Frontière Benin-Togo : Un policier de garde tué

Frontière Benin-Togo : Un policier de garde tué

Un policier béninois a été abattu à la frontière benino-togolaise.

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Le meurtre s’est produit à Kobly dans la nuit d’hier pendant que l’agent montait la garde à ce poste de contrôle frontalier. La victime, gardien de la paix, a pour nom Sota N’dah Vincent, nous informe une source policière.

C’était un ex élément de la Compagnie Républicaine de Sécurité CRS (Monaco), actuellement en service au commissariat de Cobly relevant de la Direction Départementale de la Police Nationale (DDPN) Atakora-Donga. Depuis hier, il était seul à la garde. Ce matin, très tôt, autour de 7 heures, son corps a été retrouvé par un jeune de 11 ans, qui leur donne souvent un coup de main dans leur contrôle de routine à la frontière Benin-Togo.

En effet, le jeune garçon à constaté que la lanterne qui leur sert, habituellement, de feu de signalisation était toujours allumée. Il se dirige donc, pour l’éteindre quand subitement, il a découvert le corps sans vie du policier, ensanglanté. L’arme AKM du policier a été emportée par le/les malfaiteur (s) toujours inconnu (s).

La même source nous indique que l’unité, à laquelle appartient N’dah Vincent, ne compte que 5 policiers. Le commissaire n’envoie donc qu’un seul élément, pour assurer la sécurité à ce poste frontalier, pourtant, visité par des individus de toute nature. On note également qu’à ce poste, il n’y a pas de réseau de téléphonie mobile du Bénin. C’est seulement le réseau Togocel qui y fonctionne à une faible fréquence.

Commentaires

Commentaires du site 9
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    BELDIOS 3 mois

    A mon avis, face à cet événement, c’est le Supérieur hiérarchique, c’est à dire le Commissaire de la zone qui a failli, puisque c’est à lui qu’incombe la veille , le contrôle et l’organisation de la sécurité de la Frontière qu’il couvre. Le gouvernement ne viendra pas faire ce travail à sa place. Par conséquent, il doit être purement et simplement relevé de son poste et en plus subir des peines de sanction pour son manque de leadership.

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      GbetoMagnon 3 mois

      Effectivement “BELDIOS”, sans conteste. Cependant les problèmes de sécurité ou de défense, ne se réduisent jamais à une simple attribution de responsabilités, comme dans une administration.
      Obtenir de la vigilance et une attitude adaptée aux circonstances, ne va pas de soi. Surtout quand on dirige des unités avec si peu de moyens, des types capables du pire…

      C’est la réalité du terrain qui impose sa Loi et elle (la réalité, la menace) subsiste à la simple sanction, d’un niveau de la chaîne de commandement.

      Si, comme vous écrivez (j’adhère à 100%), le responsable de zone a failli (c’est peu dire), les responsables de niveau supérieur on toujours, l’obligation de s’assurer, sans intermédiaire, que les ordres ont été donnés et d’obtenir qu’ils soient suivis.

      Je me demande simplement si:

      – au plus haut niveau (le gouvernement du Bénin), considère bien que la situation sécuritaire va s’aggravant depuis au moins un an ? Quelles que soient les raisons (locales, économiques, internationales).
      – si les responsables nationaux de la sécurité, réalisent objectivement (contexte sous-régionnal, géographique) que le territoire – au dessus d’Abomey (en gros) jusqu’à Malanville et d’est en ouest – est devenu une zone d’insécurité permanente ? 5/6 du territoire en gros…

      Cette vision stratégique, qui prend en compte tous les paramètres nationaux et plus, existe t-elle ?
      Est-elle un sujet pour le Gouvernement ? (c’est ça sa part de travail)

      Oui, si j’en juge la Politique sécuritaire déployée – sur le papier – et les annonces dans la presse. Est elle effective ? Sinon, il y a t-il des plans transitoires en attendant ?

      Quels sont donc les ordres, au niveau opérationnel, donnés aux responsables régionaux, locaux, de zones ?
      Je ne parle pas de messages du genre (“nos glorieuses forces de sécurité… le sens de leur mission…pour porter haut les couleurs de notre grand et beau pays, etc…”).

      Je parle de consignes claires, strictement contrôlées par la hiérarchie de la sécurité (constitution des patrouilles, équipement, armement, conduite à tenir, etc, etc…) et détaillées en fonction des missions.

      Non “BELDIOS”, décider que le problème est à tel ou tel niveau, n’est pas suffisant. Ils y a des chefs pas assez conscients, qui ne donnent pas d’ordres assez clairs et précis et ne contrôlent pas assez les inconscients qu’ils commandent.

      Et ça c’est la responsabilité des autorités. Du Gouvernement, jusqu’aux chefs de brigades

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    Yann 3 mois

    Déplorable pour le Benin.Un policier à la frontière quand 30 policiers sont au pont de Porto-Novo,des milliers d’autre dans les carrefour ä Cotonou à dépouiller la population .

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      GbetoMagnon 3 mois

      “un policier à la frontière quand 30 policiers sont au pont de Porto-Novo” Je suis de votre avis “Yann”. Il semble y avoir un manque de réflexion, de prise en compte du problème dans son ensemble. Du Ministère, jusqu’aux chefs de brigade.

      Avec: ce qui se passe au Burkina, les arrestations régulières de trafiquants d’ivoire armés, la mort d’un officier l’année dernière, attaqué sur une route avec sa famille, les distances dans ces départements, leur éloignement de tout centre urbain, l’absence d’infrastructure de communication. La proximité des frontières, la pauvreté.

      Avec tout ça, il n’est pas besoin de sortir de la cuisse de Jupiter pour réaliser que toute opération “de routine”, de contrôle, de maintien, de l’ordre peut à tout moment vriller en opération d’imposition de l’ordre, avec tout ce que ça implique.

      Voir donc des chefs, certainement sans consigne impérative, du plus haut niveau (déploiement des effectifs sur le terrain), ni équipement adapté (radios, gilet) pour les interventions et la protection de leurs personnels; c’est tout bonnement incroyable !

      Qu’un chef de brigade (je ne sais pas comment ça s’appelle dans la police), qui réside dans la région, envoie un de ses hommes seul, sans moyen de comunication, sur le terrain, toute la nuit, c’est de l’inconscience qui frise l’appel au meurtre.

      C’est quoi leur métier à ces types ? Et la hiérarchie ? Quand on sait qu’on doit tenir des b.u.r.n.e.s pareilles, on doit être responsables pour eux et encadrer tout ça; au lieu de faire les beaux dans les centres urbains du sud.

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    Adjinakou Kla-kla 3 mois

    Personnellement je suis sidéré de lire qu’ un seul policier en arme est chargé de la surveillance d’un poste frontière la nuit sans aucun moyen de communication. C’est une faute grave imputable à l’administration donc à l’Etat Béninois. En dehors de l’agression dont a été victime ce pauvre policier, imaginons qu’il ait fait un malaise la nuit!…. Il serait mort sans que personne puisse lui porter assistance puisqu’il est tout sélu. C’est inadmissible. Dans quel pays sommes-nous?

    Mes sincères condoléances à sa famille puis à ses proches

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    Le sage 3 mois

    La mort de ce malheureux policier est inconcevable. Au fait l’État a failli à ses prérogatives régaliennes surtout celles de la protection de nos frontières terrestres,maritimes etc .Mais par contre à d’autres frontières c’est un effectif pléthorique des policiers .On comprendrait par là que ce sont des postes juteux voire lucratifs où c’est rien que la collectes de l’argent 24h/24 sans vergogne. Justice doit être rendue à ce pauvre policier.

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    Napoléon1 3 mois

    C’est inadmissible que des agents de la Police puissent travailler dans de telle condition. Partout dans le monde, une garde frontière est tenue par un groupe d’agents jamais un seul. Les parents de ce policier doivent porter plainte contre l’Etat pour refus de secour à la personne en danger dans l’exercice de ses fonctions.

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      GbetoMagnon 3 mois

      Exact, au moins 2 voire 3. Surtout qu’apparemment, les moyens de communication sont inopérants et qu’ils n’ont même pas de radio.

      Le journaliste est imprudent de décrire le témoin avec tant de détails. Il pourrait se faire menacer voire pire. Il y a un meurtre d’agent de la force publique en plus. Alors un témoin… Il n’en sont plus à ça prêt

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    Tchite' 3 mois

    Faute à l’Administration policière et par extension le gouvernement. Il y a eu négligeance. En tout état de cause, il faut toujours au moins(minimum) deux agents de veille à un poste comme celui là.

    Faute de négligance professionelle grave.

    Que Dieu Tout Puissant puisse consoler les membres de sa famille et qu’il n’y a pas de bloquage aux enquêtes afin de retrouver les coupables et les punir selon la loi.