CapED au Bénin : L’Unesco fait le bilan et envisage de nouvelles orientations

CapED au Bénin : L’Unesco fait le bilan et envisage de nouvelles orientations

Cotonou a abrité ce mardi 20 Juin 2017, une journée de réflexion autour du programme de renforcement des capacités de l’Unesco pour l’Education Durable (CapED).

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L’objectif de cette journée organisée par l’Unesco est de partager avec toutes les parties prenantes le bilan 2015-2016 ainsi que les projections 2017-2018 de ce programme exécuté au Bénin depuis 2013.

Les différents acteurs intervenant dans le cadre de la mise en œuvre au Bénin du programme de l’Unesco pour le renforcement des capacités de l’Education Durable (CapED), étaient ce mardi 20 juin 2017 à un atelier bilan et perspectives, initié par l’Unesco. Il s’agissait d’une part pour cette organisation internationale œuvrant dans le secteur éducatif, de partager avec eux le bilan 2015-2016 de ce programme créé en 2003, et qui constitue un appui technique à la stratégie pour accompagner les Etats membres de l’organisation dont les systèmes éducatifs sont en construction et engagés. C’était aussi une occasion pour l’Unesco de faire part aux participants des nouvelles orientations à donner au programme pour sa phase 2.

Un bilan élogieux

A sa prise de parole, le Directeur du Bureau Régional de l’Unesco, Ydo Yao, s’est dit heureux de la participation du Bénin à ce programme car explique-t-il, le chômage des jeunes est l’un des résultats du manque de pertinence et de l’inadéquation certainement des curricula de formation aux besoins du marché.  Pour lui, les 4 axes pris en compte par le CapED au Bénin présentent un grand intérêt. Il s’est aussi réjoui de la production par le Bénin de rapports annuels et semestriels de mise en œuvre. Parlant des réalisations du CapED dans le pays, Ydo Yao se dit également satisfait, et il félicite le Bénin pour la création de l’Institut national d’ingénierie de formation et de renforcement des capacités des formateurs (Inifrcf).

Présentant le bilan des actions menées au cours de la période 2015-2017, Rokkaya Diawara, spécialiste de l’éducation à l’Unesco, a mis en exergue au niveau de l’axe 1, la mise en place du cadre de concertation du sous-secteur Btp qui dispose désormais de documents juridique de base, de textes juridiques constitutifs, et d’un plan d’action pour 5 ans. Au niveau de l’axe 2, Rokkaya Diawara a parlé entre autres de la réalisation d’une cartographie numérique dynamique des champs d’interventions des Ptf, et d’une plateforme d’échanges (site web). Une autre réalisation du CapED est la mise à disposition du ministère d’un l’outil de dernière génération, le Statéduc2, qui a permis de disposer d’un annuaire statistique automatisé, a expliqué la spécialiste de l’éducation, en ce qui concerne le 3ème axe. A propos de l’axe 4, rokkaya Diawara a indiqué que grâce au CapED un guide normatif d’ingénierie de formation pour l’Eftp, un rapport diagnostic des expériences nationales et internationales en ingénierie de formation, et un diagnostic organisationnel institutionnel et individuel de l’Inifrcf, ont été faits.

De nouvelles visions

Compte tenu de la réussite de cette première phase du programme, une nouvelle phase est prévue. Le Directeur du bureau régional, Ydo Yao, informe qu’elle sera dirigée vers des « actions qui touchent directement les cibles et bénéficiaires ». Il s’agira selon le directeur de la mise en place d’un cadre de certification et de valorisation des acquis de l’expérience, spécialement dans le domaine de la formation professionnelle et de l’apprentissage, ainsi que l’adoption, si possible, d’un modèle d’Education Qualifiante des Jeunes et des adultes, orientée vers l’auto-emploi et l’insertion

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