Bénin : députés yayistes à l’assaut de la rupture de Patrice Talon

Bénin : députés yayistes à l’assaut de la rupture de Patrice Talon

Il n’est un secret pour personne, la reconfiguration de la classe politique du Bénin se dessine ! Surtout avec le rejet du projet de révision de la Constitution.

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Cette reconfiguration annoncée de la carte politique a déjà commencé au parlement, avec des députés qui vont confirmer leur « opposition » au régime en place, et d’autres qui vont chanter les louanges du roi. Mais Talon doit faire preuve de méfiance constante et appliquée.

Patrice Talon pourrait compter sur certains députés « yayistes » quand on suit les derniers développements de l’actualité nationale. Il s’agit de parlementaires comme Aké Natondé, Rachidi Gbadamassi, Nouhoum Bida, Jean-Michel Ambibola, Nassirou Bako-Arifari, Pascal Essou, André Okounlola, Benoît Dègla, Barthélémy Kassa  etc. Certains de ces élus du peuple avaient très tôt quitté le navire Fcbe pour se repositionner bien avant l’élection présidentielle de 2016. L’élu de la 8e circonscription électorale et ancien maire de Parakou en est un exemple. Rachidi Gbadamassi avait jeté son dévolu sur Ajavon Sébastien Germain (Asg). Après l’échec de celui-ci, il a rallié le camp de la rupture aux commandes depuis un an.

La semaine dernière lors de la tournée du n°2 du gouvernement Abdoulaye Bio Tchané dans le septentrion, certains députés qui étaient de la délégation ont fait des déclarations qui suscitent des commentaires au sein de l’opinion publique. Aux côtés de Abt, Barthélémy Kassa, Rachidi Gbadamassi et Bako-Arifari Nassirou, ont critiqué ouvertement leur ancien patron Boni Yayi avec qui, ils ont mouillé le maillot pendant 10 années. Désormais, ils sont prêts à soutenir le chantre du nouveau départ dans ses actions, notamment le Pag. A Djougou, l’ancien ministre des affaires étrangères et candidat malheureux à l’élection présidentielle Bako-Arifari déclarait, « Tous les gouvernements qui se sont succédés dans notre pays ont élaboré un programme d’actions. Il est une boussole pour conduire l’action gouvernementale pour le mieux-être des populations.

Celui de Talon a prévu un certain nombre de choses pour chacun des Béninois que nous sommes. Il est ambitieux en matière de politique de développement. Nous soutiendrons ce programme… ». A l’étape de Parakou, Gbadamassi affirmait : « Je soutiens pleinement les réformes engagées par le Chef de l’Etat et le Pag. J’ai voté pour la révision de la Constitution et je l’assume. Si c’est à refaire demain, je suis prêt ». De son côté, Barthélémy Kassa certainement déçu de la gouvernance Yayi, s’interrogeait en ces termes : « A part ce que tout le monde a eu au plan national, qu’est-ce que l’Atacora a eu ? ». Avec ces discours, on peut se targuer du côté du pouvoir, à tort ou à raison, d’avoir le soutien des forces politiques de la partie septentrionale. Erreur, le discours politique n’est pas figé. Il varie au gré des enjeux et des contextes. Et comme ces députés, des ralliements pompeux et encombrants sont en téléchargement ; Talon doit s’en méfier pour éviter les regrets, ce serait tard

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