Déguerpissement à Enagnon : Les populations toujours en colère contre Tonato

Déguerpissement à Enagnon : Les populations toujours en colère contre Tonato

Cotonou, quartier Enagnon. Des habitants concernés par le déguerpissement entrant dans le cadre de la réalisation des épis de la côte Est du Littoral, ne veulent pas se laisser faire. Ils ont effectué une nouvelle sortie médiatique le 28 juillet 2017 pour dire leur mécontentement.

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Les populations du quartier Enagnon-Akpakpa Dodomey sont décidées à mener la lutte jusqu’à ce que satisfaction leur soit donnée.

Vendredi dernier au terrain de sport du quartier, le comité de défense et de soutien des propriétaires de parcelles de la zone concernée par le déguerpissement initié dans le cadre de la réalisation des épis, a donné une conférence de presse. A cette occasion et comme les autres fois, une déclaration a été lue par le président du comité, Victor Koffi Goudjo.

Il a fait savoir qu’ils adhèrent au projet de réalisation des épis qui va permettre de lutter contre l’avancée de la mer. Mais ils dénoncent la manière avec laquelle on veut les dégager, et exigent qu’un dédommagement leur soit versé avant tout départ.

« Les opérations de déguerpissement sans fin et de masse, proposées élaborées et conçues par le ministère du cadre de vie et du développement durable, occasionneront trop de problèmes tant au plan scolaire, sanitaire, matériel, social, financier et humain », a laissé entendre le conférencier principal.

Les riverains d’Enagnon souhaitent qu’une solution pacifique soit trouvée à cette situation. Si rien n’est fait par les autorités dans un bref délai, ils promettent revenir à la charge pour se faire entendre. Rappelons que cette sortie médiatique a reçu le soutien du front pour le sursaut patriotique (Fsp), dont quelques membres étaient présents.

Commentaires

Commentaires du site 5
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    ALLOMANN 3 mois

    Des gens sans titre, ni droit qui s’érigent en fossoyeurs de notre développement. Et on leur donne complaisamment la parole? Vivement un Kagamé, un Rawlings ou un Sankara au Bénin. On a perdu trop de temps dans l’amélioration du cadre de vie dans notre pays. Simon Compaoré (actuel Ministre de l’Intérieur du Burkina), lorsqu’il était Maîre de Ouagadougou, disait ” Tout le monde n’a pas vocation à venir vivre à Ouagaou, car vivre en ville comporte des exigences : des moyens et une certaine aptitude à s’adapter…” A bon entendeur …..!!!!

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      aziz 3 mois

      Ainsi donc…nous les ploucs et villageois..ont a plus le droit de venir en ville n’est ce pas…

      On sera là…piammmmmm.! que ça vous plaise ou non..

      On va chiquer le tabac,manger le goro,cracher partout, se moucher…sur vos murs et pisser …à létoile rouge..et puis..il n’a rien

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        ALLOMANN 3 mois

        @Aziz, il faut ajouter…. et chier à l’air libre …… Plus sérieusement @Aziz, tu vois bien le scandale à Cotonou, sous les 3 ponts où les pêcheurs et autres désoeuvrés défèquent à tout-va dans le lac, sans se soucier du regard des passants, ni des conséquences anti-économiques de leur acte. Il faut arrêter ça. Et puis, on est si heureux au village. Tiens !!! ma vielle maman se plaignait, lors des séjours à Cotonou qu’on lui imposait, croyant lui faire plaisir, du caractère insalubre de cette cité où la nuit les moustiques vous piquent alors que vous n’avez pas de répit la journée avec les djehli (sortes d’insectes qui vous vous piquent et transmettent des allergies…….!!!! )….C’est dire que l’insalubrité du cadre de vie à Cotonou remonte aux années 60 et 70….

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    olatundji1 3 mois

    on occupe illegalement des domaines publiques et on exige des dédommagements

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    Retro 3 mois

    Nous connaissons desormais ceux qui optent pour la disparition de cotonou.