Wildaf Bénin en croisade contre le mariage précoce

Wildaf Bénin en croisade contre le mariage précoce

La séance a été marquée par des communications dont celle sur le thème «Notion de mariage précoce : définition, causes et conséquences».

Selon une étude de Wildaf : Le mariage précoce persiste au Bénin

Dans le cadre du projet «Maanda» (Mon mari mon choix) de l’Ong régionale Equality Now soutenue par Comic relief, le Réseau Wildaf/Bénin à travers l’Ong Femmes épanouies, a organisé à Lagbavé dans la commune d’Aplahoué, la semaine écoulée, une séance de sensibilisation des populations sur les conséquences néfastes du mariage.

Leaders d’opinion, leaders religieux, autorités locales et autres habitants de l’arrondissement de Lagbavé dans la commune d’Aplahoué, ont été sensibilisés la semaine dernière sur les effets néfastes du mariage précoce.

C’est une campagne du Réseau Wildaf/Bénin, dans le cadre du projet « Maanda », visant entre autres objectifs, à mettre l’accent sur l’importance de la responsabilité parentale dans la prise de conscience des enfants, et d’amener les populations à mieux percevoir la nécessité de dénoncer les cas de mariage précoce, afin de contribuer efficacement à la lutte pour son éradication.

Pour le chef projet, Blanche Sonon, le mariage des enfants est une pratique traditionnelle néfaste et contraire aux droits humains de la fille. Selon ses propos, le mariage en lui-même n’est pas un jeu, mais un acte de responsabilité.

« En Afrique, on se met souvent ensemble pour faire des enfants. Cet acte nécessite des capacités matérielles, psychologiques, physiques et financières. C’est en raison de ces considérations que le législateur a prévu des conditions de fond et de forme, preuve que le mariage n’est pas l’affaire d’un enfant », a-t-elle martelé.

Au début des travaux, le Délégué du village Lagbavé, représentant le Premier adjoint au Maire, a fait observer que le mariage des enfants constitue une des traditions qui entravent les initiatives de développement sur de nombreux plans : l’éducation, la santé, la pauvreté et l’égalité. A ses dires, c’est un problème de culture et de tradition sur lequel les politiciens hésitent à se prononcer.

Le magistrat et juge près le Tribunal de première instance d’Abomey, Antoine Kocou Houézé, a exposé au public les sanctions de la pratique du mariage précoce, les voies de recours et mesures sociales de protection prévues pour l’enfant victime.

Il a précisé comme sanctions prévues par la loi, un emprisonnement d’un à trois ans, et une amende de cinq cent mille à deux millions de francs Cfa. La séance a été ponctuée de témoignages pertinents de cas de mariage précoce, en vue de décourager les auteurs potentiels et leurs complices

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