Bénin : Azannaï désapprouve la gouvernance Talon

Bénin : Azannaï désapprouve la gouvernance Talon

Bénin : Démarrage du 3ème congrès ordinaire du parti ” Restaurer l’espoir”

Tenu samedi dernier à Cotonou, le 3ème congrès du parti Restaurer l’Espoir a débouché sur plusieurs décisions dont le retrait du régime du « Nouveau Départ », et de la coalition dite de la « Rupture ».

Les délégués ont également adopté plusieurs résolutions pour désapprouver certaines mesures du gouvernement Talon, à savoir le déguerpissement et les licenciements massifs.

Malgré la forte pluie sur Cotonou ce samedi 03 juin 2017, militants, sympathisants et autres invités ont répondu massivement présents à l’appel de Restaurer l’espoir. Le parti a tenu son 3ème congrès ordinaire dans une salle rouge du palais des congrès de Cotonou, bondée de monde.

Ce congrès était très attendu des observateurs de la vie politique béninoise, puisqu’il devrait décider de la nouvelle orientation politique du parti. Restera-t-il dans la mouvance ou rejoindra-t-il l’opposition au régime. D’ailleurs, ce congrès a été convoqué dans un contexte qui laisse libre cours à tout suspense. Il a lieu après la survenance que quelques événements qui traduisent un certain malaise dans les rapports entre Candide Azannaï et Patrice Talon, dont il fut pourtant l’un des plus grands soutiens politiques. D’abord, fin mars, Candide Azannaï démissionnait de son poste de ministre délégué auprès du président de la république, chargé de la défense nationale. Quelques jours plus tard, soit le 04 avril, son suppléant à l’Assemblée Nationale, le député Guy Mitopkè, a voté contre le projet de révision constitutionnelle introduit par le gouvernement. Parti du gouvernement, Candide Azannaï a posé deux actes passés inaperçus. Ce sont ses visites chez Albert Tévoedjrè et Léhady Soglo, dont les rapports avec le régime du Nouveau Départ sont plutôt tendus. D’ailleurs, dans son discours au congrès, le maire de Cotonou et président controversé de la Renaissance du Bénin (Rb), n’a pas hésité à envoyer quelques piques au pouvoir. « Les vieilles recettes de la politique à l’ancienne sont désuètes », a déclaré celui qui voit des mains invisibles derrière la crise que traverse son parti politique. Il invite les gouvernants à mettre fin aux « mesquineries », aux « fausses promesses » et à la discorde. D’autres leaders politiques se sont montré plus acerbes en dressant un réquisitoire contre la gouvernance Talon. « En un an de gestion, l’euphorie a cédé la place au désespoir », a souligné le député Atao Hinnouho, qui estime que « la déception est grande ». « Nous assistons à une profanation de notre système démocratique : malgouvernance, développement des intimidations, chantage, répressions, trafic d’influence, clientélisme, enrichissement illicite accéléré, conflits d’intérêt, marchés gré à gré, violation des libertés… », S’est indigné le président du Reso Atao. Zéphirin Kindjanhoundé, président de l’Udd Wologuèdè, est allé dans le même sens. Selon lui, la crédibilité la dignité et le patriotisme, ont emmené Candide Azannai a quitter très le tôt le gouvernement.

Ce que pense Azannaï de la gouvernance Talon

Ce troisième congrès du parti Restaurer l’espoir a porté sur le thème « Crédibilité politique et confiance publique : s’engager pour l’intérêt général. » Pour planter le décor dans son discours d’ouverture, Candide Azannaï a dans un style allusif, envoyé quelques messages de bonne gouvernance son ex-chef, Patrice Talon. « …ce thème nous interpelle devant le constat d’une crise de confiance publique sans précédent ; crise de confiance aggravée par d’inquiétantes dégradations de l’image que nous renvoie l’homme politique. Pour certains la politique n’est qu’un instrument qui favorise les puissants et brime les peuples », dit l’ancien député élu dans la 16ème circonscription électorale.

« D’aucuns définissent la politique comme un terrain fertile pour les combats d’égo et les compromissions de toutes sortes poursuit-il, certains sous le couvert du pouvoir politique utilisent les leurres et les bricolages esthétiques comme modes de gouvernance. A quoi servirait la politique si elle consistait seulement à promettre au peuple des lendemains qui chantent, et à repousser continuellement la réalisation de cette promesse ? »

Pour Candide Azannaï, l’homme politique « doit être ouvert aux opinions des autres », « avoir des aptitudes à communiquer, le respect, l’ouverture, l’écoute et la facilité à nouer de bonnes relations. ». « Il faut avant de s’engager à faire quelque chose, s’assurer de sa faisabilité, et aussi ne pas prétendre qu’on a des principes mais les bafouer à la première occasion ou agir avant de réfléchir », a-t-il ajouté avant d’inviter ses partisans et « les responsables politiques quels que soient leurs bords, à méditer ces mots. » (Lire intégralité en page 11. Ci-dessous des extraits de son discours).

Un partenariat en stand by

Selon le communiqué final du congrès, lors des travaux les délégués ont adopté plusieurs motions dont celles de désapprobation des déguerpissements et des licenciements massifs. Le même document indique que

Vous devez avoir un abonnement de la liste suivante: 1 jour, 1 mois, 6 mois et 1 an pour consulter la suite de cet article
Connectez-vous ci-dessous si vous avez un compte ou Créez votre compte

Commentaires

Commentaires du site 6
  • Avatar commentaire
    Morel GUIDI 3 mois

    Cet irresponsable parle toujours? Il y a un moment où il faut savoir se taire. Il n’a pas encore compris qu’il est mort politiquement ce chauve ? La recette ne marche plus AZANNAÏ, pardon du balais

  • Avatar commentaire
    Houenagnon 3 mois

    Azannaî à Cotonou c’est finis tu peux faire alliance avec Soglo mais le peuple vous rejette à jamais

  • Avatar commentaire
    Kds 3 mois

    Il raconte des salades les jeunes voient tres bien on s.enfou de lui il peut tout dire

  • Avatar commentaire
    Frank 3 mois

    Au moins au Bénin il y’a démission et changement de profil soyez quand même raisonnables pourquoi vous n’aimez pas de critiques cela prouve votre stéréotypie il ne peux jamais y avoir de feu sans fumée et vice versa,ailleurs comme au Togo c’est la monarchie autour du seul monarque puissant qui détient même l’Assemblée est sous l’ordre strict de ce monarque il n’ya aucun député de la majorité qui peut faire des critique et créé un groupe comme au bénin les députés de la majorité comme de la minorité ont le même coefficient intellectuel,les béninois vous êtes en avance sur le Togo en matière de démocratie,étant benino-togolaisje peux comprendre la vie sociopolitique de ces pays

  • Avatar commentaire
    Jean 3 mois

    Azannai désapprouve quoi?
    Je n´ai pas bien compris le titre de cet article.
    Azannai n´a plus rien à nous prouver, qu´il dégage tout simplement.
    Des hommes sans scrupule.

  • Avatar commentaire
    SEZ 3 mois

    J’ai honte des hommes politiques béninois. Tchi lô lô.