Projet « Tous au Fitheb » « Le joker », quand la muse quitte le scénariste

Projet « Tous au Fitheb » « Le joker », quand la muse quitte le scénariste

Le projet « Tous au Fitheb » suit son cours dans les locaux du Festival international de théâtre du Bénin.

Bénin: Des vérités de coulisses des compétitions artistiques mises sur planches

Les spectateurs ont ainsi pu suivre dans la soirée du mardi 6 juin 2017 une pièce de théâtre intitulée « Le joker », qui expose les difficultés propres aux œuvres de l’esprit.  « Le joker » du dramaturge Jean-Pierre Martinez. C’est la pièce théâtrale représentée dans la soirée du mardi 6 juin 2017 au  Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), sis à Cotonou.

Ce spectacle dont la mise en scène a été assurée par Majoie Gbèdo, expose les difficultés auxquelles sont souvent confrontés les créateurs d’œuvres de l’esprit. Ont évolué sur scène Majoie Gbèdo et Samuel Kpèhounssi pour cette prestation théâtrale. Pendant plus de 60 minutes d’horloge, les deux comédiens ont avec un air décontracté donné du plaisir aux spectateurs à travers leur prestation.

« Le joker », c’est l’histoire d’un jeune scénariste qui, à la veille du tournage d’une série télé dont il a la charge du script se retrouve face à deux problèmes majeurs : une panne d’inspiration et une panne technique de son ordinateur. Le scénariste n’ayant aucune œuvre sur papier ni dans aucune autre base de donnée, a perdu en un clin d’œil toutes les œuvres de sa carrière cinématographique.

Abattu et désespéré par le malheur qui frappe à sa porte, l’homme se saoule dans l’espoir de se débarrasser de ces problèmes. Mais il sera sauvé par un « Joker » qui le sort à temps du gouffre. Tout ceci se passe dans un rêve qui est transposé en spectacle. Les comédiens en conformité avec la pièce qu’ils représentent sur scène réussissent à faire voyager les spectateurs dans un monde imaginaire.

Le joker imaginaire

Dans son rêve, le scénariste du nom de « Alex » voit sa carrière professionnelle en chute libre à cause de ses pannes d’inspiration et problèmes informatiques. Néanmoins, son instinct le conduit à songer à un sauveur providentiel. C’est alors que le scénariste fait appel à un technicien informatique qu’il baptise « Le joker ».

Malheureusement le technicien venu secourir l’homme en détresse n’est nul autre qu’un vieillard incapable de réparer l’ordinateur. Selon lui il n’y a pas autre solution que d’acheter un nouvel ordinateur. Suite à un tel diagnostic, Alex totalement fauché sombre en lamentations. Le joker réussira cependant à lui ouvrir les yeux sur les raisons de son échec en tant que scénariste.

Pour le vieillard la panne d’inspiration n’a nulle autre raison que son incapacité à écrire des textes en conformité avec les besoins du public et des consommateurs. Il incite le scénariste à écrire des scripts plus comiques, et si possible orienter sa création vers le monde du théâtre, au lieu d’écrire des scénarii « débiles » pour des séries télé qui empêchent l’épanouissement de tous.

C’est après moult sermons que « Le joker » avoue scénariste ne pas être un informaticien, mais plutôt ‘’lui en plus vieux’’. Etonné par cette déclaration et pris de peur, ce dernier cherche à comprendre le comment de cette éventualité. C’est alors que le joker lui explique que : seul le travail acharné pour améliorer sa situation actuelle pourrait lui épargner de finir comme lui dans sa vieillesse.

C’est-à-dire un vieux qui au soir de sa vie n’aura rien accompli. Le scénariste se réveille alors en sursaut et se rend compte qu’il s’agit d’un mystérieux message à son égard. Il appelle son producteur et sa femme pour s’assurer que tout ce qu’il a vécu en l’espace d’un moment n’était que pur cauchemar.

Majoie Gbèdo, comédien et metteur en scène de « Le joker », confie qu’à travers ce spectacle il lance un appel au gouvernement qui demande aux acteurs culturels de faire des prêts à la banque pour la réalisation de leurs œuvres.

« L’œuvre d’esprit est difficile et quand la muse vous quitte, s’en est fini de votre création. L’artiste ne peut donc pas être traité comme un commerçant », clame-t-il.

Commentaires

Commentaires du site 0