 11 décembre 1990, notamment le consensus national, principe à valeur constitutionnelle ; qu’en conséquence, les articles 1 et 2 de la Loi constitutionnelle n° 2006-13 adoptée par l’Assemblée Nationale le 23 juin 2006, sans respecter le principe à valeur constitutionnelle ainsi rappelé, sont contraires à la Constitution ; et sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens ; ‘’

    Cette décision constitue donc une jurisprudence qui empêche l’Assemblée nationale à se substituer au consensus national.

    2- Le contexte régional ne s’y prête pas. Modifier la Constitution de son pays au cours du deuxième et dernier mandat est la nouvelle trouvaille de certains chefs d’Etat africains pour s’éterniser au pouvoir. La stratégie est simple et reste la même : • Dans un premier temps, annoncer au peuple son engagement ferme à ne pas briguer un autre mandat pour endormir les esprits ; •Dans un deuxième temps, utiliser des arguments comme la modernisation et la création de nouvelles institutions afin d’honorer des obligations vis-à-vis de partenaires financiers, etc. comme prétextes pour modifier la loi fondamentale avec comme conséquence une nouvelle République, permettant de facto au chef de l’Etat sortant de se repositionner pour d’autres nouveaux mandats. Les exemples font aujourd’hui légion.

    3- Le contexte national ne s’y prête pas. Il y a des besoins plus urgents :

    En 2006 vous aviez promis aux béninois l’autonomie énergétique, où en sommes-nous 7 ans après au regard des graves situations de délestage ?
    En 2006, vous aviez promis aux béninois, de transformer notre pays en un village numérique, où en sommes-nous sachant que le Bénin est classé avant-dernier en termes de qualité de l’internet par socialnetlink ?

    En 2006, vous aviez promis aux béninois un taux de croissance à deux chiffres. Où en sommes-nous sachant qu’en 2012 le Bénin a été classé dernier des pays de l’Uemoa selon les chiffres de la Bceao ;

    Avant votre prise de pouvoir, notre pays fut classé 1er en Afrique et 23ème sur le plan mondial en termes de liberté de presse et d’expression par Reporter Sans Frontières. Où en sommes-nous aujourd’hui sachant que notre pays a été classé 91ème en 2012 ?

    Avant 2006, notre justice avait toute sa lettre de noblesse. Où en sommes-nous aujourd’hui face à cette crise ?

    Etc.
    Excellence Monsieur le Président de la République, face à ce bilan désastreux, nous voudrions par la présente vous suggérer d’abandonner ce projet de révision de notre loi fondamentale qui ne présente aucune urgence, mais de consacrer vos énergies à améliorer le quotidien du peuple béninois.

    Excellence Monsieur le Président de la République, nous sommes conscients que cette lettre peut ne pas plaire et pourrait déclencher des avalanches de réactions de persécutions sur toutes les formes (inquisitions fiscales, asphyxie économique, arrestations arbitraires, etc.) mais les membres de mon parti Réveil patriotique et moi même sommes prêts à dire NON à tout arbitraire pouvant contraindre à la privation de la liberté ou à l’exil forcé.

    Veuillez recevoir Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de notre engagement patriotique.

    Pour le Parti “Réveil Patriotique”

    Le Président

    Janvier Yahouédéou

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    Napoléon1 6 mois

    Houngbdji ne peut dire que ce qu’il dit. N’est-il pas le poulain de Talon? Quelqu’un qui n’a pour Dieu que l’argent, que voulez-vous qu’il dise après avoir pris de l’argent et le Service proposé n’a pas été rendu. Heureusement que tous les députés n’entendent pas voter les propositions de Talon comme il aurait souhaité (les yeux fermés). Houngbedji Adrien a trop contribué à la trahison dans ce pays. Qu’il rende ses derniers Services à la Nation et qu’il s’éclipse définitivement. Les hommes de sa trempe ont assez tiré le Bénin à rèculon.

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    CONSCIENCIEUX 6 mois

    LA NOUVELLE TRIBUNE EST DEVENUE UNE RÉPLIQUE BÉNINOISE “LA RADIO DES MILLE COLLINES” QUI SORT LES PROPOS DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE SON CONTEXTE, ET DONT LE CALENDRIER CACHE EST DE DÉTRUIRE L’IMAGE DE Me Adrien HOUNGBEDJI AU PROFIT DE L’AUTRE INCULTE QUI RÉCLAME LA CONDAMNATION DE L’ÉTAT BÉNINOIS AU PAIEMENT DE LA SOMME 250 MILLIARDS.

    VOICI INTEMPORALITÉ DU DISCOURS DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE:

    REPUBLIQUE DU BENIN
    ——–
    ASSEMBLEE NATIONALE
    ————-
    Septième Législature
    – Madame et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;
    – Mesdames et Messieurs les Ministres d’État ;
    – Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
    – Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale ;
    – Mesdames et Messieurs les Membres de la Conférence des Présidents de l’Assemblée Nationale ;
    – Honorables Députés à l’Assemblée Nationale ;
    – Mesdames et Messieurs les Membres du Corps diplomatique et consulaire ;
    – Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
    – Mesdames et Messieurs les Généraux et Officiers Supérieurs du Haut Commandement Militaire ;
    – Mesdames et Messieurs les Représentants de l’Association Nationale des Anciens Parlementaires ;
    – Monsieur le Préfet du Département de l’Ouémé
    – Monsieur le Maire de la ville de Porto-Novo ;
    – Majestés, Autorités traditionnelles et religieuses ;
    – Mesdames et Messieurs les Notables et Sages de la ville de Porto-Novo ;
    – Distingués invités en vos rangs et qualités respectifs ;
    – Mesdames et Messieurs
    Au nom du Bureau de l’Assemblée nationale, au nom de sa Conférence des Présidents, au nom de tous les Députés à l’Assemblé Nationale, et en mon nom propre, je vous souhaite la bienvenue à cette cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2017.
    Je vous remercie les uns et les autres,de nous honorer de votre présence, malgré les circonstances.
    Je souhaite la plus chaleureuse des bienvenues, à notre invité d’honneur, mon collègue et frère, Son Excellence Salifou DIALLO, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina-Faso, et aux membres de sa délégation.
    Sa présence ici, ce matin, n’est pas un simple échange de bons procédés. Elle est plutôt le témoignage de la pérennité deslient qui existent entre nos deux parlements et nos deux pays. Elle est aussi le témoignage de notre aspiration commune à bâtir la nation africaine sur les fondamentaux que constituent la démocratie parlementaire, et la coopération interparlementaire ; l’une et l’autre contribuent sans nul doute, au développement économique et social durable de nos pays.
    Le Bénin et le Burkina-Faso partagent de longues dates, une même foi dans la réalisation de l’Unité Africaine, dont la CEDEAO et l’UEMOA constituent, au plan régional, des manifestations tangibles.
    Le Président Salifou DIALLO est à la fois un homme qu’on présente, et un homme qu’on ne présente plus.
    Militant de la cause panafricaine, depuis sa première jeunesse et de la lutte contre le néocolonialismeà l’Université de Dakar, puis ministre, ambassadeur, conseiller spécial, grand voyageur et enfin, Président de l’Assemblée Nationale, doté d’une grande culture, celui que nous recevons aujourd’hui est à lui tout seul, un condensé de l’histoire post-coloniale et de l’histoire récente du pays des hommes intègres, le Burkina-Faso.
    Merci Monsieur le Président et cher collègue d’avoir répondu à notre invitation. Merci pour votre message personnel d’amitié et pour celui dont vous êtes porteur, de la part du Président Rock Marc KABORE, à l’endroit du Président de la République du Bénin, Son Excellence Patrice TALON, à l’endroit de notre Peuple et de vos collègues députés à l’Assemblée Nationale du Bénin, pays de Béhanzin, de Bio-Guerra, et de Toffa, pays de la Révolution marxiste du 26 octobre 1972, devenu pays de la Conférence Nationale, et de la démocratie consensuelle de l’arbre à palabres.
    Mes chers collègues,
    La séance de ce jour,qui inaugure la première session ordinaire de l’année 2017, s’ouvre au lendemain de la clôture de la 3ème session extraordinairede cette même année, que nous avons consacrée à l’étude et au débat sur le projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Débat clôturé le mardi 04 avril par un vote de rejet, faute pour le projet de révision d’avoir obtenu les ¾ de vos suffrages : 60 oui ; 22 non; le non l’emporte. C’est la démocratie.
    Ce fut un moment historique.
    Historique par la fièvre qui s’est emparée du Pays dans les jours précédents.
    De cette fièvre, nous devons tirer la leçon que le peuple béninois demeure attaché à la Constitution du 11 décembre 1990 : un attachement émotionnel qui frise le fétichisme, qui frappe de suspicion toute initiative de révision et qui condamne à l’échec toute tentative de révision, et qui malheureusement laisse sans solution les problèmes réels : la peine de mort qu’il faut abolir ; la Haute Cour de Justice qu’il faut rendre opérationnelle ; la Cour des Comptes qu’il faut créer, la représentation des femmes dans les instances de décision ‘’qu’il faut améliorer’’, la réforme de notre ‘’système partisan’’; et j’en passe.
    Je crois sincèrement que nous aurions pu profiter de l’opportunité que nous offrait le projet de révision, pour engager et faire aboutir ces réformes là, dont chacun reconnaît la nécessité.
    Je garde espoir que la fièvre tombée, notre peuple trouvera un jour, les voies qui lui permettront d’accomplir les réformes constitutionnelles indispensables à son développement.
    En attendant que vienne ce jour, permettez moi de vous exprimer mes sincères félicitations pour la qualité de vos interventions. C’est en toute liberté que vous avez librement exprimé vos convictions, dans un débat riche de sens, respectueux des opinions de chacun, soucieux que vous étiez les uns et les autres, de l’intérêt supérieur de notre Pays. Un vrai débat de parlementaires, contradictoire, argumenté, sans éclat de voix. Ce faisant, vous avez honoré l’Assemblée Nationale ; vous avez honoré le Bénin.
    Un fait de procédure, passé inaperçu, ou sous silence, illustre mon propos : lorsqu’à la fin de la discussion générale, et en application des textes de notre Règlement Intérieur, la question fut posée de savoir quel était le mode de scrutin de votre choix, public ou secret, c’est unanimement, comme un seul homme, que vous avez choisi le scrutin public.
    Vous auriez pu choisir le contraire ; car la foule grondait, les réseaux sociaux s’agitaient, vos numéros de téléphone avaient été publiés, vous étiez livrés à la vindicte populaire. Et malgré le danger qui menaçait de toutes parts, vous avez voté ‘’pour’’ ou ‘’contre’’, publiquement !
    Vous avez pris vos responsabilités ; publiquement. En le faisant comme vous l’avez fait, vous avez honoré notre démocratie.
    Car la démocratie, la vraie, est celle où chaque institution est respectée dans ses prérogatives, et non pas celle où chaque groupe d’intérêt prétend assujettir les institutions à son bon vouloir.
    Vous avez prouvé que vous êtes l’Assemblée Nationale.
    Vous avez prouvé qu’en dehors de vous, il ne restait que deux alternatives : le coup d’Etat ou la Révolution.L’un et l’autre sont possibles. Mais nous rentrerions dans une autre spirale ;une spirale dont le peuple béninois a fait l’expérience.
    Messieurs les Présidents des Groupes Parlementaires,
    Je faillirais à mon devoir si au cours de cette cérémonie solennelle, je feignais de n’avoir pas entendu les déclarations publiques que vous avez tenu à faire à la tribune ce soir du 04 avril. Je les fais miennes ; j’en suis solidaire.
    Face à ce qui n’était ni plus ni moins un appel au lynchage, vous avez fait une mise en garde, qui était un appel à la responsabilité.
    L’Assemblée Nationale est le réceptacle, le point vers lequel convergent toutes les contradictions de notre société. Qu’elle explose, et c’est le Bénin qui explose.
    Le principal atout de notre institution, c’est sa cohésion ; c’est sa crédibilité.
    Je vous suis reconnaissant, aux uns et aux autres, de votre contribution sans cesse renouvelée, au maintien de cette cohésion et de cette crédibilité, malgré nos différences de sensibilité ; malgré nos divergences d’opinion.
    L’oiseau qui du haut de l’arbre, attire la pluie, ne s’en tirera lui même que comme un oiseau mouillé.
    Ne pas respecter les autres, c’est ne pas se respecter soi-même et c’est ce qui arriva.
    Je vous propose, Messieurs les Présidents, que nous en restions là, et que nous passions aux choses sérieuses.
    Mes chers Collègues
    Mesdames et Messieurs
    Le défi le plus sérieux auquel nous sommes confrontés, est l’accompagnement parlementaire du Programme d’action du Gouvernement.
    Le PAG a été présenté le 16 décembre 2016 dans un contexte national caractérisé par la morosité économique et la détérioration des conditions de vie des populations.
    La perspective de sa mise en oeuvre a redonné un immense espoir aux Béninois des villes et des campagnes.
    Evalué à plus de 9000 milliards CFA, sur une courte période 2017-2021, ambitieux dans son contenu, son volume, la qualité et la pertinence des actions qu’il induit, il donne des raisons de rêver à un mieux-être pour les populations, et constitue l’ébauche d’un plan de développement intégral.
    Un programme séduisant!A condition bien sûr qu’il soit mis en œuvre de façon rigoureuse et efficace.
    C’est à la réalisation de ce programme que nous devons nous atteler. C’est à cela que nous invitent les populations : lorsqu’elles nous disent aux quatre coins du pays qu’elles ont faim.
    La réussite de ce programme ne sera pas la victoire d’un homme ; ni même celle d’une équipe.
    Elle sera la victoire du BENIN ; elle sera la victoire de la démocratie.
    La politique en général et la démocratie en particulier, ne peuvent pas continuer à promettre des lendemains qui chantent,et à repousser toujours à demain, la résolution des problèmes du quotidien.
    La démocratie ne survivra dans notre pays, que si elle a un contenu concret, et apporte des solutions aux difficultés de chaque citoyen.
    Elle ne survivra que si le Béninois peut manger à sa faim, se soigner, scolariser ses enfants, avoir du travail, un logement décent, la lumière électrique, rouler sur des routes praticables, donner de l’emploi à ces jeunes et du commerce à ces femmes.
    Il n’y a aucune illusion à se faire : si elle n’améliore pas leurs conditions de vie, les Béninois feront échec à la démocratie.
    Car comme le dit l’adage latin, ‘’primumvivere ;deindephilosophari’’.
    Pour la première année de sa mise en œuvre, le Programme d’Action du Gouvernement s’appuie sur un budget de 2010 milliards CFA, soit pratiquement le double du budget des années antérieures.
    Cela signifie que les structures impliquées doivent être plus efficaces dans la mobilisation des ressources.
    Cela signifie que les capacités et les performances de l’administration publique doivent être améliorées.
    Le Gouvernement en a la charge et la responsabilité.
    Ce qui est de notre ressort à nous autres, Assemblée Nationale, c’est d’adopter les réformes législatives qui contribueront à cette efficacité et à cette amélioration.
    Je n’éprouve aucune appréhension quant à notre capacité à relever ce défi. L’Assemblée Nationale a une conscience aigue de ses responsabilités et saura placer l’intérêt général au dessus des considérations partisanes.
    Elle l’a déjà prouvé lors du vote du budget 2017, budget voté à l’unanimité, parce que le Gouvernement a jugé pertinents, et a pris en compte, les nombreux amendements émanés des Députés, de toutes tendances.
    L’Assemblée Nationale l’a aussi démontré, lors du vote de la loi sur le partenariat public privé, qui finira bien par être exécutoire. De même pour la loi portant organisation de la concurrence ; la loi portant réglementation des bureaux d’information sur le crédit ; la loi relative à l’activité d’affacturage ; la loi relative au crédit-bail ; la loi portant régime général d’emploi des collaborateurs extérieurs de l’Etat ; la loi portant code des marchés publics et des délégations de service public ; la loi fixant les conditions et la procédure d’embauche, de placement de la main d’œuvre et de résiliation de contrat.
    Toutes ces lois ont été votées, par nous, sinon à l’unanimité, du moins à une très large majorité, avec célérité pour accompagner le Programme d’Action du Gouvernement.
    Je n’éprouve aucune appréhension sur notre capacité à relever le défi, parce que nous avons nous même, Assemblée Nationale, déployé des efforts soutenus au cours de l’année 2016, pour être nous aussi, plus efficaces et plus performants.
    En témoigne le Plan Stratégique de développement et de modernisation, que nous avons élaboré et adopté, qui a fait l’objet d’une Table Ronde le 05 décembre 2016,et qui estsoutenu par nos partenaires techniques et financiers.
    Ce plan connaît un commencement d’exécution depuis le début de cette année. Il nous permet de renforcer nos capacités de produire des lois. Il nous permet de réduire les délais de traitement des dossiers.
    Il nous permet aussi d’être plus actifs sur le terrain du contrôle de l’action du Gouvernement.
    Le Parlement est déterminé à jouer sa partition, et à la jouer avec compétence et diligence.
    C’est dans cet état d’esprit que nous étudierons prochainement :
    – La proposition de loi fixant le régime des zones économiques spéciales;
    – La proposition de loi d’orientation relative à la promotion et au développement des micros, petites et moyennes entreprises (MPME);
    – la proposition de loi portant règlementation des cautions et avances sur loyer des immeubles à usage d’habitation ;
    – La proposition de loi portant règlementation du bail à usage d’habitation;
    – La proposition de loi portant code du numérique ;
    – La proposition de loi portant identification des personnes physiques.
    Et plusieurs autres qui s’inscrivent dans la dynamique du développement.
    Mes chers collègues
    Mesdames et Messieurs
    La session ordinaire qui s’ouvre sera donc une session très active. Je sais pouvoir compter sur la disponibilité, l’assiduité, le discernement et l’esprit de tolérance de chacun d’entre vous, afin que le bilan soit satisfaisant.
    Je remercie très sincèrement tous nos partenaires pour leur contribution très appréciée à nos efforts de modernisation.
    Je saisis aussi cette solennelle occasion pour remercierle personnel administratif pour son dévouement, la presse pour son accompagnement, sans oublier les conducteurs de véhicules administratifs d’une part et les membres du groupe de sécurité d’autre part, pour leur délicate attention à mon endroit, il y a cinq semaines.
    Merci à tous nos invités pour leur constante sollicitude.
    Je déclare ouverte la Première Session Ordinaire de l’année 2017 de l’Assemblée Nationale du Bénin.
    Vive l’Assemblée Nationale ;
    Vive la démocratie ;
    Vive la coopération interparlementaire ;
    Vive le Bénin ;
    Je vous remercie.

    JUGEZ EN VOUS MÊME, ET SACHEZ QUE LA NOUVELLE TRIBUNE EST CORROMPUE ET C’EST BIEN DOMMAGE

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      gombo offline 6 mois

      IL ne me semble pas que LNT soit le JO du Benin ou le journal parlementaire charge de reproduire les propos de tel ou tel dirigeant…
      J’ai lu in extenso le discours que vous avez reproduit.
      Le resume que le journaliste en a fait me parait tres fidele :
      1- Quand Hagbe dit “un attachement emotionnel qui frise le fetichisme “, il exprime son dedain profond pour le peuple ! A-t-on entendu un president d’une grande democratie dire que son peuple a des croyances obscurantistes ( ce que le fetichisme est) pcq il est attache a sa constitution ?
      NON !
      Au contraire, la defense de la constitution est la fierte de chacun et de tous !
      2- Hagbe assigne au parlement une nouvelle mission “C’est à la réalisation de ce programme que nous devons nous atteler ” Depuis quand le parlement est charge de “realiser” les programmes du gouvernement ? C’est la traduction dans les faits de l’idee nefaste d’institutions complices !
      NON!
      Le gouvernement execute, realise son programme, le parlement legifere et surtout controle l’action du gouvernement… Au lieu de cela on nous parle de “realiser le programme du gouvernement !
      Le parlement a t-il vote une loi programme qui reflecterait ce programme ? En quoi le parlement est il engage das ce programme que Hagbe admire tant, et qui en fait consolidera la pauvrete chez nous ( apres nous avoir endette et distribue le controle de l’economie aux amis, cousins , et parrains par des mises en concessions irreflechies) ?

      3- Hagbe nous parle des “réformes constitutionnelles indispensables à son développement” embouchant de facon ehontee la trompette du gouvernement qui claironne que sans sa reforme, il n’y aura pas de progres ecoomique ! Nonsens et tromperie !
      Aucune des reformes citees par Hagbe -quoiqu’utiles- n’a un impact decisif, ne constitue un obstacle majeur au progres economique et social ( Cour des comptes, HCJ, egalite des genres, peine de mort, “systeme partisan”…). Nombre d’entre elles peuvent mises en place par la loi -ordinaire ou organique.
      Notre pays ne souffre pas d’un manque de lois, mais de la non-application des lois existantes, de leur pietinement avec la benediction d’une assemblee et de son president qui ne voit jamais un million qu’il deteste !
      Bravo aux 22 deputes qui n’ont pas vendu leur ame a la telecommande de Talon !

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    Sans passion 6 mois

    Quelqu’un a une conviction certaine que ce qu’il faut pour la bonne gouvernance de son pays c’est un Mandat unique. Il bat campagne autour il accède au pouvoir et soumet celà y compris d’autres articles pour appréciation dans le cadre d’une révision de la constitution. Il essuie un rejet.
    Il décide donc de ne plus faire un mandat unique. J’en déduis qu’il n’est pas un homme de conviction. Et tout ce qui sortira prochainement de sa bouche sera mesuré à la valeur de le force déjà connue de ses convictions.
    Le leader n’est pas celui qui se fâche et s’arc-boute quand on ne l’a pas compris. C’est celui qui cherche la meilleure façon de faire passer le message qu’il veut faire passer et qui y arrive malgré les obstacles et les handicaps.

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    Anony 6 mois

    Les chiens de garde de ce président demi-lettré m’amusent beaucoup.

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    Amaury 6 mois

    @Tundé,
    C’est maintenant que vous voulez discuter? Quand je vous posais les questions qui tuent, avais-je reçu des réponses? Juste deux points :
    1- Est normal que le président ratifié les accords de financement ? Qu’est-ce que la ratification par le parlement posé comme problème?
    2- N’est ce pas donner l’occasion à un ministre de fuir que de dire qu’il ne peut pas être mis garde a vue quand il y a une procédure contre lui ? Je ne suis pas convaincu par les explications du Président. Si nous voulons construire un état de droit nous devons accélérer que la loi soit la même pour tous.

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    Jaidit 7 mois

    Ce HOUNGBEDJI est vraiment pathétique… Il a deux obsessions majeures: le fric et le pouvoir. Tenez, il loue son logo à LZ en échange de quelques milliards de francs CFA et dans l’attente de participer à un éventuel gouvernement. Résultat des courses: pistch!!! Mais, il est homme de volte-face! C’est d’ailleurs là qu’il excelle le plus hein! TALON à peine élu, il court le rencontrer et lui déclare sa flamme. Damned! Un prostitué politique de haut-vol. Mais cela lui rapporte! Pour soutenir le projet inique de constitution, il négocie d’arrache-pied. Résultat, une de ses sociétés de TP se voit octroyer un des marchés de rénovation de travaux publics (routes). Bingo! Il est pour la révision de la constitution! Mais le peuple est contre!! Résultat des votes à l’Assemblée Nationale: Le projet assassin de révision de la constit qui consacre à vie l’impunité aux fossoyeurs de notre économie nationale est rejeté. VICTOIRE DU PEUPLE, VICTOIRE AU PEUPLE. Mais, croyez-vous que ce HOUNGBEDJI une fois encore va faire un effort de lucidité? Non, c’est un récidiviste notoire. C’est mal connaitre un des artisans du retour de KEREKOU. Alors, il continue le service après vente et il le continuera tant qu’il a du blé à se faire… Notre devoir c’est de renvoyer tous les politi-toquars de son espéce à la retraite lors des prochaines élections.

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    SONAGNON 7 mois

    HOUNGBEDJI n’est plus en phase avec le peuple béninois, je me demande s’il l’a jamais été d’ailleurs!!!

    Un projet qui ne permet aucune lutte efficace contre le fléau de la corruption, et il dit quoi???

    La constitution qui devrait permettre à tous les citoyens de rendre des comptes, voilà les attentes du peuple.

    Mais on dit, qu’il y aura des amamendements!!!
    Par qui??? Par ceux qui prennent de l’argent chez TALON???
    Ils prennent ce peuple pour un troupeau de moutons!!!

    Merci encore aux 22 députés qui font honneur à la lutte courageuse de la minorité intègre et patriote qui lutte et luttera toujours pour débarraser la classe politique de ces malhonnêtes qui s’y trouvent.

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      Tundé 7 mois

      Soit, vous n’avez rien suivi ou vous faites de l’aveuglement volontaire. Au dela des 22 , il y avaient plusieurs députés qui avaient déclaré dans leurs interventions, qu’ils exigeaient des amendements. Donc, on pouvait bien aller de l’avant avec des amendements.
      La haine vous aveugle et vos ôte toute objectivité de réflexion.

      Talon n’a pas eu de RÉUSSITE mais le Bénin a ÉCHOUÉ de faire évoluer sa loi fondamentale.
      C’est le STATUT QUO pour Talon qui va aviser.
      C’est un échec pour le Bénin.

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        Amaury 6 mois

        @Tundé

        Échec pour le Bénin ? Vous n’exagerez pas un peu ?
        Je vous repose la même question : en quoi la constitution actuelle empêche-t-elle le développement du Bénin?

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        sonagnon 6 mois

        L’échec du Bénin ce n’est pas le rejet de la révision, bien au contraire, c’est la preuve que des hommes sérieux et patriotes existent encore dans le pays!!!

        L’échec de ce pays a commencé le jour où Patrice TALON est devenu Président du Bénin!!!

        Il faut retouner dans les années 60 pour voir ce style de gestion que TALON adopte. Il n’est pas à la hauteur de la tâche, il croit que réussir à corrompre quelques parlementaires suffisait pour berner tous le peuple.
        Il se trompe beaucoup, son procès est à l’étude, il a aujourd’hui un destin judiciaire comme tout faussaire.

        Il faut rechercher un large consensus au delà des parlementaires, c’est ainsi que la constitution du 11 décembre 1990 est née.
        C’est une question de bon sens, surtout avec un projet de constitution qui serait un recul pour ce peuple.

        Vous parlez d’ammendement!!!
        Est ceux qui se couchent devant TALON qui vont amender et contrecarrer les désirs de celui qui a la majorité des parlementaires dans sa poche???

        Si TUNDE est un naïf, moi je ne le suis pas!!!

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    GbetoMagnon 7 mois

    Normal: il faut raisonner comme l’homme.

    le résultat de ce vote/rejet, est que payer HOUNGBEDJI est devenu une dépense superflue.
    Son image d’intermédiaire-démarcheur, qui vous garantit le succès est affaiblie.

    Qu’attendiez-vous d’un homme qui vient de se voir, via l’une des sociétés dans laquelle il a des parts, attribué par TALON, un chantier dans l’Ouémé (+150 milliards de mémoire) ?

    Qu’attendiez-vous d’un homme qui envoie des mercenaires – dont les armées occidentales ne veulent plus – tuer de jeunes béninois sous les
    drapeaux ?

    Le même homme pour apurer (effacer) une dette au Gabon, retourne sa veste et appelle à voter au 2nd tour, contre SOGLO au profit de KEREKOU, auquel il a envoyé des mercenaires !!!

    Sa boussole, c’est son profit exclusif et l’argent.

    Il est en colère. Les députés, mettent à mal sa réputation de faiseur de roi et de passage obligé de leurs succès.

    TALON et tous les autres,y regarderont désormais à 2 fois avant de le faire croquer. Il n’est plus la garantie de succès des combines qui ont sa bénédiction.

    C’est tout.

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      SONAGNON 7 mois

      C’est ça la rupture!!! Opacité dans la gestion des affaires publiques, clientélisme népotisme et sais encore encore.

      Le Changement de YAYI n’a certes pas tenu la promesse des fleures, mais après un an de pouvoir, nous jamais assité à un tel degré de pourriture dans la gestion des affaires publiques.

      Après le rejet de la révision, c’est la clareté de l’utilisation de l’argent public que nous exigeons.
      Il dit que le contrôle est à postériori, mais doit ton le laisser faire du pays pendant 5 ans avant de réagir????

      Je ne crois pas. Son mandat c’est de servir le peuple, pas autre chose.

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      GbetoMagnon 6 mois

      “un homme qui vient de se voir,…ATTRIBUER par TALON”, “faiseur de ROIS et de leurs succès.”

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    Houngbedji a deja lui meme dit qu il n avait comme objectif que la participation au pouvoir et qu il en avait marre d etre dans l opposition! Il ne peut que dire cela! Il n a aucune conscience, aucune credibilite!

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    Joeleplombier 7 mois

    Je salue cette lucidité de Houngbedji. Mettons ce rejet à l’actif de Rosine Soglo , de ce jeune député suppléant de Azannaï et des FCBE sous l’impulsion de Yayi Boni . Le peuple se souviendra

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    Amaury 7 mois

    Voilà à quoi il faut s’attendre avec HOUNGBEDJI. Comment quelqu’un comme lui peut dire ce genre de bêtises. Il met l’accent sur les bons côtés et oublie certaines propositions inacceptables. Pourquoi n-a-t-il pas demandé à Pata de retirer son projet afin de le purger de ce qui est décrié ?

    Par ailleurs, je repose la même question : en quoi ce fetiche empêche-t-il le développement du Bénin?

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      Joeleplombier 7 mois

      Amaury
      Parce ce que vous ignorez que la constitution est comme une bible pour un pays . Le rejet arrange Talon . Il fera un mandat de plus . Edjin konin ; tchekèè !!!!!!

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      Tundé 7 mois

      Amaury,
      Pouvez-vous me citer les propositions dit ” inacceptables” dans le projet ? Vous êtes pas épargné par le fétiche. Ce fétiche donne des hallucinations, intoxique, fait des aigris et des hargneux .

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        Agadjavidjidji 7 mois

        Mdr!!! Donc faut que je m’apprête à désenvouter mon frangin @amaury.

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          aziz 6 mois

          en bon aboméen..tu en est capable…pour les désenvoutements..et l’envoutement

          Rassures toi..amury est un dur à cuire

          Quant..à joe….c’est maintenant..qu’il voit l’utilité des fcbe de yayi….?..et pourtant yayi nous avait prévenu..et on ne l’a pas écouté

          Nous en avons ..maintenant plein le fion