Pénurie de la farine de blé au Bénin : les boulangers s’en remettent aux autorités

Pénurie de la farine de blé au Bénin : les boulangers s’en remettent aux autorités

De 16.000 Fcfa, le sac de farine de blé est passé à 25.000, 26.000 voire 30.000Fcfa ont fait savoir certains boulangers.

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Les fours tournent au ralenti dans plusieurs boulangeries de la ville de Cotonou. Le blé qui constitue la matière première fait défaut depuis plusieurs semaines.

Selon Gatien Adjagboni, président de l’Association des boulangers du Bénin, reçu récemment sur la télévision nationale, cet état de chose n’est pas dû aux acteurs du secteur boulangerie pâtisserie, mais n’est également pas dû au pouvoir central en particulier le ministère de l’industrie et du commerce.

A en croire ses déclarations, il s’agirait d’une grève dans un port de transbordement en Europe, qui explique cet état de chose. Il assure qu’il faudrait que des voix autorisées interpellent ces compagnies maritimes même si elles sont privées afin d’identifier les mesures que ces dernières sont en train de mettre en branle pour honorer leur engagement en terme de délai de livraison sur le port de Cotonou.

Les acteurs souhaitent une harmonisation des prix auprès des grossistes. A cette allure, il est évident que très prochainement le prix du pain connaîtra une hausse. La raison principale : la matière première indispensable dans sa composition qu’est la farine de blé est en rupture depuis près de trois semaines dans la ville de Cotonou.

Commentaires

Commentaires du site 1
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    Tchite' 3 jours

    Avant de faire des re’formes, il faut tout d’abord trouver des alternatifs. I

    Lazare a dit qu’il faut utiliser la farine de manioc, ce qui est une bonne chose, car le ble’ est issue de l’importation et endette le pays.

    Mais est-ce que cette farine de manioc est disponible en quantite’ suffisante? Avons-nous des unite’s et aires de se’chage. A part le GMB (Grand Moulin du Benin) qui appartient a’ des Libanais, avons-nous d’autres moulins prets a’ transformer les maniocs secs en farines? Y a-t-il de moyens logistiques pour transporter les maniocs des champs vers les unites de transformations, si elle existent ces unites-la’?

    Toutes ces questions, si elles restent sans reponses, prouvent qu’ils ont encore mis les charrures avant les boeufs une fois encore. C’est a’ la Yayiste quoi.

    Voila’ encore une tres belle initiative qui a manque’ de planning et d’ordre.