Crises dans l’enseignement supérieur au Bénin: Le Cames dans de beaux draps

Crises dans l’enseignement supérieur au Bénin: Le Cames dans de beaux draps

Créé pour la gestion des affaires de l’enseignement supérieur, le Cames, institution continentale créée pour s’occuper des questions de l’enseignement supérieur, est de plus de plus confronté à des difficultés qu’il a du mal à régler.

Bénin – Afrique : Quand le Cames se meurt

Ceci donne l’impression que l’institution est plus occupée à entretenir les petites querelles que de gérer les vrais problèmes du secteur de l’enseignement supérieur.

Dès ce lundi 10 juillet, le Cames tient sa 39è  session des comités consultatifs inter africains à Cotonou. Plusieurs universitaires seront donc à Cotonou pour se pencher sur diverses préoccupations inscrites à l’ordre du jour de ces assises. En dépit de ces rencontres, l’institution apparaît de plus en plus comme impuissante face à certains problèmes auxquels l’enseignement supérieur est confronté en permanence.

L’exemple le plus illustratif de cette impuissance est la crise qui secoue l’enseignement supérieur au Bénin, pays hôte de cette session. Depuis des mois, les universités sont en rébellion contre une décision du gouvernement qui veut soumettre leurs étudiants à des examens nationaux avant d’avoir les diplômes de licence et de master.

Appelé au secours par le Ministre de l’enseignement supérieur, le Cames a habillement décliné ses responsabilités, renforçant même les positions des protagonistes. Depuis, la crise a pris plus d’ampleur. En Guinée, une crise similaire a engendré la fermeture de la faculté des sciences de la santé, et le Cames n’a toujours pas pu régler la situation. Or, une telle institution n’a sa raison d’être que lorsqu’elle est  arrive à faire face aux difficultés de son temps.

Le Cames semble lui fermer les yeux sur tout, avec des responsables accrochés béatement à leurs sciences et incapables d’ouvrir les yeux pour voir la confronter aux débats actuels. Cette difficulté à s’adapter s’aggrave avec la culture de l’opacité propre à cette institution où tout se gère dans l’ombre.

Selon les témoignages de plusieurs universitaires, le Cames mue de plus en plus en un club d’amis beaucoup plus préoccupés à sauvegarder leurs avantages au détriment du grand nombre, et à positionner ceux qui leurs font allégeance. La promotion de l’excellence et des véritables esprits éclairés n’est pas de mise, mais plutôt celle des larbins toujours prêts à faire des salamalecs aux « seigneurs » de l’institution. Ces pratiques ont des conséquences désastreuses sur la qualité de l’enseignement même, certains enseignants évoluant beaucoup plus au prorata de leur docilité et de leurs relations, sans aucune considération pour leurs savoirs, leur inculture. Il  ne sert à rien d’avoir une institution comme le Cames, si est incapable de respecter ses prérogatives initiales et relever les défis de son temps.

 

Commentaires

Commentaires du site 1
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    voila qui est bien dit le CAMES n’a pas sa raison d’etre s’ils sont incapable de prendre leur responsabilités en mains