Fuites en haute mer: Jean-Claude HOUSSOU constate la dégradation des infrastructures

Fuites en haute mer: Jean-Claude HOUSSOU constate la dégradation des infrastructures

Aller constater de visu l’état des plateformes pétrolières de Sèmè et prendre les mesures appropriées pour prévenir la catastrophe écologique qui pourrait en découler.

Fuites en haute mer : Les mesures du gouvernement pour sécuriser les côtes

La journée dominicale du 02 avril 2017 a été très animée pour le ministre en charge des mines. Avec ses proches collaborateurs, et en compagnie de l’ambassadeur de la Norvège près le Bénin, il a effectué une descente sur les plateformes pétrolières de Sèmè.

Aller constater de visu l’état des plateformes pétrolières de Sèmè et prendre les mesures appropriées pour prévenir la catastrophe écologique qui pourrait en découler. C’est la principale motivation du ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines (MEEM) qui a effectué, ce dimanche 02 avril 2017, une visite des installations pétrolières de Sèmè. Accompagné des cadres sectoriels de son ministère, de ceux des Affaires Etrangères, et de l’ambassadeur de la Norvège près le Bénin, mais résidant à Abuja au Nigéria, Dona Jean-Claude Houssou a pu voir la situation réelle sur le terrain.

Il s’agit en fait de six (06) plateformes dont cinq (05) du groupe Saga Petrolum existant depuis plus de deux décennies. Et c’est surtout ces installations qui posent de sérieux problèmes environnementaux. Laissés à l’abandon et sans entretien, les plateformes se dégradent ; Et la deuxième descente du ministre en charge des mines a effectivement donné l’occasion de voir de plus près la situation. Non seulement les installations sont vétustes, mais la principale plateforme se transforme en danger écologique. Et selon les habitués des lieux, cette situation date de plusieurs années.

Selon les informations données par le ministre Dona Jean-Claude Houssou, le Gouvernement du Président Patrice Talon qui a eu vent de cette situation a décidé de chercher les voies et moyens pour enrayer  le dangeer. Dès lors, la Norvège – Saga Petrolum étant une société norvégienne – a été approchée pour aider à trouver une solution. « Compte tenu de ce qu’on vient de voir, il n’y a pas de délai à avoir. Il faut mettre en œuvre des actions le plus tôt possible. Et je remercie déjà l’ambassadeur de la Norvège qui a exprimé la disponibilité de son pays pour nous appuyer afin d’endiguer ce mal qui, si on ne fait rien, risque d’être fatal pour notre côte, pour notre pays ». A l’en croire,  le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes. Donc, il n’y a plus de temps à perdre, a rassuré Dona Jean-Claude Houssou.

Pour sa part, l’ambassadeur de la Norvège, Jens-Petter  Kjemprud, a confirmé la situation. Selon lui aussi, le problème est très préoccupant et il faut agir au plus tôt. « Pour ce que j’ai vu, je suis préoccupé par les problèmes environnementaux que cette situation pourrait engendrer. Dans les brefs délais, je ferai un rapport circonstancié au gouvernement de la Norvège qui prendra une décision appropriée…», a-t-il laissé entendre.

Trois questions à Septime Gnancadja, DG Bénin Scaphandrier

« La visite du Ministre est une très bonne chose»

En marge de la visite des plateformes pétrolières effectuée par le ministre en charge des mines, nous avons rencontré M. Septime Gnancadja, Directeur général de la société Bénin Scaphandrier. Spécialisé dans tous travaux sous-marins offshores et liés à l’environnement maritime, il livre ici son regard sur la situation.

Vous avez pris également part à la visite conjointe du ministre en charge des Mines et de l’ambassadeur de la Norvège sur les plateformes pétrolières. Quelle est votre appréciation ?

Nous sommes conscients de la situation. Nous sommes déjà intervenus il y a quelques années sur ces installations … Cela fait plusieurs années que nous signalons des coupures au niveau de ces installations. Nous avons déjà réparé des forages qui étaient à l’origine des grandes maintenances. Nous sommes très heureux aujourd’hui de voir que les choses vont rapidement avancer. Dès la semaine prochaine, les hostilités vont être déclenchées. Nous allons prendre les mesures nécessaires afin de contenir les fissures qui sont autour de l’ensemble des installations. Nous demandons à l’ambassadeur de la Norvège et au ministre des Mines du Bénin de prendre les mesures idoines pour que le Bénin n’ait pas à faire face aux problèmes.

Que dites-vous de la visite du ministre en charge des mines.

Je pense que c’est la première fois qu’il vient ici à la tête d’une mission. Il a eu le courage de descendre sur une embarcation afin de se rapprocher de la situation, et de toucher du bout du doigt la réalité de ce dont nous parlons. C’est une très bonne chose.

Compte tenu de l’urgence, qu’est-ce que vous faites concrètement pour jouer votre partition ?

Déjà à partir de ce lundi 03 avril, nous allons mener des investigations pour récupérer des informations à mettre à la disposition du bureau d’études pour qu’il puisse vite avancer. Certainement qu’il y aura des réparations ou des démantèlements. Il y aura des opérations qu’on peut immédiatement. Car, la situation est préoccupante.

Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    Tchite' 3 mois

    On ne voit pas les plateformes.