Projet Artecao: La police scientifique béninoise outillée pour plus de professionnalisme

Projet Artecao: La police scientifique béninoise outillée pour plus de professionnalisme

Grâce à la coopération entre la France et le Bénin, plusieurs agents de cette branche de la police nationale ont suivi une formation de renforcement de leurs capacités en matière de gestion de scène de crime

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La France et le Bénin s’unissent pour renforcer les capacités de la police technique et scientifique béninoise. Cette action conjointe a lieu à travers un projet dénommé « Appui au Renforcement de la Police technique et scientifique en Afrique de l’Ouest » (Artecao), dont 18 bénéficiaires ont reçu leurs parchemins, ce vendredi Avril 2017. Un don de matériels a été également fait au cours de cette cérémonie organisée dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire à Cotonou.

La police technique et scientifique béninoise peut désormais travailler de façon encore plus professionnelle. Grâce à la coopération entre la France et le Bénin, plusieurs agents de cette branche de la police nationale ont pu suivre une formation de renforcement de leurs capacités en matière de gestion de scène de crime. Cette formation dispensée par des formateurs béninois et soutenue techniquement et financièrement par la France, a eu lieu au travers d’un projet dénommé « Appui au Renforcement de la Police technique et scientifique en Afrique de l’Ouest » (Artecao).

Selon le Capitaine Emmanuel Pratt, coordonnateur régional du projet, c’est un projet qui a été mis en œuvre à la demande des autorités béninoises qui ont adressé une demande particulière à la France. C’est aussi une recommandation du comité des chefs de police de l’Afrique de l’Ouest pour renforcer les capacités de la police scientifique et technique, et pour mettre à la disposition du personnel des moyens pour mieux gérer les scènes de crime.

A cet effet, plusieurs activités ont été menées lors de son exécution. On note la formation des formateurs de la police scientifique et technique, la formation de 18 agents des forces de sécurité publique à savoir 09 policiers et 09 gendarmes.

Pour l’Ambassadrice de la France au Bénin Véronique Brumeaux, le constat global fait par rapport à la police scientifique et technique en Afrique est que cette dernière est freinée dans ses activités par plusieurs difficultés parmi lesquelles, le coût exorbitant du matériel. L’Ambassadrice a expliqué que cette formation et le matériel qui sera mis à la disposition des agents leur permettront désormais de faire un traitement conforme aux règles de droits. Elle a également précisé que ce projet d’appui au renforcement de la police scientifique et technique a été lancé en Avril 2016.

Dans son discours, le Directeur de Cabinet du ministère de la sécurité publique Ouorou Baro Mora a quant à lui, souligné combien la formation est capitale.  Pour lui, la formation permet de mettre à la disposition de l’administration des ressources compétentes. Elle apporte aussi une plus-value à la promotion de la gouvernance sécuritaire à laquelle s’attèle le ministère, a-t-il insisté, appelant les bénéficiaires de la formation à capitaliser les connaissances reçues.

Dans le but d’aider davantage les bénéficiaires de cette première phase de formation à bien s’acquitter de leurs tâches, un don de matériels a été fait à la police technique et scientifique. Le plateau technique offert est composé de plusieurs groupes électrogènes, de frigos, de moyens de déplacement et de communication, d’ordinateurs et autres accessoires. Le projet Artecao comprend deux composantes. La première relative au Bénin concerne la modernisation de la Police technique et scientifique (Pts), et la deuxième concerne la Côte d’Ivoire avec pour objectif de mettre sur pied un pôle d’expertise régionale. Au total, 934 personnes ont déjà été formées en Afrique grâce à ce projet

Commentaires

Commentaires du site 1
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    GbetoMagnon 1 mois

    Un (tout) petit pas qui évitera certaines enquêtes durant lesquelles les aveux étaient (sont) arrachés à coup de “manigolo”, assénés sur les bancs des commissariats.