Bénin : Les étudiants du privé exigent l’annulation des examens de licence et master

Bénin : Les étudiants du privé exigent l’annulation des examens de licence et master

Le collectif des étudiants de l’enseignement supérieur privé trouve que les examens de licence et de master contredisent les textes du CAMES.

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Bien que la ministre de l’enseignement ait insisté sur la tenue effective des examens nationaux de licence et de master pour les étudiants des établissements privés d’enseignement supérieur, et que sont déjà inscrits 1500 candidats, les concernés continuent de témoigner leur désaccord.

Ce vendredi, à l’occasion d’une assemblée générale à Cotonou, ils ont déploré l’annonce tardive du déroulement des examens et ont fait savoir que la décision gouvernementale est en déphasage avec les prescriptions du CAMES.

Elie Chabi, vice-président du collectif s’est exprimé au micro de nos confrères de l’ORTB : « Cet examen ne cadre pas avec la convention que le Bénin a signé au niveau du Cames en ce qui concerne le LMD. ».

Par ailleurs, les étudiants reprochent au gouvernement le retard qu’a accusé l’annonce de la tenue des examens. Selon eux, ils devraient en être informés dès le début de l’année et non, seulement 3 mois avant. « On ne peut pas attendre à trois mois de l’examen et demander aux étudiants d’aller à un examen. ». Aussi, les étudiants du privé sont-ils indignés des frais de dossier qui s’élèvent à 25 000 francs.

Ils s’insurgent contre cette décision et demandent qu’elle soit annulée. Si leur revendication n’est pas satisfaite, ils prévoient organiser, en réponse, une marche et un sit-in au ministère de l’Enseignement supérieur.

Par contre, le gouvernement reste ferme et n’entend pas revenir sur sa décision. Les examens auront bien lieu et il précise qu’ils ne concernent que les étudiants issus des 52 établissements dont les diplômes sont co-signés par l’Etat.

Commentaires

Commentaires du site 10
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    GbetoMagnon 2 jours

    @BELDIOS “…Le gouvernement a pris le décret…depuis le mois de Fevrier 2017” Quelques mois avant les examens de l’année en cours donc. La critique de la méthode, qui consiste à mettre les étudiants devant le fait accompli, reste donc vraie.

    Il faut bien comprendre ce que dit l’essentiel des forumistes dont aucun, sauf erreur, ne soutient en aucune manière le trafic de diplômes ou un enseignement au rabais.

    Il y a une impression gênante, de “houzou, houzou” dans la manière dont cette affaire est amenée.

    – précipitation, radicalisme qui sous couvert d’efficacité, engendre D’ABORD des dommages pour ceux qu’on veut prétendument aider
    – “solution” du plus petit dénominateur commun (nivellement égalitariste, du niveau de tous les diplômes co-signés par l’Etat),
    – Et une connotation de “à la face du monde”, qui part à contre-pied de tout ce qui entoure le Bénin: le monde, l’Afrique, la CEDEAO.

    Les pays européens, même les plus arrogants du point de vue académique (la France), ont dû évoluer vers le système LMD, bâtir des programmes du type “Erasmus”, établir des passerelles entre les filières pour internationaliser les diplômes français et assurer la valeur de leurs cadres au niveau international.

    Des escouades d’examinateurs nationaux pour surveiller les examens et contenus des écoles (52) soumises à cette mesure. Une commission pour scruter l’attribution des diplômes aux lauréats, cela n’aurait-il pas été mieux que d’araser le niveau de l’ensemble des examens ?

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    Napoléon1 3 jours

    Ce qu’il y a lieu de faire: c’est de supprimer toutes ces universités privées. Ce n’est que du bordel introduit dans le secteur sacro-saint qu’est l’éducation, l’enseignement et la Formation supérieure de notre pays.

    Le Bénin, Petit pays, à peine 10 millions d’habitants qui croupissent sous le poids de la pauvreté cruelle n’ont pas atteint cette aisance pour que l’on puisse prétendre à privatiser l’enseignement supérieur que ne peuvent Payer alors que quelques gens et par quels moyens?

    C’est le règne de l’exclusion et la porte ouverte à toutes les malversations. Si l’on continue de faire cela, l’on serait entrain de pécher contre la jeunesse et l’avenir de notre pays. C’est inacceptable.

    L’argument qui dit que les privés viennent en aide à l’Etat dans la mesure, où ils interviennent lá où l’Etat n’arrive plus à donner satisfaction, ne tient pas.

    Car dans tous les pays du monde, c’est la défense, l’éducation et la Formation qui se voient accordés la plus grande partie du Budget national.

    Que fait- on alors au Bénin de toute la part du Budget accordé à l’enseignement supérieur depuis la nuit des temps? Ies crédits sont détournés et c’est les mêmes enseignants des universités publiques qui vons aller créer des universités privées pour gruger les populations.

    Ce faisant, les privés ont naturellement raison, de délivrer aussi des diplômes qui soient reconnus comme tels, sans cela ils n’auront pas leur raison d’être.

    Et Avec cela tout le ridicule s’installe: des universités privées qui seront appelées homologuées, des diplômes co-signés et maintenant l’organisation des examens nationaux de manière précipitée.

    Les étudiants ont bien raison: le système LMD auquel le Bénin a adhéré ne prevoit l’organisation d’un tel Examen national. Les diplômes obtenus en fin de cursus, s’obstiennent sur la base d’un système de Notation obtenue pendant des évaluations régulières après trois ans d’étude et stage à l’appui pour la licence, après quatre ans d’étude pour la maîtrise et six ans ou plus pour le doctorat.

    Cette mesure arbitraire, que vient de décider le ministre de l’enseignement supérieur à la hâte est donc absurde et contre-productive.

    En réalité au Bénin ce n’est pas sur les diplômes que les efforts doivent être portés mais plutôt sur la qualité des enseignements et des formations.

    Un Etat soucieux de l’avenir de sa jeunesse (espoir de la Nation) doit pouvoir encadrer et promouvoir la qualité de l’enseignement et de la Formation à tous les échelons du savoir. Et non promouvoir l’exclusion du plus grand nombre ou inventer des mesures contre-productives.

    L’Allemagne a plus de 80 millions d’habitants, la Population estudiantine compte à elle seule près de 10 Millons d’habitants. Cependant l’enseignement et la Formation sont toujours dispensés par des universités publiques. Une politique de l’accès à l’enseignement supérieur pour tous, surtout aussi pour ceux issus des milieux défavorisé est souhaitée et pratiquée depuis toujours par tous les partis politiques. L’enseignement est gratuit.

    Pourquoi ne devrions nous pas suivre un tel modèle.

    Talon et son Gouvernement, une bande des médiocres, pour qui seulement l’argent compte, veulent tout privatiser et consacrer ainsi l’exclusion du plus Grand nombre des emplois et privilèges juteux de l’Etat.

    Tout doit être fait pour les dégager de là.

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    Adjinakou Kla-kla 3 jours

    Je suis surpris et atterré par les méthodes utilisées par le gouvernement Talon. Que le gouvernement veuille mettre un coup de pied dans la fourmilière des universités privées et y instaurer un nouvel ordre pour enfin apporter du sérieux, de la crédibilité à ces universités privées qui fleurissent un peu partout, est à mon sens une bonne chose. Mais attention car pour mener à bien cette réforme il faudrait de la méthode, de l’art et du doigté. Là-dessus je rejoins @Agadjavi car ce n’est pas à trois mois des examens de fin d’années qu’il faut subitement changer les règles du jeu. Ce n’est pas sérieux d’agir ainsi. Il y va de la crédibilité des acteurs de cette réforme notamment de celle du gouvernement Talon.

    C’est bien pour les étudiants d’évoquer les dispositions du CAMES mais que disent les textes? Personnellement je n’en sais rien. Cependant, si les accords du cames prévoient de telles dispositions, ces accords doivent définir également l’organisation du cursus LM( Licence, Master), le contenu précis des programmes, les conditions d’organisation des examens. C’est le minimum. De ce fait, j’émets de fortes réserves quant aux dispositions évoquées par les étudiants et je comprends en même temps leur désarroi.

    Pour ma part , le gouvernement a fait preuve d’amateurisme, c’est dommage. En effet le gouvernement aurait dû rendre public les nouvelles dispositions et les rendre applicables pour la nouvelle annee scolaire 2017-2018. Ainsi donc, tout nouvel étudiant qui intégrera le cursus LM à la rentrée, se verra remettre une plaquette explicative sur l’organisation du cursus, le contenu des programmes et l’obligation pas de passer ou pas un examen national à la fin de l’année. Les futurs apprenants du cursus LM devront obligatoirement signer la plaquette car en signant, ils adhèrent au nouveau contrat (contrat d’adhésion). Oui je dis bien qu’ils auront l’obligation ou pas de passer un examen national à la fin de l’année. En effet, l’étudiant peut décider se contenter uniquement du diplôme de fin de cursus délivré par son université privée quitte à lui d’en faire ce qu’il voudra. Toutefois, le fait de passer et d’obtenir le diplôme national donnera plus de crédibilité à son diplôme d’université et de l’aider sur le marché du travail. Mais là encore j’aurai beaucoup de choses à dire, bref.
    Dans les pays anglo saxons, je rappelle que les universités sont privées pourtant elles délivrent de très bonnes formations d’excellents diplômes. Ainsi aux USA les grandes universités telles que MIT, HAVARD, YALE, BERKLEY, COLUMBIA, etc, etc sont toutes des universités privées. Les étudiants dont les parents n’ont les moyens de payer le cursus de leur formation se retournent vers les banques pour obtenir un prêt qu’ils rembourseront à la fin de leur formation des qu’ils se mettent à travailler. À côté des universités privées il y a les universités catholiques dont le coût de formation est moindre mais elles dispensent également de bonnes formation. Je pense notamment à l’université “Notre Dame” aux USA..
    Enfin je trouve que l’Etat a raison de mettre l’ordre dans l’organisation et la gestion des universités privées laquelle pour l’heure est un véritable b.o.r.d.e.l.

    A bientot.

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    OLLA OUMAR 3 jours

    Pas étonnant que ces ruptucons s’y prennent trés mal dans ce domaine de l’éducation et autres domaines , le 1er d’entre eux l’es.croc de talon a à peine franchi la 2eme année d’université

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    Gbogbolikiti 3 jours

    Joeleplombier, j’espère que tu auras le temps de lire Agadjavidjidji et Gbetomagnon qui ont tous deux mené des analyses claires, limpides et approfondies sur ce dossier.

    Ne t’acharne sur personne mais prends juste une minute pour relire ce que dénonce la majorité.

    Personne ne peut être contre les réformes dans ce domaine éducatif très pouri dans notre pays et il faille arrêter la saignée avec la manière. Oui c’est la manière, la méthode utilisée très souvent par le gouvernement de la rupture qui est à revoir. La précipitation devant certaines prises de décisions comme c’est le cas présentement, et sans large concertation des acteurs, des vrais concernés du domaine, ce qui amène ses différents mouvements de contestation observés de part et d’autres.

    Et si le Gouvernement se patiente encore jusqu’à l’année prochaine pour prendre cette décision salvatrice après large concertation et permettre indubitablement au CAMES (qui me déçoit dans ce dossier par sa réaction) de mieux s’accorder avec notre État sur toutes les dispositions nécessaires préalables à prendre.

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      BELDIOS 2 jours

      De quoi parlez vous. Le gouvernement a pris le décret d’organisation de ce examen depuis le mois de Fevrier 2017 et ces reformes du secteur privé ont été menées en concertation avec les acteurs du domaine. Mais, comme ils sont doués dans la fraude et la tricherie pour la délivrance de leur diplômes aux étudiants, ces acteurs ont peur d’obtenir des résultats négatifs pour la participation de ces examens. Par conséquent, il faut intoxiquer l’opinion publique, soulever les étudiants contre le gouvernement et boycotter l’organisation de ces examens. Je tiens a leur dire que nous avons compris leur jeu et ces examens seront organisées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur pour dynamiser le secteur éducatif privé dans notre pays, afin que la délivrance des diplômes dans notre pays soit crédible et obtenus par les méritants.
      A bas les Diplômes achetées
      A bas la fraude dans la délivrance des diplômes supérieurs dans notre pays

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    GbetoMagnon 3 jours

    La méthode est malhonnête et habiituelle dans ce gouvernement. On met les étudiants devant le fait accompli des réformes à la veille de leurs examens (pas de 2nde session, examens nationaux,…)

    Quant à la valeur de la réforme, je n’ai pas d’avis:
    – permettra t-elle d’éviter les combines (examens bidons)?
    – Contrevient-elle aux règlements du CAMES ?
    – Comment différencier la licence, le master ou doctorat d’une école par rapport à ceux d’une autre ?

    Avec cette réforme aucune grande école internationale n’ouvrira jamais une antenne au Bénin, pour délivrer ses mastères labellisés (HEC, London School of Eco, Ecoles Suisses, belges, Universités américaines, canadiennes) à des coûts plus abordables

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    Agadjavidjidji 3 jours

    Ce sous secteur a été laissé pendant trop longtemps dans la chienlit pour qu’on y mette de l’ordre au pas de charge. On ne peut pas avoir laissé des machines à fabriquer des cadres au rabais tourner en plein régime pendant de longues années et prétendre un beau matin siffler la fin de la récréation. C’est presque trop tard et il va falloir désormais user de tact et de méthode. Aucun examen sérieux ne se prépare en moins de trois mois. Aussi bien du côté de l’évalué que du côté de l’évaluateur. Ce n’est pas possible.Sur ce point, je suis du même avis que ces jeunes.
    Par contre, je suis curieux de lire ces fameuses “dispositions” du Cames qui contraindraient un Etat à accorder blanc seing à des titres dont il n’a aucun contrôle ni sur le contenu pédagogique encore moins sur la qualité réelle des formations en amont. On voit clairement que ces enfants sont pris en otage par des promoteurs véreux.Mais au même moment, l’on ne peut reprocher à ceux-ci d’avoir eu le génie de satisfaire à une besoin de formation face auquel l’Etat n’a pu faire grand chose. Pour dire que nous sommes en face d’une problématique assez complexe et y aller tel un éléphant dans un magasin de porcelaine ne ferait qu’empirer les choses. Il est toujours plus difficile de contenir la fumée que d’étouffer le feu qui couve.
    Il faut tout simplement remettre tout ça à l’année prochaine le temps de trouver un consensus avec toutes le parties prenantes.

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      Amaury 3 jours

      @Agadjavi..,

      C’est la ministre qui est tout simplement nulle. C’est à croire qu’elle veut se venger de ses collègues professeurs pour je ne sais quoi en imposant ses réformes. Ce qui est curieux c’est que Para la laisse faire.

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    Joeleplombier 3 jours

    Des étudiants en débandade à l’annonce d’un examen national pour l’obtention d’un idiplome de Licence et de Master.
    Ne venez pas me dire que ce sont des étudiants ; des tricheurs et fraudeurs tout simplement .
    Depuis les dix dernières années sous Yayi Boni ; les universités de complaisance ont distribués de vrais-faux diplômes pour attirer plus d’inscriptions et des tarés qui aspirent à un diplôme fantaisiste .
    Voyez-vous ; Talon a raison en voulant mettre fin à une usine à gaz. C’est dramatique pour notre pays . Un désert de compétence , d’abru..tis de faux diplômes. Ainsi va le Benin. Ici c’est le Benin comme le disait le frère Melchior.