Fête du 1er mai 2017: La Cstb marche sous la pluie

Fête du 1er mai 2017: La Cstb marche sous la pluie

La Cstb n’était pas au rendez-vous de la traditionnelle cérémonie de remise de cahier de doléances des travailleurs, au ministre du Travail à l’occasion de la fête du 1er mai

Dialogue Social: La CSTB s’explique sur la décision des syndicats

La Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (Cstb), a initié  une grande rencontre avant-hier à la place de l’étoile rouge, pour célébrer la fête du 1er mai. Mais avant, une marche a été organisée de la bourse du travail pour les lieux de l’évènement.

Elle a plutôt convié ses militants et militantes à une manifestation, qui a eu pour cadre la place de l’étoile rouge. Une marche de protestation a meublé l’évènement. En effet, les membres de la Cstb venus de plusieurs régions du Bénin, ont bravé la pluie de ce lundi matin pour être au rendez-vous de cette grande manifestation.

La marche a commencé à la bourse du travail, a pris par le carrefour Unafrica, le ministère des sports, l’église saint Jean, le carrefour Cossi, avant d’atterrir à l’étoile rouge, où des curieux qui ont aussi défié la pluie, attendaient déjà. Au moment des discours, plusieurs responsables de cette organisation syndicale et des invités, se sont prononcés. De Thérèse Waounwa à Kassa Mampo Gilbert, en passant par Me Baparapé et Sossoukpè Mathurine.

Mais le discours qui a le plus retenu l’attention a été celui du premier secrétaire général de la Cstb, Paul Essè Iko. Après avoir passé en revue la situation des travailleurs dans le contexte mondial caractérisé par l’évolution de la classe ouvrière et du prolétariat européen, puis des agissements de la grande bourgeoisie européenne, il est revenu sur le thème de la manifestation avant de passer à l’analyse de la situation qui prévaut au pays.

En effet, la Cstb a choisi comme thème pour sa manifestation : « Face à la gouvernance autocratique du patrimoine et l’aggravation des conditions de vie sans perspectives de développement, par Patrice Talon, perpétuant ainsi le pacte colonial, élève tes luttes jusqu’à l’avènement du pouvoir des travailleurs et des peuples ». Parlant justement de la gouvernance à l’ère du Bénin Révélé, Paul Essè Iko trouve qu’en un an, le gouvernement Talon a plongé le pays dans une crise multidimensionnelle, qui affecte profondément la vie politique, économique et sociale.

Pour le Sg de la Cstb, le patrimoine national est mis en danger, transformé en une propriété quasi-privée, où les secteurs productifs sont accaparés par le président et son clan. La loi sur l’embauche et le débauchage légalise systématiquement la précarité de l’emploi, la loi des collaborateurs externes de l’Etat est initiée pour mieux recoloniser.

Au plan social, la Cstb dénonce la fermeture des entreprises publiques, notamment dans le secteur rural, avec le licenciement de milliers de travailleurs.

« Face à ce ras-le-bol général et au mal vivre, il nous faut travailler à un grand rassemblement pour de meilleures perspectives. Il s’agit des états généraux du peuple », a conclu Paul Essè Iko.

La Cstb  n’était pas au rendez-vous, mais soumettra son cahier de doléances

Selon les déclarations du Sg/Cstb Paul Essè Iko, son organisation syndicale n’était pas au rendez-vous de la cérémonie de remise de cahiers de doléances, parce que pour elle c’est de la distraction. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne soumettront pas leurs revendications.

A l’en croire, leur cahier de doléances sera  déposé au secrétariat du ministère de la fonction publique. S’agissant de ces revendications de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (Cstb), on a au plan général, le respect scrupuleux des libertés collectives et intellectuelles, des libertés syndicales, des libertés d’association, des libertés de manifestation et de presse ; le non-respect du droit de grève.

A cet effet, la Cstb exige l’abrogation de tous les arrêtés de restriction ou d’interdiction de marches, de sit-in etc, le respect en la matière des textes réglementaires, et donc plus de zone rouge ; l’arrêt des privatisations de la Soneb, de l’Ocbn, de la Sonapra, de l’Ons, de la Sobémap, l’arrêt des menaces de perte d’emploi dans certaines sociétés ou offices d’Etat, la poursuite des auteurs de concours frauduleux, l’annulation des mesures d’invalidation de l’année académique 2015-2016 à la Flash. Mais également l’établissement des contrats des enseignants et l’autorisation de ceux-ci, à passer leurs examens professionnels suivant leurs statuts particuliers, la mise œuvre intelligente de la décision de redéploiement sur le terrain des enseignants en poste sédentaire, en tenant compte des besoins qui existent au niveau des postes administratifs, le retrait à Boloré de l’agrément frauduleux pour la gestion de l’Ocbn, le paiement des salaires aux agents recrutés dans la fonction publique, notamment des agents recrutés depuis 2007, des animateurs, animatrices et communautaires en exercice, non reversés  etc.

Pour finir, Paul Essè Iko a demandé à ses camarades de se mobiliser sur le terrain et de se tenir prêts pour des luttes futures

Commentaires

Commentaires du site 0